jeudi, 26 octobre 2006

Brussels Rétro Festival 2006, miscellanées

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Le visiteur automobile débarquant fin octobre à Bruxelles par la gare du Midi, auquel les clodos venus de l’Est font une haie d’honneur, ne se voit guère offrir qu’une alternative à l’Ibis d’en face où il passera la nuit : le Brussels Rétro Festival. Il y accède par le métro, taillant sa place courageusement entre ses nouveaux amis, les clodos venus de l’Est, auxquels les musulmanes voilées prêtent main forte.
A travers les vitres de la rame se profile un background comme tiré d’une BD de Bilal et Christin ; la nouvelle Europe de la mondialisation se met en place, peut-être plus perceptible ici qu’à paris, où les pauvres le sont encore plus, les riches encore plus et les gars comme lui chaque jour un peu plus transparents. Courte halte au pied du panneau indicateur où comme l’année dernière un pseudo dilemme nous déchire : à gauche ou à droite ? Voilà qui encore une fois laissera à gianpaolo l’occasion du commentaire qu’on attend de lui.

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Cette jolie pièce d’automobilia nous a mis en joie pour la journée, sous l’œil interdit de son marchand (Flamand ?) qui visiblement ne comprenait pas notre intérêt ni les contorsions effectuées pour saisir plein cadre ce badge Marlboro, copie des autocollants émis par Philip Morris à l’occasion des Grands Prix des années 70, que nous collections assidûment. C’est l’Europe de la mondialisation, les badges Marlboro sont fabriqués par les clodos venus de l’Est.

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Attiré par cette Studebaker 51 dans son jus, sur laquelle on a étalé une couche de poussière pour faire croire à celui qu’elle attire qu’elle est dans son jus, à peine sortie de la grange, nous marquons un temps d’arrêt en avisant sa portière avant droite dont la vitre est bizarrement étoilée. De deux choses l’une : soit on a réellement tiré sur le passager, soit quelque mafia automobile essaie de fourguer l’auto en faisant croire à ceux qu’elle attire qu’elle est dans son jus, et qu’en plus elle appartient à l’Histoire.

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Ce cabriolet Peugeot 201 fournissait le prétexte à un Club Peugeot de Belgique de ressortir cette année encore son panneau marqué "Histoire d’O" qui liste les anciennes sochaliennes comportant un O dans le nom, depuis la 201 jusqu’à la 604. Si Jean-Louis Mathieu lisait ce texte par-dessus notre épaule, il nous suggérerait d’écrire que ce O était une coquetterie esthétique ayant également une fonction pratique : on y introduisait la manivelle. Mais après tout on introduit ce qu’on a sous la main quand la bonne fortune met un O à portée de main, ainsi Graham Hill, invité par Matra à la présentation du coupé 530, n’avait-il pas fourré son doigt dans l’orifice d’aération sur la planche de bord en disant : " Oh ! this is so french !»

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Denis Sire est un fidèle de MdS, et aussi de Bruxelles. Tout autour de son stand pendaient les éléments à charge permettant de confondre son petit commerce de mécaniques survitaminées, montées ou conduites par des créatures aux mensurations incompatibles avec les aspirations du modeste blogueur, condamné à tirer la langue devant ses toiles.
Selon la formule qui veut que l’on est jamais si bien servi que par soi-même, il s’est mis en scène dans l’une de ses planches au volant d’une Chaparral, lui qui pèse au bas mot cinquante kilos une fois débarrassé de la ferraille qui lui sert d’habit de tous les jours. Le dessin ci-dessus le montre réglant rien moins qu’une Howmet à turbine, rouge (?!), suivie d’une Ferrari que Bruno identifiera. Tellement occupé à tenir son monstre sur la piste qu'il jette par-dessus bord grammaire et syntaxe.
Le blogueur, du coup, tire une langue narquoise sur le curieux singulier par lequel Denis et sa Chaparral arrache ce qu'il appelle une seconde position, laquelle est, selon les puristes, la deuxième lorsqu'une course  compte au moins trois voitures.
Et na !

