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samedi, 16 septembre 2006
Circuit des Remparts 2006, piégé chez Paul

Affluence des grands soirs hier dans la salle intérieure de "Chez Paul" car les trombes d'eau s'abattant sur la Charente depuis trois jours n'incitaient guère les dîneurs à baguenauder au jardin. Ambiance humide genre Brands Hatch en mars ou Donington en octobre.
Nous repérons une table à l'entrée dont les convives ne nous sont pas inconnus, lesquels nous retournent cette politesse : Michel Loreille, sa compagne Corinne, accompagnés d'un couple d'amis. Ceux de nos lecteurs nous pratiquant un peu savent ce penchant pour la solitude qui nous conduit à éviter les tables trop bruyantes qui mènent souvent à des embarquées nocturnes nuisibles à notre teint de pêche. Aussi n'est-ce pas sans inquiétude qu'une hôtesse nous propose une table peu éloignée de celle que le spectaculaire organisateur du GP de Tours anime avec une faconde toute fellinienne.
Assis à coté d'une dame seule fixant son verre de Blaye comme s'il se fût agi d'un diamant, nous faisons de même du nôtre, y lisant l'accès piste qui nous fut refusé, contrairement à l'an dernier, remplacé par le vulgaire bracelet Acocra qui ne permet que l'accès au paddock. Ces considérations sans intérêt - encore qu'elles pourraient peser sur l'orientation de nos commentaires, qu'en plus la météo pourrie n'adoucirait pas forcément -, bref, ces réflexions sont interrompues par l'irruption de celui par qui tout arrive au Circuit des Remparts (même s'il a pris du recul cette année), Jean-Louis Mathieu... JLM déboulant chez Paul un soir de Remparts, c'est Sarko au marché du dimanche matin à Neuilly.
D'emblée nous jaugons la situation et avant d'échafauder une stratégie...
- Eh patrice, ne reste pas tout seul devant ton verre, viens à notre table ! lance Jean-Louis qui avait déjà tapé l'incruste chez Loreille and co, lesquels, d'un regard engageant, confirment l'invitation. L'objection du manque de place est vite levée par JLM qui gicle voir Paul et obtient d'icelui que notre table soit manu militari soulevée de terre et empoignée jusqu'à l'autre, avec notre verre de Blaye, notre carafe d'eau, notre panière et une bavette bien cuite à peine entamée.
Bien.
Un Britannique rigolard nous fait face, sa compagne est au bout de la table. Il se présente comme "l'Ecossais volant", oui c'est l'un de nos commentateurs... Il écrit et parle le français comme nous aimerions le faire de l'anglais, décline sa véritable indentité, Eric Benson, effectivement pas un inconnu pour nous qui l'avons vu ici dans le passé sur sa MG. Ce plaisir lui a été refusé cette année pour des raisons qui apparaissent peu claires, ce qui provoque à notre nouvelle table des commentaires dont la majorité ressortent du "off the record".
Pendant ce temps, alors qu'on s'échange historiques d'autos, numéros de châssis, anecdotes sur un ou une telle, tout ça irracontable évidemment, les convives se pressent toujours plus nombreux chez le rôtisseur dont le catogan s'allonge au rythme de la queue dans l'entrée. Voilà que surviennent à leur tour les bugattistes qui buvaient l'apéro au bar de l'hôtel du Palais. Tous ou presque saluent notre tablée qui parvient à en happer deux, de ces bugattistes élégants qui ressemblent à leurs autos en un curieux mimétisme.
Mais manque la place. Paul est donc mandé une seconde fois, alors qu'il est "dans le jus", à l'heure où sa taverne accueille un bon 15% de la population angoumoisine ce soir. Qu'importe, importée d'on ne sait où, une table se matérialise à notre gauche à laquelle prenne place un élégant gentleman grisonnant, Patrice Cousseau (Bugatti 51) et un jeune homme apparenté, nous a-t-il semblé, à la famille Novo.
Difficile d'arrêter Michel Loreille. Et dur de stopper Jean-Louis Mathieu. Les deux ont rebalayé à leur manière le paysage automobile historique français, si bien que l'essentiel est impubliable. Non, ne comptez pas sur nous pour rapporter qui est pédophile, qui magouille des numéros de châssis, qui pompe ses articles, qui a bousillé sa revue en mauvais gestionnaire, qui règne par la force dans telle région, qui est manipulé par qui, qui voudrait coucher avec la femme de [floutage], etc.
