lundi, 02 avril 2007
Beltoise Italie 72 #55/88

Le quotidien d’un pilote de F1 n’est fait, dans les années 70, que de courses ; lapalissade qu’il est bon d’oser à l’heure où ses collègues du XXIe siècle ne prennent que 17 départs annuels. Arrivé à Monza, un petit mois après Zeltweg, Beltoise a 19 courses dans les pattes depuis janvier ; il en totalisera 25 en fin d'année.
Ce Grand Prix d’Italie ne se présente pas sous les meilleurs auspices. BRM accuse la fatigue d’une saison difficile, gâchée par l’incurie de Louis Stanley, piètre manager incapable d’organiser une équipe que des problèmes de tenue de route et, en fin d’année, de moteurs, relègue aux tréfonds des grilles. La préparation de Monza a été obérée par celle du GP du Canada disputé quinze jours après et pour lequel quatre autos étaient expédiées quasiment en même temps qu’étaient véhiculées à Monza, par la route, P160/03 pour Wisell, P160/05 pour Gethin, P160/06 pour Ganley et enfin sortie d’une longue période de mise au point, la P180 dévolue à Jean-Pierre Beltoise.
Pas de mulet disponible, faudra faire avec.
Nonobstant le bien que pense Big Lou Stanley de P180 qu’il a vue récemment tourner à Silverstone en des temps canons, Beltoise se traîne aux essais. 12e le vendredi, 16e le samedi sur une auto en proie à des ennuis de boîte de vitesse et animée d’un quinteux V12, le pilote se place à la 16e place sur la grille, tapé par Wisell et Gethin, et à plus de deux secondes de la pole détenue par Ickx.
Malgré une Ferrari en première ligne, les tifosi ne sont pas venus en nombre ; beaucoup sont restés devant la télé qui diffuse la course intégralement. Ils n’auront pas l’ambiance, mais qu’importe, ils la connaissent ; ils la font, à l’ordinaire.
Calé dans son baquet, attendant le drapeau, JPB sait qu’il ne renouvellera pas ses précédentes prestations à Monza, une cinquième place en 1968, suivie de deux troisièmes places en 1969 et 1970. Il n’avait pas couru l’an dernier, sous le coup d’une suspension de licence. Le peloton s’étire au départ, Beltoise est coincé en 15e position au premier tour. Il est passé en cinq tours par Ganley, Peterson et Schenken puis sombre dans les entrailles du classement avant de remonter lentement jusqu’à la huitième place, acquise grâce aux abandons.
Grand Prix d'Italie . Autodromo nazionale di Monza . 10 septembre 1972
Fiche technique : www.grandprix.com/gpe/rr218.html
Sur la BRM P180 à Monza, photo DR
10:10 Publié dans Jean-Pierre Beltoise : Grands Prix 1971/1972 | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
| Tags : jean-pierre beltoise, brm, grand prix italie, circuit de monza, 1972 |



















Commentaires
Dommage que cette équipe se soit trop dispersée en alignant tant de chassis (son sponsor y étant pour beaucoup ,voulant multiplier sa visibilité) . JPB leur a rendu un fier service en "portant" son auto au triomphe à Monaco avec de bons pneus et une astuce consistant à augmenter au maximum son rayon de braquage (et contre-braquage) . Une jolie monoplace avec son étrange "arceau " devant le volant laissant croire qu'il entravait les manoeuvres du pilote.
Ecrit par : françois coeuret | lundi, 02 avril 2007
BRM, c'est une certaine Angleterre pré-Thachérienne faite de grandes familles parfaitement éduquées et relativement incompétentes qui règnent à mots feutrés sur des empires industriels vieillots. Les Owen (qui possédaient BRM), les Nuffield, les Barings, les Benson, autant de nom qui fleurent bon le passé, un peu comme les grandes familles soyeuses du nord de la France. Aujourd'hui les grandes fortunes anglaise sont entre les mains de traders de la city qui travaillent 16 heures par jour et ont l'accent cockney. J'ai bien connu Andrew Pisker, par exemple, premier client du concessionnaire Ferrari de Londres et heureux propriétaire d'une des premières Miura. Signe des temps, la formule 1 appartient désormais à Monsieur Ecclestone. On est toujours menacé par une forme de décadence, mais le piège, c'est que ce n'est jamais la même...
Ecrit par : antoine | lundi, 02 avril 2007
Bonsoir chères lectrices et chers lecteurs !
