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jeudi, 28 décembre 2006
Ah gla gla Boxing Day !

Banale journée de gueule de bois en France, le Boxing Day revêt chez les Anglo-Saxons l’aura particulière d’un second jour férié le lendemain de Noël dont l’origine, controversée, remonte à la nuit des temps.
Sans rapport avec la boxe (précision pour ceux de nos lecteurs ayant appris l’anglais avec Google Translate), l’appellation "Boxing Day" trouverait ses racines, selon les uns, dans la boîte (box) que les serviteurs et les employés de maison recevaient en cadeau de leurs employeurs lors du premier jour ouvrable après Noël, le lendemain des célébrations en famille. Pour d’autres historiens, il s’agirait du jour où les prêtres ouvraient les troncs des églises et en distribuaient le contenu aux pauvres. Enfin il est également avancé qu’au Moyen-Age on capturait des troglodytes qu’on enfermait dans des boîtes placées dans les maisons afin qu'elles fussent protégées du malheur.
On le voit tout cela reste vague, aussi, à MdS, préférons-nous insister sur le caractère sportif attaché à cette journée qui voit les Anglais mettre le nez dehors et se livrer à moult activités, comme la chasse au renard, le football, le cricket, la voile, les courses de chevaux, et d’autos, ce que démontre notre image prise à Brands Hatch le 26 décembre 1958.
Alors qu’ils auraient pu rester à la maison pour lire Autosport au coin du feu, les "enthusiasts" se sont massés à Druids Bend, engoncés dans vingt-cinq épaisseurs de vêtement. Ils suivent la lutte que se livrent douze furieux qui, alors qu’ils eussent pu rester à la maison pour lustrer leurs coupes au coin du feu, en décousent sur les quinze tours du Christmas Trophy, quatrième épreuve réservée aux voitures de sport de moins de 1 100 cc de ce Boxing Day.
A l’image, David Piper passe en tête dans South Bank, sur la Lotus XI engagée par la Dorchester Service Station, devant, à la corde, Peter Ashdown, sur une Lotus XI officielle du Team Lotus, alors que Graham Hill, au volant de l’autre machine officielle, une Lotus VII, va régler tout le monde et s’imposer.
La tradition du Boxing Day s‘est installée à Brands Hatch en 1954 pour se perpétuer jusque dans les années quatre-vingt. Elle perdure à Mallory Park. Il était courant que froidure et gel demandent une accréditation, au point que les spectateurs étaient invités à faire rouler leurs voitures sur le circuit pour en déblayer la neige. Le Boxing Day, froid dehors, chaud dedans ; à l'image de nos amis Anglais.
Boxing Day à Brands Hatch en 1958, photo DR
12:30 Publié dans Epreuves anciennes diverses | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : boxing day, graham hill, peter ashdown, david piper, circuit de brands hatch, 1958




Commentaires
Les anglais ont également une longue traditions de "Winter series", aloas qu'en France, après octobre, il n'y a que le Trophée Andros.
A ma connaissance, il y eut une tentative de "Winter series" en France en 1997 ou 1998, mais après 2 épreuves (toutes deux remportées par Hernandez), la série périclita et il n'y eu pas d'autres tentatives.
Ecrit par : Joest | jeudi, 28 décembre 2006
Pour plus de détails quant à la composition du "plateau" , un clic sur le lien ci-dessous:
http://www.lotus7register.co.uk/boxing58.htm
Lien très pointu pour "Lotusiens" et/ou adeptes des "bestioles" - constructions - de Anthony Colin Bruce Chapman (19 mai 1928 / 12 décembre 1982)
http://www.historiclotusregister.co.uk/history/history.htm
Bonne année à toutes et tous si toutefois nous ne nous écrivions plus.
Ecrit par : jean-louis Mathieu | jeudi, 28 décembre 2006
Le Boxing Day en question devait passer à la postérité, non en raison de la victoire de Graham Hill, toute sympathique qu'elle fût, mais parce que c'est ce jour-là que Colin Chapman découvrit l'existence d'un jeune et timide fermier écossais du nom de Jim Clark en même temps qu'il prit conscience de l'immense potentiel de celui-ci.
Fort des kilomètres parcourus au volant de ses créations, que ce soit en sport ou en F2, en essai ou en course (et même d'une brêve expérience à Reims en 1956 sur une Vanwall F1), Chapman pensait s'imposer facilement dans l'épreuve où il s'alignait au volant d'une Lotus Elite qu'il connaissait comme sa poche, d'autant que cette dernière était particulièrement bien préparée, on s'en doute. Pourtant, il eut toutes les peines du monde à arracher la première place, en raison de la farouche résistance que lui opposa Clark, sur une voiture similaire engagée par son mentor, Ian Scott-Watson.
Une fabuleuse carrière prit son essor ce jour-là, même si c'est seulement à l'orée de la saison 1960 que se constitua le duo magique.
Accessoirement, une autre Lotus Elite se distingua le même jour. Elle était menée par un certain Mike Costin, peuve que la théorie pouvait s'allier à la pratique puisqu'il s'agissait de rien moins que le dessinateur de la carrosserie des Vanwall F1 ainsi que des Lotus F2 1958, qualifiées (à juste titre) de... "mini-Vanwall", et aussi de l'homme qui allait donner la moitié de son nom au fameux Ford Cosworth, né en 1967 et grâce auquel Clark devait remporter ses ultimes victoires.
Ce Boxing Day, excusez du p(n)eu...
Le commentateur Lambda
Ecrit par : Le commentateur Lambda | jeudi, 28 décembre 2006
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