vendredi, 04 août 2006
Hungaroring (histoire)

Le sport automobile a longtemps joué les Arlésiennes en Hongrie. On en parlait bien avant qu'une auto de course y posât ses roues puisque dès les années trente un projet de Grand Prix circulait à Budapest, fut même inscrit au calendrier, mais ne vit pas le jour.
Une quinzaine d'année plus tard entre en scène Bernie Ecclestone, dont l'attaché-case contient un projet de Grand Prix en Russie. Nonobstant le fait que le Rideau de fer est toujours fermement baissé, Bernie devine qu'un marché prometteur s'y cache et envisage un plan de circuit tracé dans les rues de Moscou. Ce projet n'aboutira pas mais une rencontre avec un homme d'affaires hongrois, Tamas Rohonyi, s'avère déterminante pour la poursuite du projet. L'homme le convainc de visiter Budapest, ce que fait Ecclestone en 1983 où il trouve alors en Tibor Balogh, le responsable du Magyar Nemzeti Autosport Szövétseg (MNASZ,les autorités sportives automobiles nationales), une oreille attentive.
Mais la volonté gouvernementale de construire un circuit permanent est contrée par les organisations écologistes qui s'opposent à un plan initial de circuit en ville. Un site est alors choisi dans la localité de Mogyorod située au sein de la Vallée des trois sources, à 19 km de Budapest. Desservi par l'autoroute reliant la Capitale à Miskolc, au Nord-Est du pays, l'endroit est idéalement situé pour attirer la foule.Les travaux débutent en février 1985, dirigés par l'architecte chargé du programme autoroutier gouvernemental, Istvan Papp, qui jouera avec les reliefs de cette région thermale et parviendra à offrir, au sein de ce qui est un amphithéâtre naturel, une grande qualité de spectacle.
La piste est inaugurée en juin 1986 et en août le premier Grand Prix couru derrière le Rideau de fer est organisé devant une énorme assemblée de 200 000 personnes, et remporté par Nelson Piquet. Des travaux sont entrepris en 1989 sur le virage numéro 4, redessiné afin de préserver l'écoulement d'une source souterraine découverte lors de la construction. Le tracé est alors légèrement raccourci.
Le circuit du Hungaroring n'est pas le plus populaire de la saison. Bosselé et glissant, il n'offre guère de possibilité de dépassements et il est, de plus, exigeant pour les pilotes qui n'y ont pas de répit car les virages s'enchaînent les uns aux autres sans qu'il soit possible de relâcher la concentration. Une excellente traction pour s'extraire des virages est ici primordiale, ainsi qu'une bonne position sur la grille, ce qui n'a pourtant pas empêché Nigel Mansell de gagner en 1989, en partant de la douzième place.
Le Hungaroring est devenu au fil des ans, même si sa fréquentation a baissé, un rendez-vous populaire où des milliers d'Allemands, d'Autrichiens et d'Italiens se mêlent à leurs homologues des pays de l'Est. On y fête cette année le vingtième anniversaire du GP de Hongrie.

Hungaroring
2146 Mogyorod Pf. 10
Hungaroring Sport Rt.
Site officiel : www.hungaroring.hu
Lire un historique très complet sur le site du MNASZ
Le public au Hungaroring © MedioLatino
10:20 Publié dans Circuits | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : circuit du hungaroring, grand prix de hongrie, histoire du sport automobile |



















Commentaires
C'est pas possible ..... hongrois rêver....encore un article qui démontre que le sport automobile n'existe pas sans la F1 !!!!
Et pourtant le sport auto a eu sa raison d'être en Hongrie avant la construction de ce circuit de go-kart qu'est le Hungaroring !
Au niveau international SVP, en championnat d'europe des rallyes même.... oui Monsieur!!!!
Un exemple : le Munich-Vienne-Budapest a marqué l'histoire, non pas par la traversée du rideau de fer (le rallye de pologne inscrit en 1960, 7 ans après la création en 1953 du championnat d'Europe des rallyes [premier vainqueur Helmut Polensky sur Porsche 356 SL, type 514 pour les intimes....], puis le Spa-Sofia-Liège, avaient ouvert la voie depuis belle heurette - expression en vieux bourguignon qui a donné en français "belle lurette", mais je m'égare comme disait l'ane perdu sur une voie ferrée avant qu'un TER lui fasse la vie duraille), mais par ses prestigieux vainqueurs :
Aaltonen-Ambrose (Austin Cooper), en 1965, Makinen-Easter (Austin Cooper), en 66, Piot-Brenaud ( R8 Gord), en 67..... c'est pas du mou de veau quand même ????
Ecrit par : Pascal | vendredi, 04 août 2006
Encore à ronchonner Pascal !
De quoi vous plaignez-vous, je vous offre une autoroute pour pousser vos voitures de tourisme. Avouez que vous adorez ça !
Ecrit par : Mémoire des Stands | vendredi, 04 août 2006
Nuance .... je ne ronchonne pas..... je soliloque et je me remémore !!!!
En plus, vous avouez cuistrement tout faire pour me pousser à mes vices....c'est pas bien.... non.... c'est pas bien !!!
Ecrit par : Pascal | vendredi, 04 août 2006
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