dimanche, 22 octobre 2006

Guy Royer, photographe du dimanche

guyroyer.jpg



paceflou.jpgL'homme que vous voyez sur la photo ci-dessus est un photographe du dimanche, au sens où Niki Lauda ou Jackie Stewart étaient des conducteurs du dimanche. Ces gens exerçaient leur art entre la sortie de la messe et Drucker l'après-midi. Guy Royer, c'est son nom, fut même un photographe du dimanche malgré lui, comme le symbolise cette photo (prise à San Francisco dans le cadre d'un voyage à Long Beach pour le GP des USA Ouest 1979) qui le montre luttant contre sa pente naturelle qui devait le conduire, des années plus tard, à se perdre dans des rêves de sable.

Il faisait partie de la bande des quatre qui écumait les circuits dans les seventies, brièvement évoquée ici. Il y avait l'Abominable Christian, qui conduisait la Chrysler 180 avec détermination, Martine Deldyck, qui parlait allemand au Ring et à Hockenheim, votre serviteur qui glandait alors et ne bosse finalement que depuis qu'on a inventé Internet, et Guy Royer, le faussaire.

penthouse.jpgLa mallette en zinc qu'il portait constamment en bandoulière - qui lui valut l'original surnom de "Mallette en zinc" donné par Didier Braillon, le roi du surnom - était structurée en deux parts égales : d'un côté le matériel photo, de l'autre le matériel de faussaire.

Son métier d'imprimeur lui facilitait considérablement l'exercice de copier et de diffuser à un petit nombre d'exemplaires, c'est-à-dire à quatre, les méchants laissez-passer en carton avec un truc marqué dessus que les organisateurs de l'époque émettaient.
Grâce à ce petit génie du Lettraset, nous avons tutoyé les rails, fait la bise à Marlène, serré la louche à Chaunac, et bien d'autres choses encore.

bernie.jpgEt puisqu'il a bien fallu qu'il s'occupe, tant dans les stands que sur la piste, alors qu'il voyait les Manou Zurini, Thierry Bovy et autres Franco Lini, des télés longs comme le bras plein les pattes, il s'est payé un Canon qu'il étrenné à Montjuich en 1975. Il a bien voulu entamer la numérisation des milliers de diapos qui roupillent dans son grenier de Neuilly-Plaisance, sans grande conviction d'ailleurs. De vraies diapos, pas des fausses.
"Ca va intéresser qui, ces vieilleries ? Il n'y a que des photos floues, des photos de cul, des photos grimaçantes..."  
Il nous a autorisé à en publier une de temps en temps. Ce sera "La photo du dimanche".



Guy Royer entre Long Beach et Omar khayyam © MdS
Une photo floue, une de cul et une grimaçante, agrandissables © Guy Royer

00:05 Publié dans La photo du dimanche | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : bernie ecclestone, carlos pace |

Commentaires

Ce genre de gars représente une mine (d'or) pour MDS car toute photo peut présenter un intérêt ,surtout quand elle n'a pas fait le tour du monde , c'est une tranche de vie ,de souvenirs , nous en sommes tous demandeurs sur ce site ,à dimanche prochain mallette de zinc!

Ecrit par : françois Coeuret | dimanche, 22 octobre 2006

voilà, comme ça c'est mieux, je sais qui se trouve sur la photo.
coincidence. . . coincidences.
je me suis payer aussi un canon FTB "QL" 2 semaines avant Monaco 75. mais mon 200mm avait la taille de mpn poignet.

vivement dimanche prochain

Ecrit par : Bruno | dimanche, 22 octobre 2006

Rafraichissez vos souvenirs Mr le Webmaster, la célèbre mallette de Guy (pas celle de la photo) n'était point en zinc mais en alu bouchonné dans le style "tableau de bord de Bugatti ", comment confondre ce métal avec du vulgaire zinc de comptoir ou de toiture ?

Ecrit par : l'Abominable Christian | dimanche, 22 octobre 2006

EVIDEMMENT MALLETTE D'ALU BOUCHONNE EST UN NOM PLUS DIFFICILE A PORTER!!!!

