mardi, 27 mars 2007
Une aventure de Guy Dhotel : le Volant Ford à Zolder

En 1968, je tombe sur une annonce dans Echappement : l'école de pilotage de Zolder lance un concours, pour 200 F un essai à Zolder sur monoplace. Les deux meilleurs chronos participeront gratuitement à tous les stages de pilotage du "Volant Ford". Je suis étudiant (Il est interdit de rire!) à Lille. Zolder est trop proche : impossible de laisser passer une si belle occasion [1].
La séance de sélection commence tôt le matin. C'est la première fois que je monte dans une monoplace. Le moteur Ford est d'une puissance... raisonnable. Dès le premier virage, je me sens parfaitement à mon aise: le châssis de la vieille Lotus XVIII est aussi vicieux que celui de ma R8 S... péciale. En fin de journée, les deux qualifiés sont deux Français: Guy Fréquelin et Guy, enfin, moi. On va arroser ça ensemble au premier bistrot. On se promet de se retrouver en finale. Je repars songeur: ce Guy baraqué, sympa, rieur et rusé pourrait bien m'aligner. Il va vite, nos chronos se tiennent.
Passent les aller et retour à Zolder pour les séances successives d'études de virages, de tours à régime constant, etc. Chaque séance apporte son lot d'options payantes au stage "gratuit". Teddy Pilette est un malin. Plus encore que je ne le crois. En automne, cinq "candidats à l'investiture" de pilote Ford se retrouvent au petit matin dans l'herbe du bord du circuit. Fréquelin et moi avons aligné les meilleurs temps des qualifs, suivi par un belge, Goris. On s'ennuie sur l'herbe à attendre: Pas de monoplace, la Lotus XVIII prévue est tombée en panne au premier tour du premier candidat. Enfin, arrive la remplaçante. Là, on reste scotchés : murmure d'admiration: une Merlyn dernier modèle, soit un bond en avant de six ans dans le matériel et chacun de ruminer les secondes entières qu'il va mettre aux autres. Vanitas...
Tirage au sort, je pars le premier. Je me glissse dans le cockpit. Enfin, j'essaie. Je coince partout. Siège, pédalier, volant, tout est prévu pour un petit, tout petit pilote. Je demande si on peut régler le baquet. - Non, on ne peut rien régler, on est en retard, il faut faire tes cinq tours chronos. Pour changer de vitesses, je dois sortir le bras de la carrosserie. Mes genoux bloquent le volant. J'explique qu'il est impossible de piloter comme ça. Teddy Pilette m'explique qu'il y en a d'autres qui attendent.
Je démarre, furieux. Tour de lancement, chrono déclenché, plongeon à gauche en descente sur le droit interminable du fond. Mon genou droit coince le volant et c'est le tête à queue devant le jury. J'aligne mes autres tours avec rage, dérapages et figures libres. Guy Fréquelin qui me suit essaie de s'infiltrer en me disant sobrement : On se fait couillonnner ! Lui a l'intelligence de rouler calmement. Goris qui suit glisse son mètre soixante à l'aise. Il gagne. On a compris: la Merlyn est exactement réglée pour le pilote belge, taille jockey, alors que Fréquelin et moi alignons 1,85 m chacun. Fréquelin est deuxième et moi troisième.
À Magny-Cours, deux ans plus tard, pour le Volant Shell, les Martini étaient impeccablement réglées pour chaque pilote.
Signé Guy Dhotel
[1] On rapprochera l'expérience de Guy Dhotel de celle, similaire, vécue et racontée par le Pr Reimsparing.
Sur la Merlyn, archives Guy Dhotel
Ci-joint une photo prise en finale sur la Merlyn-Ford. La hauteur de mon casque par rapport à l'arceau de "sécurité" donne une idée précise des dimensions habitables du cockpit pour un pilote de plus de 1, 60 m.
10:10 Publié dans Pilotes | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
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Commentaires
Bonjour à tous.
Edifiant ce récit en effet, quant aux différence de traitement en école de pilotage parfois ... et pour avoir connu au début des années 70 celles de Magny-Cours et de Nogaro, et même Jim Russel à Snetterton en Angleterre mais en spectateur cette fois où j'accompagnais un copain canadien inscrit lui, je peux attester comme Guy Dhotel qu'à Magny-Cours l'intégrité "so bristish" des Mike et Richard Knight, Simon de Lautour et autres Pierre-François Rousselot était totale ... pas de chouchou, pas de "tête de Turc", ce qui était loin d'être le cas d'entrée à Nogaro où l'on ne s'intéressait qu'à quelques présumées "têtes d'affiche".