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Entre deux montes en F5000 dans les années 70 ou dans la Lola T70 du comte Van der Straten, Teddy Pilette faisait de la pub pour Solido, firme dont les créations étaient sans doute plus conciliantes que les gros cubes précités. On le voyait dans le magazine Virage poussant du doigt une frêle monoplace avec une bulle autour de sa tête d’où sortaient des mots comme "Faites comme moi, conduisez une Solido et emportez-la partout" (de mémoire, hein, les mots).
Au Rétro Festival c’était à son tour d’être réduit à une échelle riquiqui, et mis sous cloche. Le maquettiste s’est payé Pilette dans la version Grand Prix de Belgique 1974, reconnaissable à sa livrée Hitachi et au numéro 34. La Brabham BT42/3 qu’il avait louée pour l’occasion avait débuté sa carrière au GP d’Espagne 1973 avec Carlos Reuteman et l’a terminée au GP du Canada 1974 aux mains de Eppie Wietzes.

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Un brave type, ce Jo Vonlanthen, et pas contrariant. Il doit s’étonner que de temps en temps un type paraisse le reconnaître et lui demande de poser pour lui, mais il n’en montre rien. Dame, il est Suisse. C’est la deuxième fois en deux ans que nous croisons Jo ; au GP de Monaco historique 1974 et ici où il était pourtant bien planqué chez Jacques Swaters, carrément fomec – pour ceux que l’argot militaire fait vibrer.
Si vous vous demandez pour quelle raison on le harcèle tant, eh bien il nous rappelle simplement notre jeunesse car nous avons assisté à toutes les courses de F1 auxquelles il a participé, c’est-à-dire le Daily Express Trophy, et les GP de Suisse et d’Autriche 1975. Plus les exhibitions qu’il livre au volant de sa Ferrari 500 qu’il avait prêtée pour la rétrospective de l’Ecurie Francorchamps. Au train où vont les choses dans un monde dont le réel s’efface au profit du virtuel, c’est lui qui la prochaine fois nous prendra en photo.



Brussels Rétro Festival . Brussels Expo Halls 11 et 12 .  20-22 octobre 2006
Site officiel : www.brusselsretrofestival.be



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© MdS

Commentaires

Cher et distingué teneur de ce cultissime blog, je pense qu'il s'agit non pas d'une Howmet à turbine mais bien d'un Alfa Roméo 33 (première version deux litres), d'où le rouge , un peu clair cependant !
Christian Magnanou

Ecrit par : Christian Magnanou | jeudi, 26 octobre 2006

juste une remarque ,sur l'écusson Marlboro il y a une HENAURM faute :

BRANDS-HAT"C"H s'écrit avec un C et non un S !!!!!!!

Ecrit par : michel pilipenko | jeudi, 26 octobre 2006

J' ai bien peur que si je signale le Britsh après le Hatsh, je prive MdS de tous ses effets.... Et il ne lui resterait plus qu'à rechercher activement un autocollant avec un Mâle bourru. On en trouve semble-t-il en Ukraine.

Ecrit par : Roues libres | jeudi, 26 octobre 2006

Vous noterez deux choses a la lecture de cette note, la première est que le TTTDCB adopte un caractère autocratique que n’auraient pas reniés les Alfred Neubauer et autre Pierre Lazareff puisqu’il en vient jusqu'à commander les commentaires, d’ailleurs son vocabulaire emprunte maintenant des termes militaires totalement abscons aux honnêtes lecteurs n’ayant fréquentés Mourmelon uniquement dans le cadre d’investigation sur les déviances sexuelles de la Grand Muette
Seconde chose a noter, j’ai bien dit seconde, c’est le style de cette note, avez-vous remarqués son apparenté a celui de Louis Ferdinand Céline, en lisant le chapitre consacré a Jo Vonlanthen on crois lire le premier chapitre de « Voyage au bout de la nuit », puisse faire que Patrice fasse jaillir d’aussi beaux textes que L.F.C et qu’ainsi son pavillon ne supplante celui de Meudon.

Puisqu’on est dans la littérature parlons de ce livre que j’ai trouvé, non pas à Bruxelles, mes moyens de commentateurs ne me permettent pas les notes de frais, mais à Automédon qui doit être l’antithèse du Brussels Rétro Festival. Ou j’ai trouvé disais je un ouvrage de Nunzia Manicardi dont le titre est : Quel diabolico Ferrari.
Ce bouquin fort intéressant, non encore traduit en français rassemble des points de vue et anecdotes sur l’entourage proche du Drake et traite bien entendu des rapports parfois très complexes avec celui-ci.
Y est abordé la période de la guerre et du fascisme et de ses positions durant cette époque.
Mon bon accent italien m’aide bien lorsque je suis a Modène pour acheter un bon aceto balsamico, par contre les 200mots que je possède et dont le TTTDCB se moque a l’envie m’oblige a lire ce livre d’une seule main.
Non pas que je pratiquerai l’onanisme en le parcourant mais parce que l’autre main est occupée à feuilleter fébrilement le dictionnaire.

