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vendredi, 14 juillet 2006

Faute professionnelle

lemansclassic.jpg


Davantage que les commentaires hâtivement rédigés à l'attention de MdS, qualifiant son absence du Mans Classic de faute professionnelle, c'est l'image ci-dessus, composée par sir william (sans majuscule, son titre de noblesse en est une), et piquée au Blenheim Gang Forum [1] où il sévit, qui nous fait prendre conscience de l'étendue de ladite faute.

Cette modeste Lotus, abandonnée dans son élan par un propriétaire en sucre parti se mettre au sec, regarde tomber une pluie d'été. Une pluie acide ? Où sont les cinq cents autos promises par le programme ? Où sont passés leurs jockeys ? Blanc sale, le soleil n'émettrait-il pas des rayonnements bizarres ? Un milliard d'années, qu'il nous reste à vivre d'après quelque sommité historienne dont vous avons déjà parlé. Une miette en temps cosmique.

Oui une faute que d'avoir raté cette séquence.
Une petite Anglaise, une capote, une route mouillée, juste de quoi recommencer l'Historique. 


Le Mans Classic . Circuit de la Sarthe . 7-9 juillet 2006

Site officiel : www.lemansclassic.com


[1] www.blenheimgang.com/forum/index.php
 

Lotus non verte sous soleil non jaune © sir william

Commentaires

jolie réponse,
jolie photo,
joli moment.
Le circuit pourrait etre Solitude.

Ecrit par : gianpaolo | vendredi, 14 juillet 2006

Bonsoir à toutes et tous !

Dernière intervention avant relâche estivale sur la Côte d'Azur et l'espoir d'y rencontrer certains qui ont côtoyé Mike Beuttler.

MDS absent du Mans Classic
mais MDS présent aux 12 heures de Gueux...
être ou ne pas être, telle n'est pas la question,
ce qui compte c'est la passion
distillée là elle fait frisson.

Au fait je fus aux deux à la fois et au mans, j'ai causé à Bobby Rahal, l'ai pris en photo aux côtés de la Lola 30 (T286 mais l'arceau n'était pas celui d'origine ni la prise d'air d'ailleurs...) et à un certain Brian Joscelyn de la bande du Dorset Racing et ses Lola 2 et 3 litres.

Que l'été vous soit chaud (juste assez pour apprécier) !

Philippe Vogel

Ecrit par : philippe vogel | vendredi, 14 juillet 2006

c'est une Elan?

Ecrit par : Bruno | samedi, 15 juillet 2006

Bonjour,

Nous nous avons discuté avec le propriétaire de la petite DKW grise métallisée immatriculée dans le Calvados et qui possède un authentique palmarès (pas le cas de tous les engins orésents il me semble !!); il a participé à la course mais dixit l'intéressé il n'est plus à sa place...et pourtant il est reparti par la route le dimanche à 17 heures vers sa Normandie avec deux passagers. La Classe.
je peux le rassurer nous non plus nous n'étions pas à notre place.

Bien entendu il y avait de belles autos et des gens sympas mais nous n'avons pas vibré, pas de sensations, pas d'esprit ...
- peut être à cause du manque d'avant guerre qui reste nos autos de prédilection,
- peut être à cause du village dont les boutiques ont fermé à partir de 20 heures le samedi soir,
- peut être au fait que les enfants devaient s'acquitter d'un droit d'entrée dès l'âge de 12 ans ce qui ne facilite pas leur évail à la passion des autos historiques,
- peut être de la sensation de parkings de (trop) d'autos anciennes

Nous avions beaucoup aimé la première édition, la deuxième annonçait le monde des sous...la troisième le confirme. Ainsi va la vie mais heureusement il existe d'autres manifestations où règnent la convivialité et la simplicité.
Amicalement

Jean-Marie

PS : MDS pas de faute professionnelle pour vous et encore moins avec cette magnifique photo de cette Lotus !

Ecrit par : Guivarc'h | samedi, 15 juillet 2006

Bonjour !

Il est dans la vie des instants de vraies joies, saines et simples, qui nous font trépigner d’impatience dans l’attente de l’évènement, et qui ensuite gonflent notre cœur d’un plaisir incommensurable : retrouver un ami d’enfance, revoir un parent éloigné, ouvrir une bonne bouteille de vin, serrer la main de Patrice Vatan, coucher avec Isabelle Adjani …. Bref !!!

Ce matin, je me suis levé à 5 h, sans grogner, l’esprit vif et joyeux pour rejoindre le circuit de la Sarthe, après deux longues années d’attente ; j’arrive ainsi de bonne heure et bonne humeur, au Welcome le bien nommé, pour retirer au Club Porsche les différents pass qui me permettront de déambuler à loisir, sans avoir à faire une fastidieuse attente devant un desk occupé par des aimables et accortes hôtesses.

Une fois la voitue garée auprès de ses petites copines de Zuffenhausen, je remonte au pas de chasseur (alpin mais sans les skis), vers les paddocks pour admirer ces vieilles gloires qui m’ont tant fait rêver dans ma prime jeunesse ; ce premier contact avec les bolides encore inanimés est comme une madeleine de Proust (j’ai failli écrire Prost, la déformation sans doute)…. Plein de souvenirs ressurgissent du passé devant toutes ces merveilles.

Bien sûr, une attirance me pousse plus volontiers vers les autos siglées d’une jument cabrée (par opposition à l’hongre cabré figurant sur des voitures rouges, mais comment rester de glace devant une Alfa Tubolare, une Lola T70, une GT40, une Chevrolet Corvette ….

Je me surprends à contempler longuement la Grac Gotti MT20, détaillant sa carrosserie originelle à l’arrière si torturé, et bien différente de celle que l’on m’avait confié, l’instant d’une course de côte de régionale, équipée d’une carrosserie plus banale, mais certainement plus efficace de Lola T296.