Quant à Snetterton, c'était selon ... j'ai le souvenir d'un moniteur belge pilotant alors en F-Ford et qui allait accéder quelque années plus tard à la F1 (allez, P...... N...), qui était d'une prétention d'incroyable m...... avec les stagiaires et autres spectateurs présents, tout à l'inverse de Kirpatrick, pilote de rallye et de GT je crois, super sympa tout en étant dans la lignée des frères Knight, qui eux-mêmes d'ailleurs avaient frotté leurs tours de roues de jeunes pilotes à Snetterton.
Entre autre à Snetterton, il y avait au-dessus du bureau d'accueil quelques signatures célèbres comme celle d'Yves Montand, venu en école pour préparer le film Grand Prix, ou en devenir comme celle de Jean-Pierre Jaussaud venu ici très tôt avant son Volant Shell de Magny-Cours en 63.
Gilbert.
Ecrit par : Gilbert | mardi, 27 mars 2007
Laffite - Bebel fin 75 pour la Ligier, ne fut-ce point dans le même esprit ????
Ecrit par : antibois | mardi, 27 mars 2007
Une vilaine histoire belge.....Mais Goris ? qui en a entendu parler par la suite?
Ecrit par : françois coeuret | mardi, 27 mars 2007
Ca par exemple, il aura tout essayé, Guy...Fréquelin ! J'ai retrouvé aussi dans un vieux "Champion" déniché à Rétromobile la trace de son passage aux qualifications de la coupe R8 Gordini, avec une Gord un peu trop "Gordini" ce qui lui a valu une exclusion définitive et a peut-être ainsi orienté sa carrière.
Quoiqu'avec son gabarit le grizzly n'avait pas trop le physique du pilote de monoplace...
Ecrit par : LeCorbeau | mardi, 27 mars 2007
Si MDS consent à exhumer certaines archives, vous serez surpris, cher "LeCorbeau", de ce que Guy Fréquelin a pu piloter "d'exotique", et avec quel talent!
Ecrit par : guy dhotel | mardi, 27 mars 2007
Le Grizzly du Plateau de Langres a remporté un championnat de France de la Montagne avec une F2...comme quoi la monoplace c'est comme le vélo celà ne s'oublie pas !!!!
Toujours à propos du "Fréq, j'ai le souvenir d'une bluette à l'occasion des recos du Monte-Carlo 1976, où avec sa modeste Carrera Gr.3, son talent éclatait à la face des écuries d'Usine présente. En reco, Guy utilisait une modeste 504 diesel....pour ceux qui n'ont pas eu le loisir de conduire cet engin, il faut préciser que si le moteur était particulièrement sobre, c'était aussi un véritable poumon.
Difficile, même pour un champion de la trempe de Fréquelin, d'apprécier les vitesses de passage en courbe, avec un tel oignon, notamment dès que la pente s'accentuait.
Aussi pour contourner le problème, Fréquelin effectua la reconnaissance des spéciales comportant des montées dans le sens inverse, pour avoir le maximum de vitesse dans les descentes, et ainsi estimer au mieux les passages en virage.
Imaginez la tête de tous ceux qui ont dû croiser cette 504 en vrac dans le sens inverse des spéciales !!!
Pascal
Ecrit par : Pascal | mardi, 27 mars 2007
Guy Fréquelin a également remporté ma chère course de côte de la Forêt Auvray en 1974 sur une Dangel de la Coupe Simca Shell.
Ecrit par : Franck Marie | mardi, 27 mars 2007
Je vois que rien ne change...parfois ,trop souvent les dés sont "pipés". J'ai souvenance que convoqué par Dangel,avec d'autres, n'ayant pas piloté depuis 2 ou 3 ans,à Magny,afin de choisir son pilote en Coupe Simca Shell.Je m'en "sort"correctement,de mémoire réalisant le ,les meilleurs temps. Le proto fut attribué néanmoins à un pilote dont Guy et tous citent longuement par sa carrière remarquable et étoffée,dans de nombreuses disciplines.Son pilotage avait été peu en adéquation avec le pilotage d'un proto sur piste,mais il réalisa,tout en travers,néanmoins les deuxièmes meilleurs temps.Dangel est venu vers moi pour me dire que néanmoins c'est lui qu'il choisissait pour être son pilote,et se confondit en nombres de raisons,me prenant par le bras alors que je me dirigeais vers ma voiture, je lui dit "J'ai compris,ce n'est pas ma peine de me raccompagner".
