lundi, 19 mars 2007

Christian Goethals (1928-2003)

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Ce pur amateur fut sa vie durant si discret que c’est l’annonce de sa mort, le 26 février 2003, qui porta son nom à la connaissance du public. Fils du bourgmestre de Heule, en Belgique, Christian commence à courir au début des années 50 dans une épreuve réservée à des Jeeps militaires.

1708388494.jpgEn 1952, ayant acquis une Austin-Healey, il participe à des courses locales. Cette année-là, Porsche lance une opération de découverte de jeunes pilotes ; il s’inscrit aux sélections et remporte un volant, mais non sans devoir débourser une confortable garantie bancaire et subvenir à ses frais.
Goethals restera fidèle à Porsche toute sa carrière, gagnant une cinquantaine de courses et un bon paquet de places d’honneur, parmi lesquelles on note en 1956 une 2e place aux 12 heures de Reims en catégorie 1500, partagée avec son son cousin Pierre Goethals, et en 1957 une victoire de classe au Forez.

Décidant de passer à la vitesse supérieure, Goethals s’engage en F2 à Reims en 1957 au volant d’une Porsche 550 RS ; sa 5e place l’incite à continuer en monoplace. Il achète une Cooper T43 de F2 l’année suivante et fonde l’Ecurie Eperon d’Or, du nom d’une bataille ayant opposé dans sa ville de Courtrai Français et Flamands.

521380846.jpgOn voit son auto à Goodwood, Montlhéry, Pau, Reims Charade et au GP d’Allemagne F1 où il s'aligne en F2 (image ci-contre).
Mais en fin de saison, il se fait une grosse chaleur à Spa quand un quidam qui traverse la piste devant lui le force à sortir. Bilan : une immobilisation de plusieurs mois.

Il réapparaît en 1959 à Pau au volant d’une Porsche RSK, ayant revendu la Cooper qui l’avait déçu, puis dispute un certain nombre d'épreuves dont la Targa Florio, Le Mans, les 1000 km du Nurburgring et le GP de Léopoldville, qu'il remporte.
Il s’aligne aux 1000 km de Buenos Aires 1960 où il est 5e, puis c’est Montlhéry, Chimay, le GP de Spa qu’il termine 3e, et le GP d’Angola, en fin de saison, qui sonne la fin de sa carrière car il s’y plante sévère et se fait peur.

Alors Christian Goethals a remisé ses coupes sur une étagère et n’a plus fait parler de lui. Il acquit un garage à Kuurne, près de Courtrai

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Christian Goethals

Belgique
Né le 4 août 1928 à Heule (Belgique)
Décédé le 26 février 2003
Christian Goethals sur Racing Database



À Reims F2 en 1958
(Cooper T43 jaune #40) © Albert R. Bochroch
Christian Goethals en 1957 © Wilfried Geerts
GP d'Allemagne F1 1958 (Cooper T43 F2) © Archives Muriel Goethals
1000 km du Nurburgring 1959 (Porsche RSK) © Archives Muriel Goethals 

Commentaires

désolé mais ce que vous prenez pour une porsche jaune portant le numéro 40 me semble etre une cooper plutot non ? ce jour la notre ami christian finit 11 ème a 2 tours de jean behra qui remporte la victoire en 30 tours en 1 h 19 mn 45 sec moyenne 187km 37

Ecrit par : tonton néné | lundi, 19 mars 2007

Bravo pour l'article. C'est tellement bon d'entendre l'évocation de pilotes dont on ne parle nul part ailleurs.

Ecrit par : Joest | lundi, 19 mars 2007

Donc sur la photo de Reims présentée la n° 40 est une Cooper T43 ?

Ecrit par : françois coeuret | lundi, 19 mars 2007

Bonsoir,
Bien qu'étant un lecteur assidu de MdS, c'est la 1ère fois que j'interviens sur un article. Juste pour dire que sur l'image ci-dessus, c'est bien une Cooper T43 #40 pilotée par Christian Goethals lors de la 2éme Coupe Internationale de Vitesse le 6 Juillet 1958 sur le circuit de Reims-Gueux. Course remportée par Jean Behra sur Porsche RSK #14 devant Peter Collins sur Ferrari Dino 156 #2 et George Wicken sur une autre Cooper T43 #28, Christian Goethals finissant 11ème. Pour compléter, la #12 verte est une Cooper T45 pilotée par Tommy Bridger et la #22 rouge est une autre Cooper T45 pilotée par André Guelfi.