Il n'y a pas que qui vous savez dans ma tête pleine de souvenirs de cette épqoue bénie de la F1 !
En championnat du monde, a Monaco, l'ami Beltoise ne conduisait pas la BRM P180 avec le fameux volant dépassant d'une fente sur le haut du cockpit mais une classique P160. Il conduisit la P180 à partir de Monza puis à Mosport et Watkins-Glen ; il faut dire qu'elle n'était guère convaincante...
Bien amicalement et sportivement !
Philippe Vogel
Ecrit par : philippe vogel | lundi, 02 avril 2007
Oui merci Philippe mais la 180 à partir de Monza 72 TTDCB l'a spécifiée dans sa note ,donc une 160 à Monaco ! ,très jolie aussi (Tony Southgate)!
Ecrit par : françois coeuret | lundi, 02 avril 2007
D'accord avec tout ce qui est dit sur la défunte écurie BRM (encore un souvenir de ma jeunesse).Mais si je me souviens bien du haut de mes "jeunes"50 ans,Beltoise a fait gagner une course F1 hors-championnat à la P180 en octobre 72 à Brands Hatch(une course style "course des champions"analogue à celle de 71 durant laquelle s'était tué Jo Siffert).
Qui se souvient ?
Ecrit par : Jacques Rivaud | lundi, 02 avril 2007
La Victory Race fut disputée à deux reprises. En 71, date de sa création, pour célébrer le titre mondial de Stewart, c'est Peter Gethin qui l'a emporté sur BRM, après l'accident mortel de Jo Siffert, et en 72, JPB a gagné, comme le rappelle justement Jacques Rivaud. L'épreuve ne survivra pas.
A noter que notre Bébel était en grande forme en fin d'année 72 : victoire fin septembre à Nogaro en F2 sur la Chevron B19 de Fred Opert, puis deux victoires en octobre, aux 1000 km de Paris courus à Rouen sur une Lola T280 (ou 282 ?) partagée avec Gérard Larrousse et enfin cette victoire en F1 à Brands Hatch.
Merci cher Antoine de cette belle contribution à propos des hommes qui ont fait BRM. Vos quelques lignes bien troussées montrent quel film on pourrait tirer de cette épopée.
Ecrit par : Mémoire des Stands | mardi, 03 avril 2007
Bonjour à toutes et tous !
Effectivement j'ai lu trop vite la note initiale de MDS.
Quant à BRM il est vrai que, malgré quelques coups d'éclats en 1973 et 1974 (Beltoise), c'était bien la pente abrupte de la déchéance qui s'était amorcée.
Bien cordialement et sportivement vôtre !
Philippe Vogel
Ecrit par : philippe vogel | mardi, 03 avril 2007
Aux 1000KM de Paris,sur le circuit de Rouen,c'était une Lola T280(malgré des problèmes de boite).
Ecrit par : Jacques Rivaud | mardi, 03 avril 2007
World Championship Victory Race
22 October 1972 - Brands Hatch: 170.554 km (4.264 km x 40 laps)
1 Jean-Pierre Beltoise BRM P180 '180-02' 59m47.8, 171.18 kph
2 Carlos Pace Surtees-Cosworth TS9 '006' 59m54.4
3 Andrea de Adamich Surtees-Cosworth TS9 '004' 40 laps
4 Vern Schuppan BRM P160 '160-05' 39 laps
5 Peter Gethin BRM P160 '160-06' 39 laps
6 John Watson March-Cosworth 721 '4' 39 laps
7 Brian Redman McLaren-Cosworth M19C 39 laps
8 Ronnie Peterson March-Cosworth 721G 39 laps
9 Mike Hailwood Surtees-Cosworth TS9B 38 laps
10 Carlos Reutemann Brabham-Cosworth BT37 38 laps
11 Keith Holland Chevron-Chevrolet B24 38 laps
12 Graham McRae McRae-Chevrolet GM1 37 laps
13 Ian Ashley Lola-Chevrolet T300 37 laps
14 Alan Rollinson Lola-Chevrolet T300 37 laps
15 Mike Beuttler March-Cosworth 721G 37 laps
