« "C'est moi, Monsieur Moss" | Page d'accueil | Lorenzo Bandini (1935-1967) »

mercredi, 09 mai 2007

Le temps des impudiques

impudiques1.jpg

Derrière ses grilles ou bien dans son bocal, le cirque (le show ?) de la F1 vient de se remettre en route. Les passionnés lambda vont retrouver leur plaisir favori : observer, souvent par l’intermédiaire du petit écran mais parfois sur place, la face visible de ce microcosme confiné.

Pour le quidam, le « non officiel », il fut un temps où s’immiscer dans ce dédale n’était pas si compliqué, les portes s’ouvraient parfois : vrais faux pass (suivez mon regard), infiltrations astucieuses, subterfuges divers, le sésame fonctionnait… Temps bénis !... Aujourd’hui, le mur magnétique est quasi infranchissable, donc invisibles les impudiques du paddock. Dans les années soixante-dix les F1 se dévoilaient volontiers, au contraire des voitures actuelles cloîtrées dans leur bunker aseptisé.

medium_impudiques2.jpgDe nos jours on ne les déshabille que derrière les rideaux fermés à l’abri du regard indiscret des membres d’équipes rivales. Où est passée l'heureuse époque où trompettes d’admission, boîtes de vitesse, échappements, museaux, radiateurs, pontons, suspensions, cockpits, délivraient leurs atours ? Les autos se complaisaient dans de fréquentes séances de striptease pour le régal platonique des passionnés…

A notre époque, on se contente d’installer de ravissantes créatures légèrement vêtues à cheval sur le nez de F1 presque voilées en provoquant d’impressionnantes irruptions, voire érections, d’appareils photos alentour. Tout ceci n’a qu’un but commercial bien entendu ! Mais pensez à la déception des amateurs de technique, sans compter le courroux des mouvements féministes pour qui la femme ne saurait être considérée comme un objet supposé renforcer la connotation machiste de la Formule 1 (certains éminents psychiatres, peut-être eux-mêmes malades, n’ont-ils pas défini cet engin comme le prolongement phallique du pilote ?).

La pudeur actuelle de ces dames Formules 1 est à l’origine d’une réelle frustration chez certains observateurs pour qui décortiquer les dernières trouvailles des ingénieurs compte avant tout.


impudiques3.jpg


Signé François Coeuret
Voir aussi Des mateurs chez Renault



Formule 1 nues,
copyrightées par François Coeuret

Commentaires

Je me souviens des extraordinaires photos du magazine "Grand Prix", qui montraient des monoplaces sans carrosserie. Je pouvais passer des heures à regarder les détail techniques.
Le must était les photos prises de dessus, depuis la terrasse des stands.
Aujourd'hui c'est bien évident que l'amateur est frustré. Giorgio Piola qui a une rubrique dans A.H. et sort un annuel sur la technique de la F1 se demande même, dans l'introduction de son dernier ouvrage, s'il pourrait continuer son travail, tellement il a du mal à voir les détails techniques.
Le comble du ridicule avait été atteint lorsque Mc Laren recouvrait les ailerons d'une bâche à chaque arrêt au stand (bâche décorée aux couleurs du sponsor bien sûr)

Ecrit par : Christian Burdet | mercredi, 09 mai 2007

Maintenant, on voit des baches sur les mécaniques, des baches sur les diffuseurs... Chez Ferrari, on installe carrément un cordon autour de la voiture lors de la mise en grille. Ca devient ridicule.
Surtout qu'avant, il existait de réelles différences entre les voitures: V8, V10 ou V12; nez classique ou "nez de requin"... Aujourd'hui, honnêtement, qui saurait reconnaître telle ou telle F1 sans ses couleurs?

Bache toujours, les mauvaises langues disaient que chez Stewart Grand Prix, elles servaient à cacher l'absence de sponsor...

Ecrit par : Joest | mercredi, 09 mai 2007

c'était mieux avant. . . ha! c'était l'bon temps. . .
en ce qui me concerne, je suis très heureux d'avoir pu vivre ces années merveilleuses.
la dernière fois que je me suis rendu sur un circuit c'était en 2001 à Magny-Cours, avec un pass (offert par Soheil Ayari) pour le samedi, qui me permettais d'aller et venir à ma guise dans une loge au dessus des stands Honda et Bar.
malgré cela, je n'ai pu me rendre nul part ailleurs. à midi entre les deux seances d'essais des F1, je suis aller sur le pit-wall. je n'ai vu que des baches et des barrières.
tout fou l'camp. . . c'est d'pire en pire. . .

Ecrit par : Bruno | mercredi, 09 mai 2007

Je me souviens de ce GP de France 1985 au Ricard où, adolescent, j'avais décortiqué dans les stands le soir après les essais, les autos offertes à la vue de tous. Trois ans plus tard, au même endroit, plus question de se rincer l'oeil devant les coques carbone, suspensions pull rod et autres merveilles technologiques dont je rêvais la nuit. Je n'ai remis les pieds à un GP que 15 ans plus tard et si le spectacle m'a satisfait, je n'y retournerai plus, pour les mêmes raisons que vous. Depuis, je me console avec les GP Historiques, si les pilotes sont plus enveloppés, les autos, elles, sont bien là, et se laissent admirer sous toutes les coutures.

Ecrit par : Gurneyflap | mercredi, 09 mai 2007

Ce ne serait pas Denis Jenkinson (le Dieu des journalistes anglais, egalement célèbre pour sa victoire aux mille miglia avec Moss), le barbu sur la première photo ?