A l’attention de Bruno je laisse les coordonnées de l’éditeur :
KOINè 00144 ROMA, Viale della Grande Muraglia 95

Ecrit par : gianpaolo | jeudi, 26 octobre 2006

Il y aurait beaucoup à dire sur la cohabitation (fortuite ?) du trou ornant la vitre de la Studebaker américaine et poussièreuse et du trou ornant la calandre de la Peugeot française et étincelante. Mais n'étant ni psychanalyste ni sociologue ni auteur de romans graveleux ni même poinçonneur retraité du métrou, je me garderai d'aller plus loin. Disons simplement qu'il y a trou et trou. Je me comprends. En trou cas, ce nouveau morceau d'anthologie démontre, si besoin était, les multiples facettes du talent du TDCB (à quand une expo à Beaubourg ?) et combien il est légitime que son oeuvre (en devenir) ait été sélectionnée au concours de Blogs de la Deutsche Welle.

Le lecteur lambda

Ecrit par : Le lecteur lambda | jeudi, 26 octobre 2006

la Ferrari (aux trousses de la Chaparral 2 F je suppose, et l'Alfa 33) je n'arrive pas à la distinguée. de plus, elle ne semble pas être de la même époque que la Chaparral. je dirais un model des années 50.

à l'attention de Gianpaolo:
merci pour l'attention, mais la semaine dernière j'ai vu trois superbes livres, (neuf de chez 9) vendue à moitié prix sur Ferrari et la F1. je suis rester là une bonne demi heure à me demander: "je les prend ou non" en fin de compte je les ai laissé tout les trois.
je n'ai plus de place pour ranger mes livres, et les mettres dans un plaquard cachés à la (ma) vue, pas question. . .
je viens de changer d'appartement, pour une pièce de plus, et 20 m2. mais j'aurais du prendre 40m pour mon bureau à lui tout seul.

Ecrit par : Bruno | vendredi, 27 octobre 2006

Je pense aussi, comme gianpaolo, que cette note est d'un style plutôt douteux.

Les références, répétées à l'envie, aux "clodos venus de l'Est" , aux "musulmanes voilées", au marchand qui ne peut-être que Flamand, et qui font suite aux "gros Flamands ahanant" de l'année dernière, ne manquent pas de faire remonter à la surface les noms de Céline, Neubauer, Lazareff, JMB et, comme le rappelait récemment gerry, Karl Kling.
Le fait que Bruxelles soit en Belgique ne peut pas tout excuser.

Vite zapper sur un autre sujet pour retrouver la haute tenue qui caractérise MdS et à laquelle nous sommes si attachés.

Danny

Ecrit par : Danny | vendredi, 27 octobre 2006

Je prends votre remarque d'autant plus sérieusement, Danny, que vous prouvez être un lecteur plus qu'attentif, en témoigne la citation à trois mots du texte de l'année dernière que vous rapportez.
Désolé de vous avoir heurté, et d'autres qui ne se manifestent pas mais pensent comme vous, mais je vous rassure, nous avons en France les mêmes clodos, pas tous venus de l'Est sans doute, mais dont la présence indique une même dégradation des conditions sociales de nos pays européens. Le nombre de femmes voilées surprend par contre à Bruxelles.
Enfin, me comparer à Céline, c'est à la fois me faire beaucoup d'honneur littéraire, et pousser le bouchon un peu loin, sur un plan humain.

Ecrit par : Mémoire des Stands | vendredi, 27 octobre 2006

Bonjour Bruno,

Certes je suis loin d'être un spécialiste Ferrari mais je pencherais volontiers pour une Ferrari P3-P4.
Le petit rétroviseur intégré n'était-il pas caractéristique de ces modèles et, de plus, celà collerait par rapport à l'année...même si Denis Sire s'accorde des libertés historiques que son grand talent fait passer largement au second plan.

Amicalement.

Jean-Marie

Ecrit par : Guivarc'h | samedi, 28 octobre 2006

Bonsoir chères toutes et chers tous !

Ah les dessins de Denis Sire, roi des seins animés (facile), des belles carosseries de toutes sortes, roulant, volant et faisant tourner les têtes... A quand une note sur le sir Sire ?

Plus pragmatique : et si la ferrari montrant le bout de son museau était une Dino 206 S ?

Bonne relâche hebdofinale !

Philippe Vogel

Ecrit par : Philippe Vogel | samedi, 28 octobre 2006

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