Ecrit par : f . Coeuret | lundi, 23 octobre 2006

J' adorais ces photos de cul... J' en dessinais aussi. Je commençais par deux beaux gros slicks bien gras que je positionnais à la bonne distance l'un de l'autre, en m'aidant des petits carreaux . Puis j'esssayais de fixer la Hewland à peu près au milieu. A laquelle j'accrochais les triangles réunis par des fusées du plus bel effet, avec en diagonale, le combiné ressort amorto. Derrière je planquais le Cosworth, un peu gribouillis, mon talent de dessinateur ayant ses limites. Le tout recouvert d'un mince capot. Pour les échappements ça allait plutôt bien. Deux petits cercles noirs, bien en face. Sauf pour les Ferrari qui mettaient leurs spaghettis sur le dessus. Plus tard, bien plus tard , il me fallut rajouter des "wings", toute perchées d'abord, puis de plus en plus basses..
Mes tentatives pour les vues imprenables sur l'avant ne furent finalement jamais aussi réussies...C'est quand j'ai voulu tenter les vues 3D que j'ai renoncé à la peinture...

Ecrit par : Roues libres | lundi, 23 octobre 2006

Peut être que le terme qui conviendrait le mieux a la mallette de Guy est : guillochée.
Comme quoi après Guy Royer, Guy Dhotel, c’est Guy Lloché qui vient poser sa valise sur notre site favori.
Les Bugatti et autre Voisin ont utilisés cette technique (le guillochage) très en vogue dans les année 30, pleine période Artdéco.
Qu'en pense le Bureau 219, toujours tres attentif au mot juste?

Ecrit par : gianpaolo | lundi, 23 octobre 2006

Gianpaolo s'égare, ce pas guilloché mais Macon Loché, rien à voir avec la valise RTL.
D'ailleurs j'ai fini par la renvoyer à cause du goût de bouchon(né). Hic...
La subtilité de la valise en alu c'est qu'on pouvait monter dessus et être légèrement plus haut que les autres. J'aurais aussi une légère préférence pour la photo de "cul" car faire une photo floue, c'est facile, faire une photo de Bernie grimaçant, c'est naturel. Mais une belle
callipyge découvrant ses plus beaux atours au détour d'une jolie courbe... c'est bandant comme disait mon petit zoom à l'époque.

Ecrit par : Bureau 219 | lundi, 23 octobre 2006

La photo de train arrière est superbe et techniquement très intéressante - on ne pouvait en attendre moins avec un sponsor comme Penthouse-
(A ma grande hoonte, je ne me souviens plus de quelle monoplace il s'agit)
Sérieusement, cette photo montre les problèmes quasi-insolubles des supsensions très souples de l'époque triangles superposés- barre antiroulis transversale-combinés ressort amortisseurs extérieurs: On est en carossage négatif sur la roue en appui -comme sur une vieille R8 de série!-

Ecrit par : guy dhotel | lundi, 23 octobre 2006

Il s'agit je crois d'une Williams du Penthouse Rizla Racing de 1980...

Ecrit par : roues libres | lundi, 23 octobre 2006

Pardon, erreur immédiatement corrigée. C' était évidemment une Hesketh, le sponsor étant tout à fait au goût de l'excentrique Lord pour les saisons 76 et 77. Pilotes Ertl ou Stommelen ?

Ecrit par : roues libres | lundi, 23 octobre 2006

Ah oui mais Alexander a vendu la boutique fin 75 ! C 'est donc une Heskeh "privée" car la voiture "officielle" du Lord ne portait aucune pub si mes souvenirs sont bons .....

Ecrit par : boîte en prise | lundi, 23 octobre 2006

Lord Alexander avait en effet vendu son écurie à Walter Wolf, le milliardaire Canadien qui embarqua Postlethwaite, les chassis devenant des Williams FW 05.
L' associé de Hesketh, Horsley aligna une 308D en 76 pour Guy Edwards et Harald Ertl le barbu, qui étaient arrivés avec le support de Penthouse-Rizla et plein de supportrices généreuses (de forme). Ils n'on fait que quelques GP, l'opération se terminant rapidement en eau de boudin. Si j'ose dire.

Ecrit par : roues libres | lundi, 23 octobre 2006

Les lignes sur Guy Royer et ses talents de faussaire me refont penser à une anecdote qui nous prouve que les italiens, dans un certain registre sont bien les plus forts .

Donc ! En cette fin de saison 76, mon meilleur pote Rodolphe et moi décidons, au dernier moment, d'assister au final, qui s'annonce somptueux, entre Lauda et Hunt .

C'est à Fuji, donc pas la porte à coté et nous n'avons, ni tickets d'avion et encore moins de "Passes" Paddock ou autres .

Rodolphe, cadre sup. chez Adidas, nous dégote un voyage organisé, au départ de Milan, où nous devrons nous joindre à une soixantaine de ritals tous persuadés que Nikki ne fera qu'une bouchée du grand James .