Ecrit par : LIBERT | mercredi, 28 mars 2007
l'avait le nez le père Dangel !
qui peut retrouver cette photo extraordinaire parue dans un numéro de la revue echappement ou l'on voit Christian DEBIAS en très mauvaise posture au volant d'un proto DANGEL , mais un proto un peu éparpillé ! façon puzzle , genre exposition de pieces lors d'une foire a tout du dimanche matin
Christian m' avait confié il y a quelques années maintenant que ça restait pour lui un moment ..........inoubliable !
Ecrit par : bidochon | mercredi, 28 mars 2007
Hervé Houlmann, alias "Bidochon", sauf erreur au fait de révèler "un secret d'Etat"... Ce "crash", la photographie était bien à Magny-Cours? Je me souviens qu'après mon "passage"qui m'avait semblé pourtant assez probant sinon "professionnel". Conduite "propre" et le plus vite, "ennuyeux" peut-être vu de "l'extérieur", pour qui n'aime pas un pilotage coulé...il restaient d'autres pilotes à passer,Dangel ayant été franc, je n'allais pas rester,prévenu,à regarder les autres...à moins d'être "maso". Alors ,après mon passage et mon départ le proto, en plus, a été "planté"? La totale de C------e! et de discernement.
Celà me rappel une séance d'éssai, de sélection, convoqué au Mas du Clos,circuit que je ne connaissais pas, fin 1969, par Welter pour la WM. Je me souviens, bien qu'ayant la tête inclinée,n'ayant pas suffisament de place, je réalise absolument tous les meilleurs temps.
A ce sujet des pilotes, plutôt les meilleurs de la saison, 5/6 conviés,l'on échange les rapports sur lesquelles nous passions les virages ou courbes,il s'est avéré que j'étais sur le rapport supérieur dans toutes les courbes,je m'en souviens d'un qui mâchonnait sa moustache... Gérard WELTER ne sélectionne que qq."élus" pour déjeuner,dont je suis,sans "rêver" je pense que j'ai qq. chances...A la fin du repas G.Welter me dit "je ne vous retiens pas dans l'équipe car vous avez une carrière à faire en monoplace..." Après le téléphone sonnait d'Angleterre. Tiens il a encore sonné, il ya peu,pour une très grande Ecurie, sinon une Ecurie prestigieuse Anglaise, afin d'être le pilote de réserve sur les deux voitures aux 24h.du Mans.Passionnant,en plus la mise au point, mais pas titulaire? C'est "niet",j'ai plus l'âge de vivre d'espoirs non réalisés,de promesses non tenues...terminé!
Ecrit par : LIBERT | vendredi, 30 mars 2007
La même mésaventure m'est arrivée dans les années 70 à l'école de pilotage de Montlhéry qui portait le nom d'une association sportive parisienne bien connue.
A cette époque la "formation" se faisait sur des berlines, je me souviens d'une BMW 1600ti et des Rallye 2. Nous étions une bande d'apprenti-pilotes amateurs alléchés par les prix apparemment moins élevés que ceux pratiqués à Magny Cours, Bugatti ou Nogaro. Mais rapidement on nous fit comprendre que ce prix valait pour un certain nombre de tours, et qu'il faudrait allonger des tours supplémentaires pour pouvoir passer les sélections pour les 1/2 finales.
Le hasard plaça sur notre piste un concurrent redoutable, puisque déjà fortement impliqué dans l'écurie et les voitures de l'association en question. A un certain moment il fût proposé que certains, choisis par les instructeurs, puissent "s'initier" à la monoplace au volant d'une Formule Renault. Le premier à en bénéficier fût ce concurrent que certains commençaient à présenter comme le futur lauréat.
Pour ma part, un peu échaudé par le surcoût dû aux tours supplémentaires, et rassuré par l'affirmation que la finale se courrait sur les Rallye 2, je décidais de continuer à tourner sur cette voiture, ce qui me permis d'être qualifié pour la finale avec l'un des tous meilleurs temps, en tout cas meilleur que le favori.