16 John Cannon March-Rover 725 37 laps
17 Brett Lunger McRae-Chevrolet GM1 36 laps
NC Jody Scheckter McLaren-Cosworth M19A 34 laps
Fastest Lap: Emerson Fittipaldi (Lotus-Cosworth 72 'R7'), 1:23.8, 183.22 kph
Pole Position: Emerson Fittipaldi, 1:20.8
Did Not Finish
Gijs van Lennep Surtees-Chevrolet TS11 39 laps/tyre wear
Chris Amon Politoys-Ford FX3 32 laps/engine
Emerson Fittipaldi Lotus-Cosworth 72D 29 laps/oil pressure
Roger Williamson Kitchamac-Chevrolet 27 laps/tyre wear
Teddy Pilette McLaren-Chevrolet M22 15 laps/valve gear
Graham Hill Brabham-Cosworth BT37 8 laps/gear linkage
Ray Allen McLaren-Chevrolet M18 6 laps/stopped/no reason given
Clive Baker McLaren-Chevrolet M10B 1 lap/stopped/no reason given
Henri Pescarolo March-Cosworth 721 1 lap/steering damage
Did Not Start
David Purley Connew-Cosworth PC1 Electrics on warm-up lap
Tony Lanfranchi McLaren-Chevrolet M10B Elected not to race
Guy Edwards McLaren-Chevrolet M10B Elected not to race
Steve Thompson Surtees-Chevrolet TS8 Elected not to race
David Prophet McLaren-Chevrolet M10B Elected not to race
Frank Gardner Lola-Chevrolet T330 Mechanical problems
Francois Migault March-Cosworth 721G Practice crash
Starting Grid (2-2P):
1 1 Emerson Fittipaldi Lotus-Cosworth 72D 1m20.8
2 12 Ronnie Peterson March-Cosworth 721G 1m21.4
3 31 Brian Redman McLaren-Cosworth M19C 1m21.8
4 9 Mike Hailwood Surtees-Cosworth TS9B 1m22.4
5 10 Carlos Pace Surtees-Cosworth TS9 1m22.4
6 7 Jody Scheckter McLaren-Cosworth M19A 1m22.4
7 3 Jean-Pierre Beltoise BRM P180 1m23.0
8 52 Graham McRae McRae-Chevrolet GM1 1m23.2
9 5 Peter Gethin BRM P160 1m23.2
10 23 John Watson March-Cosworth 721 1m23.6
11 20 Carlos Reutemann Brabham-Cosworth BT37 1m24.0
12 11 Andrea de Adamich Surtees-Cosworth TS9 1m24.0
13 17 Henri Pescarolo March-Cosworth 721 1m24.2
14 19 Graham Hill Brabham-Cosworth BT37 1m24.2
15 4 Vern Schuppan BRM P160 1m24.2
16 14 Mike Beuttler March-Cosworth 721G 1m24.6
17 60 John Cannon March-Rover 725 1m25.6
18 39 Gijs van Lennep Surtees-Chevrolet TS11 1m25.6
19 42 Alan Rollinson Lola-Chevrolet T300 1m25.8
20 16 Chris Amon Politoys-Ford FX3 1m26.4
21 44 Steve Thompson Surtees-Chevrolet TS8 1m27.0
22 38 Ray Allen McLaren-Chevrolet M18 1m28.8
23 36 Ian Ashley Lola-Chevrolet T300 1m28.8
24 34 Guy Edwards McLaren-Chevrolet M10B 1m29.2
25 40 Tony Lanfranchi McLaren-Chevrolet M10B 1m29.8
26 65 Clive Baker McLaren-Chevrolet M10B 1m30.2
27 51 David Prophet McLaren-Chevrolet M10B 1m30.2
28 63 Teddy Pilette McLaren-Chevrolet M22 1m30.4
29 22 David Purley Connew-Cosworth PC1 1m30.8
30 35 Brett Lunger McRae-Chevrolet GM1 1m32.0
31 31 Keith Holland Chevron-Chevrolet B24 no time * car qualified by Redman
32 67 Roger Williamson Kitchamac-Chevrolet 1m33.8
Ecrit par : Francis Rainaut | mardi, 03 avril 2007
Merci Francis pour ce passage de votre bible ,j'y ai appris qu'en 72 la polytoys FX3 avait aussi été pilotée par Chris Amon après sa désastreuse participation au GP de GB aux mains de H Pescarolo.
Ecrit par : françois coeuret | mardi, 03 avril 2007
En 72,Amon était sous contrat avec Matra
Ecrit par : Jacques Rivaud | mardi, 03 avril 2007
Heu, rien de biblique dans tout cela, même avec des Prophet et des Cannon, juste un surf sur le net. J'ai trouvé ce plateau intéressant dans sa diversité.