Ecrit par : Jacques-Olivier | mercredi, 09 mai 2007

il lui ressemble beaucoup effectivement, et de corpulence aussi

Ecrit par : Bruno | jeudi, 10 mai 2007

C'est bien Jenkinson messieurs et non Alain Bombard ! En déambulant dans les stands je ne l'avais pas remarqué, trop occupé à tirer le portrait des F1 dénudées dont celui de la Lotus 77. Ce n'est qu'après développement que je me suis aperçu que l'illustre journaliste s'était glissé sur mon cliché!

Ecrit par : françois coeuret | jeudi, 10 mai 2007

Le 3° cliché, ne s'agit il pas de la Williams Wolf que conduisirent Ickx et Merzzario !?

Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | jeudi, 10 mai 2007

Merci à notre documentaliste national de reveiller tant de souvenirs.... La Yam 125, c'était pas à ZELTWEG, mais au NURBURGRING avec l'ami Pascal. Même que les teutons y zont été tellement épatés de nous voir arriver avec nos trails (c'était des 125 DTLC) qu'ils nous ont assis sur leurs futs de bierre...
A ZELTWEG, par contre nous étions allé en MATRA Bagheera, et je me souviens avoir refait le plein de super compétition chez Ligier, parcequ'ils ne pouvaient pas repasser la douane avec de l'essence. Il me semble que c'était l'année des débuts d'un certain Patrick CAMUS.

Ecrit par : MACHET Philippe | jeudi, 10 mai 2007

Je dois être un peu fada, mais durant les quelques années ou j'ai eu la chance d'être accrédité en F1, j'ai souvent eu plus de plaisir à écouter (fallait être près, il causait pas fort) Denis Jenkinson, souvent aux cotés de Nigel Roebuck, que les pilotes ou teams managers. Des anecdotes, des opinions (tranchées au laser) sur la F1 actuelle, un type vraiment à part.

Et à Monza, il passait le plus clair de son temps dans la Librairie située à 10m de l'entrée du paddock, à fouiller dans les vieux bouquins.

Ecrit par : Jacques-Olivier | jeudi, 10 mai 2007

Au GP de France 76 M. Leclère pilotait la seconde Wolf n°21 , Merzario a piloté également cette voiture comme Ickx qui a pris ensuite la place de Amon chez Ensign.

Ecrit par : F.C. | jeudi, 10 mai 2007

Alain Bombard. . . Alain Bombard!!! non!!!! pas lui.. . nOOOOOOOOOOON
il me rappelle de très mauvais souvenirS.
dans les années 70, en début d'après midi, sur la TSR, il y avait toujours un reportage d'Alain Bombard.
qui se terminait à chaque fois quelques secondes avant le départ, voir après le départ des GP.
je pestais devant mon televiseur.

Ecrit par : Bruno | jeudi, 10 mai 2007

Ah ! Philippe Machet, cher Philippe Machet ! Combien de temps qu'on ne s'est pas vus ? 20 ans ? Peut-être plus même. Ca doit remonter à Zandvoort 79, si mes souvenirs sont bons.
Je le dis pour nos amis que ne te connaissent pas, Philippe est l'un des grands absents de la liste des "Autres", décrite dans la page "A propos".

Je me souviens qu'à Zandvoort nous avions une grande chambre pour nous tous, on était 4 ou 5 dans la piaule. On s'y est retrouvés après les essais du samedi et tu avais vu l'un de nous au lit, couché en pyjama. "Il est malade, qu'est-ce qu'il a ?" avais-tu fait, inquiet. Non, non, c'est normal, Jean-Pierre se couche toujours après les essais, c'est comme ça, c'est un rite.

Je me rappelle que tu t'es ensuite barré à Amsterdam dans les quartiers chauds, avec l'Abominable Christian sur tes talons ; dame, ça le changeait de Rambouillet ! Et Jean-Pierre de demander où vont-ils, et quelqu'un de répondre, aux putes. Je crois que depuis ce temps-là tu es l'incarnation du diable pour lui. Normal vous étiez à l'opposé l'un de l'autre, jamais vu deux êtres aussi dissemblables. Et pourtant mes amis tous les deux.

Ecrit par : Mémoire des Stands | vendredi, 11 mai 2007

Seulement acheter des Super 8 ,hélas non sonorisés à l'époque , que nous avons ensuite passé dans les réunions diapo d'hiver, as tu déja oublié ou bien ta mémoire est elle sélective , mr MdS

Ecrit par : l'Abo | vendredi, 11 mai 2007

C'est bien Philippe, qu'entre deux analyses d'urine et une virée en Ferrari tu prennes le temps de visiter MdS et d'y laisser une trace sous forme de commentaire .
Tu as plein d'anecdotes a nous raconter alors vas-y, lache toi!
Et toi Christian dommage mais les putes, ça avait une autre gueule que d'acheter du super8, quand on est a l'etranger il faut rendre hommage aux travailleuses locales, nom d'une pipe!

Ecrit par : gianpaolo | samedi, 12 mai 2007

Chers Philippe/Gianpaolo
à Zandvoort/Amsterdam (époque et lieu bénis), nom d'une pipe, cela va de soi.
J'ai redécouvert votre site, qui risque fort d'obérer gravement ma productivité (professionnelle) tant je m'y replonge avec délice (et masochisme, quand on pense à la compèt' auto actuelle).
Toutes mes félicitations, une véritable machine à remonter le temps.

jllesouef

Ecrit par : morgan49 | mercredi, 14 janvier 2009

Ecrire un commentaire