Quant à moi, je persuade le dessinateur maquetiste en chef (un autre meilleur pote) des "Dernières Nouvelles d'Alsace" de me concocter deux petits bijoux de brassards en cuir rouge FFSA ainsi que deux magnifiques vraies / fausses cartes de presse .

Une semaine est passée et le DC8 d'Alitalia se pose en escale à Bangkok avec nous dedans et aussi 200 ferraristes déchainés . Ma parole, ça dort jamais les italiens !

Encore quelques heures et nous voilà dans le bus qui nous emmène à notre hotel à Tokyo !

Que nenni, la troupe de Tifosis a soudoyé guides et chauffeur afin qu'ils nous mènent direct au ... circuit, sans passer par la case "Hotel" .

On est morts ... mais heureux . Surtout qu'avec nos précieux sésames, on va pouvoir, enfin se séparer de nos sympathiques, mais bruyants compagnons . On les plaint un peu ! C'est vrai, faire tout ce trajet pour se retrouver parqués dans une tribune, au millieu des fans de Hoshino et Takahashi !

Bon, on se promet . On leur racontera au retour .

Le bus ralentit, trouve une place de parking et s'immobilise à quelques metres de l'accès au paddock . C'est alors que Rodolphe, brandissant les contrefaçons, leur annonce, un brin suffisant :

"Bon, les macaronis, c'est pas qu'on s'ennuie avec vous, mais nous, on a des passes et de toutes façons, au lieu de faire les cons dans le zinc (en alu guilloché ?), z'auriez mieux fait de vous organiser " . Alors, à plus tard et sans rancune ...

Un silence de quelques secondes et soudain le bus entier explose de rire .

Carlo, le chef tifoso agite joyeusement un brassard, suivi aussitot par tous ses ouailles, tous munis de passes plus vrais que nature .

"Ma vous, les francese, c'est pas dans votre dictionnaire lé mot COMBINAZZIONE" . Pour nous s'est oune style dé vie" . Allez vénez boire oun po dé Grappa", ajoute t'il en ouvrant une malette bourrée de dizaines de passes supplémentaires .

"Ma ça ? C'est pour vendre aux japonais ...

Ecrit par : J.C.Arnold | mardi, 24 octobre 2006

Savoureuse tranche de vie, Jean-Claude !
Si quelqu'un comme vous ramait pour avoir des passes (enfin des pass, car sinon on va penser à autre chose), que dire de nous autres ?
Heureusement que l'époque offrait aux PME du faux brassard quelques débouchés impossibles de nos jours où l'électronique a remplacé le faux lettrage.

S'il nous lit ce soir, j'aurai une pensée émue pour F., dit "Le Canadien", qui au cours d'un trajet de nuit dans le Barcelona talgo, Montjuich 1975, je crois, m'avait mis au parfum de la combine de presse qu'il utilisait pour se faire accréditer de course en course. Un truc imparable, vachement fouillé, digne du Train postal de Ronald Biggs, sur lequel il s'est appuyé plus de dix ans. Je me rappelle l'écoutant bouche bée, alors que les cahots du Talgo nous approchaient de Barcelone, où j'allais voir mon premier mort.

Si parmi nous, certains étaient adeptes du faux pass, d'autres comme votre serviteur avaient opté pour la combine de F. Le Canadien. Quelques grands noms de la presse française ont commençé avec cette même combine, ou une variante proche.

Non, pas de noms...

Ecrit par : Mémoire des Stands | mardi, 24 octobre 2006

Dis nous, monsieur MDS, c'était quoi, la combine du canadien . Allez, un beau geste ! Ca restera entre nous ...

Ecrit par : J.C.Arnold | mardi, 24 octobre 2006

En parlant d'entrée difficile dans le paddock, j'ai souvenir d'une bon we passé aux 24 Heures du Mans il y a quelques années avec Seb qui est aussi un des fidèles de MDS...

Nous n'aurions pas trouvé de passes sans la bienveillance d'une ancienne camarade.

Nous sentant redevables, nous avions tout de même dû satisfaire l'envie de glace à l'italienne de son éminent directeur qui trouvait regrettable que son équipe n'ait pas prévu cette envie. Nous fûmes chargés d'aller en acheter une hors du paddock, loin du paddock.

Avec 35°C dehors, nous constatâmes vite que toute glace, même italienne, fond vite. Le fameux directeur eut un ersatz de glace à l'italienne et nous, les mains bien poisseuses. Mais avec un pass accroché juste au dessus sur le poignet !