...Et donc fin 72 Matra avait décidé d'arrêter la F1, et Chris de nous faire rêver !
Ecrit par : Francis Rainaut | mardi, 03 avril 2007
Rêver ,façon de parler .Il a fait preuve de beaucoup d'abnégation pour Williams en conduisant ce "camion" selon l'expression prostienne.C'est en 71 et 72 qu'il m'a fait rêver en espérant une ou des victoire(s) matra ,hélas! Ensuite il s'est fourvoyé dans ses choix ,Tecno puis son écurie si peu structurée, Ensign enfin ,c'était mieux...Une méchante sortie en 76 (Suède) puis l'accident de Lauda au Nurburg (dernière course en F1) l'ont dégouté à jamais puis ce fut le retour dans son île moutonneuse.
Ecrit par : françois coeuret | mercredi, 04 avril 2007
Sorry, je voulais dire "avait décidé d'arrêter de nous faire rêver."
Ecrit par : Francis Rainaut | mercredi, 04 avril 2007
Je remarque la "perf" aux essais de Graham Mc Rae . Qui, avec sa F500, laisse derrière lui une douzaine de F1 . Il était vite, le bougre . Et aurait certainement eu sa place en F1 .
Je vois aussi Williamson sur une ... Kitchamac !!!
Cékoiça ? Une Mc.Laren 5000 relookée par Kitchener ?
Ecrit par : jc arnold | mercredi, 04 avril 2007
Yes, Francis ! CQFD!
Ecrit par : françois coeuret | mercredi, 04 avril 2007
Vous faites bien de revenir sur les 25 courses de Beltoise. Il y a toujours quelque chose de fascinant à penser à ce qu'était la vie des pilotes à cette époque-là. Il y avait plus d'aléa, de danger bien sûr, mais aussi plus génralement d'aventure.
J'ai vu l'autre soir sur une chaîne du cable un programme hybride mélangeant des documentaires des années 70. Certes, Stewart retraité pontifiant sur son métier, ça a un peu vieilli, particulièrement quand il compare la maîtrise d'une voiture de course à celle "d'une femme ou d'un cheval"(??!), mais les images de virages pris en travers, de Cevert et du même Stewart pendant une partie de boules, des visages de pilotes un peu oubliés aujourd'hui (De Adamich ou même Denny Hulme), étaient extrêmement touchantes. Un peu comme le sont souvent vos articles.
Merci donc pour cette évocation.
Ecrit par : susanna | jeudi, 05 avril 2007
Impressionnant le départ, Stewart tombe en panne sur la grille, et toutes ces voitures qui l'évitent au dernier moment....
La video :
http://www.zippyvideos.com/4753193046852056/gp_1972_f1_-_italie/
Ecrit par : Viceroy | jeudi, 05 avril 2007
Si mon souvenir est exact, Jacky Ickx, autre protagoniste de ces Golden Years, a dit avoir courru une moyenne de 32 courses par an, entre 68 et 72... Eh oui, je vais parler comme un (jeune,37 ans) vieux con: à cette époque on était un week end en canam, le suivant en GP, après ca un marathon de la route, une pige en IROC, un 1000 km, un critérium, une course de F2 et pour les plus courageux, un neige et glaces... J'aime bien la course, mais qu'on aille pas m'annoncer des gars comme Schumacher ou Kristensen comme "les plus grands", quoi que ces garçons soient très gentils, humainement parlant. C'est la même chose à vélo: Armstrong est une bouse à côté de Merckx, pour ne citer qu'eux! Sortez moi un gusse capable, la même année, de gagner un rallye, une endurance, un GP, plus 2 ou 3 bizarreries, et on reposera la question! Je ne regarde plus les GP à la télé, basta. Mes héros sont J.Ickx, Vic Elford, Mario Andretti, Jo Siffert, Pedro Rodriguez... J'espère que je ne choque personne et vive Burnenville, Masta et Malmédy!