Mais pour la finale, changement de programme, il fût décidé que la Rallye 2 "n'était pas assez sélective" et qu'elle se courrait sur la monoplace. Protestation de ceux qui n'avaient pas tourné sur la formule Renault. Il fut alors décidé que ceux-ci auraient droit à 2 tours "d'adaptation". Un vrai cauchemar sur cette vieille monoplace qui en avait vu de toutes les couleurs! Embrayage et boîte de vitesse ultra durs, baquet mal positionné, il aurait fallu 20 tours pour en tirer le meilleur parti.
La finale donna le résultat attendu et vit la victoire du favori qui gagna une saison en formule Renault... dans sa propre écurie.
Je serai plus charitable que Guy Dhotel en ne citant pas de nom, car finalement ce concurrent n'était ni meilleur ni moins bon que les autres et je ne lui en ai pas voulu. Je n'en dirai pas autant de ceux qui avaient organisé ou s'étaient prêtés à cette pantalonnade.
Nous sommes quelques uns à avoir compris ce jour là que certaines "écoles de pilotages" sont en fait des opérations visant à faire financer la saison d'un pilote, ici dénommé par "le Lauréat", par ses concurrents malheureux.
Par bonheur j'ai eu par la suite la chance de faire du sport automobile dans des conditions de sportivité plus satisfaisantes.
Daniel
Ecrit par : Daniel | vendredi, 30 mars 2007
houlman c'est pas.... alias bidochon ... bidochon c'est un autre : c'est moi ! en fait on est potes tous les deux .... y'a Houlman et y'a Bidochon c'est comme Laurel et Hardy a part que nous c'est plutot comme Hardy et Hardy ! on a l'esprit caustique tous les deux (comme la soude ) on roule tous les deux en F3 classic (mais pas assez souvent ....ça c'est sur ) au grand désepoir de Madame FITTIPALDI qui en bouffe son mini soutif et son ticket de métro de maillot , on aime les histoires du passé comme je pense tous sur ce blog , on aime les femmes , on aime les bouffes entre potes j'usque tard dans la nuit dans les paddock sous les auvents ,on aime bien boire un coup , on aime refaire le monde ou comme toi on se voit super pilotes bébert mais avec la malchance qui fait qu'on est pas devenu champion , on aime l'humour (le notre du genre décappant) et puis finalement on aime tes histoires Libert mème si au début tu nous faisait un peu marrer avec tes récits , mais finalement tu doit ètre un mec bien , un mec a découvrir , un mec a écouter alors si tu veux un jour on peut se retrouver sur un circuit , ou pour une autre occasion et tu nous raconteras tes histoires de course , mais rien que nous trois , pen eus pen comme on dit en breton et puis nous on te raconteras les notres : des histoires de purs amateurs sans le rond , passionnés, bricoleurs, démerdards (obligés) pour assouvir notre passion commune , des histoires parfois consternantes , parfois émouvantes (quand on casse l'auto et qu'on sait que la saison est finie , mais toujours des histoires de passionnés de bagnoles de course... en fait nous on refuse de vieillir , on s'accroche , mème si quand je regarde l'état de mes pompes après avoir été faire pipi , je me pose des questions !
Ecrit par : bidochon | vendredi, 30 mars 2007
Bonjour Guy.
Je te croyais sur les oceans,
je te trouves sur le net
j ai devoré tes pages, tes recits sont super bien ecrit c est comme l'ocean
ça donne faim a quand les prochains.
je retrouves aussi la clik a JPJ les deux Jean Claude...incroyable
Amitiées
Jean-Pierre Bateaux Neptune...D-))
Ecrit par : jeype | samedi, 31 mars 2007
Bonjour Jeype,
Merci de ton enthousiasme sur mon premier essai littéraire.
Pas facile d'écrire autre chose: les éditeurs n'apprécient ni la voile ni la course auto que j'ai connu: termes trop compliqués et puis ça fait trop babacool, c'est hasbeen...