Ecrit par : GT Dreams | lundi, 19 mars 2007

Mais oui messieurs, où avais-je la tête ?! Impossible donc de laisser passer une erreur, comme sur Wikipedia... Merci.

Ecrit par : Mémoire des Stands | lundi, 19 mars 2007

Cette photo me fait penser à...un circuit de scalextric. Et ces stands, aux publicités (réclames) désuettes et surranées, c'est tout un charme. Ma préférée: pernod fils.

On est pas loin du diorama.

Ecrit par : Francis Rainaut | lundi, 19 mars 2007

C’est Jean Behra qui avait poussé les dirigeants de Porsche à aligner pour lui-même un Spyder RSK, identique à ceux du Mans, à la Coupe internationale de Vitesse réservée aux F2, ; sur les conseils du pilote français, on avait transformé la voiture de Barth-Frère, en l’allégeant au maximum (bien que la batterie et le démarreur soient conservés), et en portant la puissance du 1500 cm3 à 165 ch.

L’ingénieur Wilhem Hild proposera même d’aller plus loin, en déplaçant le siège du pilote au centre de l’auto, comme sur une véritable monoplace, et en améliorant le profilage de la carrosserie (spats sur les arches de roues arrières, repose-tête profilé derrière le pilote, prises d’air superflues obturées…). Au milieu des Cooper et des Lotus, l’apparition de la Porsche « monoposto » fit sensation, alors que parallèlement Ferrari présentait sa nouvelle monoplace de Formule 2, confiée à Peter Collins.

Dès le début de course, une lutte sévère s’engagera entre les deux nouvelles voitures et la Cooper de Stirling Moss qui effectuera le meilleur tour en course ; Collins et Moss bénéficiant d’un poids moindre de leur voiture, prenaient un petit avantage lors de la relance en sortie de courbe, que Behra annulait dans les grandes lignes droites en raison du meilleur aérodynamisme de son auto à roues carénées ; l’avantage des roues couvertes sur ce circuit avait du reste, déjà été démontré par l’équipe Mercedes lors du Grand-Prix de l’A.C.F. 1954. (doublé de Fangio et Kling sur W196 carénées). Moss abandonnant à la suite d’ennuis de boite de vitesse, Behra prit résolument la tête, en tournant une seconde au tour plus vite que la Ferrari de Collins, pour franchir la ligne d’arrivée avec un pécule de vingt secondes d’avance sur le pilote anglais.

Pascal

Ecrit par : Pascal | mardi, 20 mars 2007

Donc si l'on suit bien le texte, la photo en couleurs montre Christian Goethals au volant d'une Cooper T43 F2 jaune n° 40 lors de la Coupe Internationale de Vitesse 6 juillet 1958.

c.f. :

http://pboursin.club.fr/formule1/cooper2.htm

http://www.allf1.info/teams/cooper.php

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 19 mars 2007

Muriel Goethals, la fille de Christian, nous a envoyé un courrier dans lequel elle propose quelques modifications mineures dans la bio de son père, que j'ai effectuées. Il n'était pas fils de garagiste mais son père était bourgmestre à Heule, il courut avec son cousin Pierre et non avec ses frères, ne s'appelait pas Kurt Christian mais Christian et enfin il acquit un garage près de Courtrai lorsqu'il raccrocha.

Muriel précise enfin que son père détenait nombre de films qu'elle va copier sur DVD. Nul doute qu'elle fera des heureux. Si elle nous proposait des photos, nous ne tournerions pas la tête...

Merci à vous Muriel pour votre courrier.

Ecrit par : Mémoire des Stands | mardi, 25 mars 2008

Muriel nous a envoyé deux photos de son père, toutes deux prises au Ring, que j'ai intégrées à la note. Il s'agit de la petite monoplace en médaillon, sa Cooper T43 F2 qu'il aligna au GP d'Allemagne 58 F1 (abandon sur panne de pompe à essence), et de sa Porsche 718 RSK des 1000 km du Nurburgring 1959 où il abandonna aussi - moteur cassé.

Un grand merci à Muriel Goethals, donc, qui a joint le geste à la promesse.

Ecrit par : Mémoire des Stands | mercredi, 26 mars 2008

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