Ecrit par : bleunuickx | lundi, 09 avril 2007
tout a fait d accord avec vous mon cher bleunuickcx , ickx ,elford ,andretti ,siffert ,rodriguez c etaient des cracks d ailleurs a propos de pedro rodriguez alez donc jeter un oeil sur le site suivant http://www.norisringhistorie.de et cliquez sur la période 1970 1979 et revivez la dernière course de pedro voyez comment on courait en pleine ville a cette époque faites un tour sur u tube a la catégorie pedro rodriguez fatal crash et voyez avec quelle rage et détermination il arrive dès le départ a en imposer a son ancien coéquipier l ex rallye (tiens ! tiens ! encore un gars multi cartes comme on dirait de nos jours en d autres professions......) driver léo kinnunen et sa 917 spyder qui le percutera après son accident dans la barriere d un pont ce jour la... et c
omprenez qui ne peut y avoir de comparaison entre ces pilotes et ceux de notre époque.........VIVA PEDRO
Ecrit par : tonton néné | lundi, 09 avril 2007
pas moi ne tout cas bleunuickx.
j'ai toujours dit que les plus grands pilotes étaient ceux d'avant.
ils courraient dans 2, 3 ou 4 disciplines à la fois. tout les week-end de janvier à décembre.
mais à cette époque chez Ferrari, il n'y avait pas la piste de Fiorano à la porte du département compétition.
il n'y avait pas les essais privés à outrance. il y a encore trois ou quatre ans, les pilotes de F1 faisaient autant de kms que ceux de l'époque. et le stress d'aujourd'hui n'est plus le mêmê que celui d'avant.
en fait. . . comme dirait l'Ôtre. . . c'était mieux avant
Ecrit par : Bruno | lundi, 09 avril 2007
les GP de nos jours ne ressemblent plus à rien. Les pilotes roulent et tournent à qui mieux mieux en essais prives cela en devient d'un ridicule et coutent surtout une fortune c'est peut etre l'une des grosses parts des frais ces tests à répétition. Sur qu'a la blle epoque celle des annes 50-60-70 on pouvait rever chaque dimanche avec les meilleurs pilotes qui tournaient en F1 , F2 , Protos.
Ecrit par : gloria | lundi, 09 avril 2007
Les pilotes de F1 actuels tournent trop en essai. Ils en deviennent pour la plupart de vrais pilotes d'essai et non plus des pilotes de course. La différence? En essais: tourner sans sortir, sans être à la limite, en testant des réglages dont on a parfois aucune envie tout en écoutant la lithanie fastidieuse des liaisons radios: "turn the engine to four, etc..."
Ou est la vista, l'art du pilotage dans tout cela?
Deux réflexions qui vont dans ce sens pour le dernier GP de Sepang:
Alonso n'a jamais été si rapide que lorsque sa liaison radio était en panne. Il était libéré de parlotes inutiles (ex: "try to push!" comme si un pilote de F1 en course se promène!!!) et s'est entièrement donné à son pilotage. Espérons que les directeurs de course s'en souviendront.
Lewis Hamilton, pas encore "usé" par les années d'essais, m'a réveillé avec son pilotage: attaquant incisif, dépassement "viril" des deux Ferrari dès le premier tour puis capable de résister à Massa 6 tours, de lui faire commettre une faute sans se faire embarquer lui-même, et finir le GP sans la moindre faute de pilotage: chapeau Lewis! A très bientôt en haut du podium.
Je l'avais vu l'an dernier en GP2 se permettre de dépasser douze adversaires! Le commentateur (et moi-même devant ma télé) nous demandions si les autres ne le laissaient pas passer volontairement tant ses dépassements paraissaient faciles.
De la graine de Senna si les essais obligatoires ne l'abrutissent pas.
Ecrit par : guy dhotel | mardi, 10 avril 2007
Bonjour à tous.
Evidemment que c'est la multiplication des essais qui tue l'intérêt des GP, comme à Sepang la semaine précedent la course; à quoi rime de limer le bitume si ce n'est à établir une hiérarchie quasi-bétonnée qui ne variera guère lors des essais officiels avec pour conséquence incontournable la composition de la grille qui à son tour forcément conditionnera le GP.
On arase "scientifiquement" les différents paramètres de sorte que (on l'a vu les saisons précédentes) seules des conditions imprévisibles et "anormales" peuvent venir chambouler ce ronron bien orchestré et provoquer un inattendu accroissement d'intérêt pour la course (un Schumi victime d'un départ en fond de grille, la pluie, etc).
Honnêtement cette année les 2 premiers GP ont été plus sympas à suivre, probablement à cause d'un rééquilibrage des forces en présence et de l'arrivée de quelques "étoiles" que l'on espère "non filantes", et peut-être aussi de cette histoire d'alternance obligée de pneus tendres et durs (un peu saugrenue sur le papier mais qui tant qu'elle n'aura pas été trop "scientifiquement" à son tour analysée et maîtisée créera quelques surprises ?
Gilbert.
Ecrit par : Gilbert | mardi, 10 avril 2007
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