Et, pour moi, un livre qui n'est pas édité, c'est comme une course qui n'est pas gagnée: Ca peut être très bon mais pour quelques initiés. (Pourtant le succès de MDS semble prouver le contraire)
Après, j'ai essayé d'écrire "à la mode" tout en reparlant auto, voile, alcool, mais là, c'était nul. Ce n'était pas "vrai". Comme m'a dit une copine branchée:
"Super le style, mais le scénar', c'est de la sous-série B pour M6".
Sympa les amis! Hélas confirmé en termes polis et généralistes par 2 ou 3 éditeurs.
Les souvenirs de passion, faut se les arracher. Un par un. Avec précaution. Comme des points de suture sur une plaie qui ne ferme jamais totalement.
Repartir sur les océans? Les océans, quand on cherche à fuir, c'est rien qu'une route tordue qui mène toujours à un autre port. Et les ports sont tous pareils: un café du port et de quoi se perdre pour de bon.
Alors, écrire. Faire ressurgir la passion doucement, faire revenir des images désespérantes en essayant de rire.
Sinon, Jeype, Neptune Bateaux… Je n'arrive pas à me souvenir... Rafraîchis-moi la mémoire, ça me fera plaisir. mon courriel: guy.dhotel@neuf.fr
J'attends de tes nouvelles, Jeype.
Ecrit par : guy dhotel | samedi, 31 mars 2007
Alors Jeype ! Qui es tu ? D'où viens tu ?
Onskoné d'où ?
J.C.A.
Ecrit par : jc arnold | samedi, 31 mars 2007
J etais un des potes de JPJ et bossais sur ses bateaux.
Ecrit par : jeype | dimanche, 01 avril 2007
Bonjour à Toutes et à Tous et bien sûr à Hervé Houlmann et "Bidochon"qui ne sont pas les mêmes personnes,j'avais cru avoir "découvert l'eau chaude"...Cherchez pas Docteur,c'est l'âge! J'espère simplement ne pas avoir fait "un crime de lèse-majesté".Je vais éssayer d'aller voir des courses de FIII Classsics et autres,on évoquera des souvenirs...Et puis vous aurez un "Fan",un supporter à toutes épreuves,surtout j'espère que l'on passera de bons moments!
Ecrit par : LIBERT | mardi, 03 avril 2007
et bien nous serons heureux de te recevoir comme il se doit,et rassure toi tu n'as pas fait un crime " un crime de lese magesté" quoique malgré tout on ne mélange pas les torchons avec les serviettes........
Ecrit par : houlman | mardi, 03 avril 2007
François Libert on se voit pour LM story au Bugatti début juillet ? viens avec de bonnes histoires , nous on aura l'apéro , moi si tout va bien je ferais débuter ( après totale reconstruction ) la Martini MK 39 ALFA ROMEO # 02 ex ORECA- MARLBORO ex MICHEL FERTE avec laquelle , il a été champion de france en 1983 , et a gagné le grand prix F3 de Monaco 83 mais malheureusement je redoute que le pilote (moi ) soit plus a l'aise sur les forums avec l'esprit critique et son humour a deux balles , qu'au volant d'une monoplace au palmarès prestigieux !
quand a Houlman tu le reconnaitras facilement : c'est lui qui seras déguisé en pom pom girl façon hawaian tropic et qui me protégeras de du soleil , avec son ombrelle en dentelle d'Alençon , sur la ligne de départ ; remarque que j'aurais préféré madame FITTIPALDI (a l'époque de la photo) ! mais je ne sait pas pourquoi , j'ai l'impression qu'elle m'ignore ....
Ecrit par : bidochon | mardi, 03 avril 2007
Bonjour,
Je souhaiterais sans offenser la mémoire de chacun apporter quelques précisions au récit de Guy Dhotel que je salue au passage pour son coup de volant ( professionnel) et son énorme courage face à la vie.
J'avais en 68, dans l'autre siècle, lu dans Sport Auto une annonce qui vantait une école de pilotage belge qui, pour la somme de 200 francs de l'époque permettait à certains d'entre nous d'accéder à la gratuité de l'ensemble des cours et cerise sur le gâteau de faire gagner une monoplace au finaliste.
Ces tests se déroulaient sur deux week-ends et les deux meilleurs de chaque session se voyaient offrir les cours de l'école. Je me suis trouvé là, le même jour que Guy Frequelin avec qui le courant à passé tout de suite et pour faire court les quatre futurs pilotes profitant de cette gratuité s'appelaient Guy Frequelin, Guy Dhotel, Goris et votre serviteur Gérard Mundel.