Ecrit par : [MDV]² | mardi, 24 octobre 2006

Moi je suis souvent rentré en poussant une roue. J' attendais les mécanos hors du paddock pour leur en piquer une. A l'époque ils n'avaient pas leur chariots de golf bi-turbos ou leur John Deere Gators à 6 roues pour porter les pneus. Ils les roulaient sur des diables ou encore à la main, façon cerceau. J' étais toujours prêt à leur rendre service et je passais, courbé et affairé derrière ma roue devant les contrôleurs débonnaires, par la porte pricipale, "Teams only". Bien moins sophistiqué que vos pass, mais probablement aussi efficace.

Le truc marche encore, mais sur les parkings de super-marchés lors des slaloms de sous-préfecture...

Ecrit par : roues libres | mardi, 24 octobre 2006

La technique dite du "poussage de rou" marche encore...pour preuve mon entrée dans la "pit lane" du GPFrance 2006 en poussant le samedi aprem les F1 historiques...

Ecrit par : L'/entonnoir (non dé)masqué... | mercredi, 25 octobre 2006

[MdV]2, j'avais presque oublié cet épisode fameux...Et à condition de ne pas accrocher le pass trop bien à son poignet, on peut en faire profiter 2-3 potes en plus...

Ecrit par : seb | mercredi, 25 octobre 2006

@ L'/entonnoir (non dé)masqué... J'ai honte d'y être entré la dernière fois avec dix pancartes très officielles et probablement hors de prix autour du cou. Bernie appelle ça le VIP Pit Lane Walk...Mais je compte me dévéhipiser dès que possible et promis je retenterai le coup de la roue.

Ecrit par : Roues libres | mercredi, 25 octobre 2006

& encore, je ne vous ai pas parlé de ma rencontre ( c'est un bien grand mot pr un si timide "oh...bonjour...puis je vous demander un autographe [ en anglais SVP!] ) avec ni plus ni moins que... Niki Lauda...lors de ces memes pas dans la pit lane...
tonton Bernie Merci de tout mon coeur...
bon, j'm'absente, je retourne décrasser mes pneus à Tunis et vous rapporterai d'ici peu quelques nouvelles croustillantes du "milieu"...
je me désole cpdt de l'absence de JLM...peut etre aurons nous droit à de la musique traditionnelle entre les tours successifs des porsches 906 et autres bug 35B...
PS : j'espere voir tonton Rega prendre le volant (pas comme a Angoulème!)...
Inch'allah

Ecrit par : L'/entonnoir (non dé)masqué... | mercredi, 25 octobre 2006

Bon voyage and have good fun. Je vous raconterai une autre fois comment des petits Français de base plein d'astuce ont convaincu Bernie de mettre des caméras live à bord des F1. C' était en 86-87...et ça marche encore. Ce qui m'avait valu à l'époque le Pass des pass, le graal de tous les badges, celui qui porte la mention Broadcast Television, All access. Mais ceci est une autre histoire.

Ecrit par : Roues libres | mercredi, 25 octobre 2006

allez, une histoire...une histoire...une histoire!!!
quelle idée merveilleuse, loft story avt l'heure en quelques sortes!
vous connaissez donc bien tonton Bernie???

Ecrit par : L'/entonnoir (non dé)masqué... | mercredi, 25 octobre 2006

Je ne veux pas encombrer cette rubrique qui doit rester celle de Guy Royer. Quant à Bernie je l'ai en effet connu période FOCA.

Ecrit par : Roues libres | mercredi, 25 octobre 2006

Au Castellet de la belle époque, si vous arriviez à entrer dans le paddock derrière l'immeuble des stands, ce qui était relativement aisé en ce temps là, il suffisait de pousser la porte à gauche du grand porche central en face du bar du circuit, qui conduisait directement dans le local de l'équipe de sécurité et pompiers du circuit. Et à partir de là, accès direct sur le pit lane et la piste. Après, c’était à vous de vous faufiler au travers des mécanos, officiels et grouppies qui peuplaient les stands pour ne pas vous faire éjecter. Et cette porte, elle est restée ouverte de nombreuses années et de nombreuses courses !

Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | mercredi, 25 octobre 2006

mon cher Patrice,

il me tarde de vous revoir,
oui , c' était bien dans le Talgo , en route ( rail ) pour Barcelone.
F.H.

Ecrit par : freddy hédin | dimanche, 05 novembre 2006

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