Et lorsque Michel Loreille a conclu en disant qu'en France il existe de nombreux passionnés anonymes, qui n'ont pas d'automobile (les pauvres) mais qui la connaissent mieux que beaucoup de pilotes reconnus ou de professionnels, nous avons eu une pensée fugitive envers notre billet aller-retour Paris-Angouême serré dans notre valise, priant qu'il ne nous trahisse pas.
Sacrée soirée, comme aurait dit l'autre. Investissement rentable, qui ne nous a coûté que 21, 45 €, et qui démontre que la société, finalement, c'est chouette.
Circuit des Remparts d'Angoulême . 15-17 septembre 2006
Site officiel www.circuit-des-remparts.com
Piégé chez Paul © MdS
13:05 Publié dans Circuit des Remparts d'Angoulême | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : circuit des remparts angouleme, michel loreille, 2006 |


















Commentaires
Cher Mds,
A lire vos exploits de jeunesse pour entré sur les circuits et paddocks d'une manière détourné je ne vous imaginai pas si "réservé". Peut être l'envie de prendre le déssert voir plus si affinité avec la jeune dame seule d'à coté ???? JLM vous aurais t'il coupé l'herbe sous le pied ?? Enfin ...... c'est pas mes oignons.
Sur les non dits (et surtout non ecrits) j'ai une proposition à vous faire.
Vous savez que les magazines "people" on le vent en poupe alors pourquoi ne pas faire une revue people sur le milieu de l'automobile ancienne. Munissez vous de votre meilleur magnéto la prochaine fois, je veux bien faire le paparazzi (il ne semble pas qu'il faille le pullitzer de la photographie pour faire ces clichés).
L'année prochaine nous pourrions ainsi descendre à Angoulème dans la voiture de nos rèves (chacun la sienne pour satisfaire à notre besoin de "tranquilité", j'ai aussi, comme vous, cette qualité).
Je visionnais l'émission sur les remparts de l'année dernière, enregistrée sur motors, histoire de me mettre dans le bain pour demain et de voir, par hasard, les têtes de ceux dont on parle ici depuis quelques jours. Une interview justement de Michel Loreille m'a fait penser que ce type avait l'air bien, ce que confirme ces propos que vous rappelez aujourd'hui.
Bonne soirée et à demain "on the track" (enfin à coté).
P.S. Si vous pouviez m'envoyer un scan du bracelet d'accès au paddock (ce soir impérativement), je sais que vous l'avez, la preuve c'est écrit sur ce blog.Je pourrais le sortir sur mon imprimante (et oui c'est ça la modernité). personne n'en saura rien
;o ))
Ecrit par : GIGI | samedi, 16 septembre 2006
Gigi, c'est peut-être d'avoir tant crapahuté avec de faux pass, d'avoir passé pour un faux journaliste qui prétendait faire un annuel à la question de savoir dans quoi il bossait (un annuel, c'est cool, on peu se balader les mains dans les poches) que nous tenons cette réserve dont vous parlez, et que gentiment vous entourez de guillemets, cette réserve qui est devenue une seconde nature. Quant à la dame en question, je n'ai eu guère le temps de m'y intéresser, comme vous l'avez deviné.
Un faux bracelet Acocra ? voilà une idée. Croyez vous que le jeu en eût valu la chandelle cette année, vu que le paddock ressemble à un marais de Louisiane, la chaleur en moins, où seraient garées trois Porsche hors d'âge ?
Bon, je suis de mauvaise foi, je le reconnais.
Ecrit par : Mémoire des Stands | samedi, 16 septembre 2006
Des Porsche hors d'âge ?....où çà !......où çà ...... !
Ecrit par : Pascal | samedi, 16 septembre 2006
Les trompettes de le renommée sonnent déjà a vos tympans habitués au silence feutré d’un bureau insonorisé au dessous duquel coule la Seine et d’une villa calme d’une banlieue résidentielle.
Soyez prudent Patrice, vous vous encanaillez comme jamais.
Dans quel état allons nous vous retrouver au retour d’Angoulême, je vous suggère d’effectuer une retraite silencieuse dans la région Centre, par exemple chez Etienne Moity, il parait qu’il n’a pas de connexion internet.
Ecrit par : gianpaolo | dimanche, 17 septembre 2006
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