Les autres candidats payaient évidemment et de plus les sanctions tombaient comme à Gravelotte.
Là où la mémoire de Guy a une petite défaillance, c'est que l'école n'était pas celle de Teddy Pillette qui officiait sur le même circuit de Zolder avec des formules Vé mais bien celle de Deetens (pardon Guy) qui faisait rouler des Formules Ford qui, pour certaines devaient avoir dépassé le milliard de kilomètres. Le mécano de l'école surnommé "la
durite" faisait certainement des prouesses pour entretenir ce parc de monoplaces avec beaucoup de pas grand chose comme il aimait à nous le rappeler.
Les aller-retour en Dauphine, j'habite à Colmar, se
succèdent et nous passons les éliminatoires ! Je suis le premier à partir en demi-finale avec 6/7 degrés de (non) température et arrivé sur le freinage important du raccordement je me rends compte (assez rapidement...!) que le freinage de la Lotus conçue par le génial Colin Chapman
avait subi les affres du temps et avait également perturbé gravement le côté directionnel de la voiture, je m'arrête et fais part d'un côté, de mon émoi et de l'autre de la course insondable de ma pédale de frein, réponse collégiale du staff : " il faut pomper ". Certainement jeune et con, je n'
avais pas envisagé cette opportunité qui m'était offerte gratuitement, sans doute l'importance de l'enjeu !
Je joue pour une hypothétique place en finale et on me demande de pomper les freins avant de m'en servir. Je repart et arrivé sur le freinage de la bretelle de raccordement après avoir suivi les conseils.... de pompage, la voiture pivote comme l'éclair et se met en tête à queue, je repart et le tour suivant le scénario se répète.
Furieux je descends de la voiture en la laissant là où elle avait décidé d'arrêter sa course et je m'apprête à rentrer à pied quand un des spectateurs présent me crie un truc incompréhensible en flamand en tapant des deux mains sur son postérieur, je mets moi aussi les mains aux fesses (les miennes cette fois) et je me rends compte au même moment d'une sensation de brûlure intense... j' étais trempé d'essence. Etant allongé dans la voiture sur le réservoir d'essence qui faisant office de baquet avec le bouchon à hauteur de l'épaule, l'essence se déversait dans le siège.
Je profère un grand nombre d'insanités à l'encontre des dirigeants en leur promettant qu'un dragon vert sombre à pois bleus venu de l'espace intersidéral viendrait tous les bouffer avant 17 heures le soir même et qu'ils seront maudits jusqu'à la septième génération et que tout le monde
avait compris que les français ne gagneraint pas la finale.
J'ai tout plaqué et je suis rentré chez moi.
Le sur-lendemain je recevais un courrier d'excuses tout en me signifiant que je pourrais recommencer l'école l'année d'après sans passer par les éliminatoires.
Je n'ai jamais répondu au courrier.
Les brûlures de mon dos et de la partie pas très charnue de mon individu ont mis très longtemps à guérir, aujourd'hui et avec les temps qui courent (sic) le pretium doloris pourrait atteindre des sommets. Autre temps, autres mœurs.
Pour finir ma souffrance n'était rien comparée à celle que Guy allait endurer quelques années plus tard.
Je te tire mon chapeau Mr Guy Dhotel.
Ma vie automobilistique n'a pas été perturbée plus que ça, j'ai eu la chance de travaillé et de côtoyer les très grands et de construire parallèlement quelques engins de records qui m'ont apporté quelques succès internationaux.
La photo ci-jointe permet en toute modestie de faire étalage de nos lignes sveltes, celle de Guy Fréquelin (à ma gauche) et de la mienne en train de m’installer dans la monoplace.
http://memoiresdestands.hautetfort.com/files/zolder%201969.jpg
Ecrit par : Gérard Mundel | mercredi, 26 août 2009
Bravo Gérard.
Si vous conduisiez aussi bien que vous écrivez, c'est à vous et non à Luca que l'on aurait fait appel l'autre week-end.
Il y avait donc au moins deux grands conteurs lors de ce stage à Zolder, Merci à vous.
Ecrit par : Francis Rainaut | jeudi, 27 août 2009
C'est beaucoup d'honneur.Merci à vous, vraiment.
Ecrit par : Gérard Mundel | mardi, 01 septembre 2009
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