Il est bientôt midi, et je retrouve quelques amis près de ma voiture ; ces derniers sachant que mon coffre comporte généralement une glacière contenant quelques boissons fraîches, roboratives, et néanmoins alcoolisées. Après un rapide déjeuner, j’effectue le tour des clubs, tendant l’oreille pour capter des discussions riches : «…. hé oui, mon cher ! ma voiture est une ex-tartempion, entretenue en perruque à l’Usine, et qui a faillit disputer la Targa-Florio 58, si son pilote n’avait pas eu la veille, une écharde dans le gros orteil …. » ; l’on discute généralement de boulon de 8, de diamètre des soupapes, et de réglage des rampes de carbu, mais quel que soit le dialogue, l’important reste dans l’intense éclat qui brille dans les yeux de l’auditeur et de son auditoir.

Le premier plateau est en place sur la piste des 16 h (voitures construites entre 1923 et 1939) ; je ne suis pas spécialement attiré par les ancêtres, mais j’ai beaucoup de respect pour les personnes qui ont construit et entretenu ces autos, et pour les pilotes qui roulaient au péril de leur vie sur des véhicules à la tenue de route approximative et au freinage quasi inexistant. Il y a bien sur l’anachronisme de ces pilotes actuels, sanglés, en combinaison Nomex, coiffés d’un casque intégral, mais l’aspect historique y perd ce que la sécurité y gagne.

Entre deux courses, la foule des tribunes s’agite subitement à l’annonce de la victoire d’Amélie Mauresmo à Wimbledon : les applaudissements destinés à celle qui a toujours avouée que sa surface de prédilection était le gazon, ont du mal à me tirer de ma torpeur, et il faut vraiment que les moteurs crachent de nouveau leurs décibels, pour que mon cerveau reprenne un fonctionnement normal : ces mécaniques ont été préparées pour la compétition, et elles le disent bien haut ….rien à voir avec les moteurs de F1, au son de mixeur à 19 000 tr/mn, ou l’absence de bruit des Audi R10 des dernières 24 h.

Avec un peu d’habitude, il facile de deviner, les yeux fermés, quelle voiture passe devant la tribune : le staccato clair des CD à moteur Panpan (rigolo…. le sobriquet de la marque Panhard évoque pleinement le bruit de leur moteur), les borborygmes sourds des V8 U.S. dont les grosses gamelles battent l’air en cadence, mettant la gente féminine en pamoison (selon une étude faite par la Nascar, il y a quelques années, il semblerait que le grondement des V8 agisse sur la libido des dames…. Qui confirme ?), le feulement métallique des flat Porsche, à 4, 6, 8 ou 12 cylindres dont la profondeur des vocalises augmente avec la cylindrée, le son cristallin des V8 Cosworth, les jappements des V12 italiens, dont le son si particulier provient de la forme des échappements « spaghetti » (un problème de pot des jappements en quelque sorte !!)…..

Reste que l’équité sportive est parfois malmenée : voir des Porsche 917 se faire tourner autour par des Lola T70, Alpine A220, et autres Chevron, alors que ces autos n’étaient pas réputées à l’époque pour leur vélocité et leur fiabilité, me chagrine un peu…. Certes les niveaux de préparation, la qualité des matériaux, et l’usage de l’informatique y sont peut être pour beaucoup, mais je suppute (il n’y a pas de sot métier, il n’y a que des sottes personnes !), que la valeur des pilotes joue également un rôle conséquent.

Tiens ! les pilotes parlons en un peu, en guise de conclusion : disponibles, souriants, proches du public, répondant à toutes les questions même les plus invraisemblables avec une gentillesse non feinte,…bref le rêve de tout fan actuel de sport automobile.

A dans deux ans…..

Ecrit par : Pascal | lundi, 17 juillet 2006

Pascal, votre récit m'a donné envie d'y etre aussi , dans deux ans.

Ecrit par : gianpaolo | lundi, 17 juillet 2006

Bonjour Pascal,

"Tiens ! les pilotes parlons en un peu, en guise de conclusion : disponibles, souriants, proches du public, répondant à toutes les questions même les plus invraisemblables avec une gentillesse non feinte,…bref le rêve de tout fan actuel de sport automobile."

Je reprends votre phrase et vous invite à venir au pesage des vrais 24 heures du Mans qui se déroule place des Jacobins les lundi et mardi de la semaine de la course et ce que vous évoquez avec les pilotes se déroule tous les ans...gentillesse et disponibilité.

Jean-Marie Guivarc'h

Ecrit par : Guivarc'h | lundi, 17 juillet 2006

Jean-Marie !

Mon allusion visait essentiellement la catégorie dite "reine" du sport automobile....vous savez cette discipline "open" mixant les stars gagnant des millions d'euros, aux illustres inconnus venant de catégories inférieures, mais aux valises pleines de dollars ????

En ce qui concerne l'approche la plus aisée des pilotes, et leur grande disponibilité, c'est encore (pour combien de temps encore ?), les rallyes qui remportent la palme, et sans vouloir porter ombrage à la place des jacobins ;o)

Pascal

Ecrit par : Pascal | lundi, 17 juillet 2006

Pascal,

Pour les rallyes et les pilotes complètement d'accord mais je garde en mémoire le jour où un mardi soir Jacky Ickx est venu voir mes croquis et discuter tranquillement de tout et de rien...un moment rare.

Jean-Marie

Ecrit par : Guivarc'h | lundi, 17 juillet 2006

Messieurs,

Exact la convivialité est encore de mise aux 24 Heures lors du pesage... avant que la pression ne monte en fin de semaine.
J’ai discuté longuement avec Nicolas Minassian autour de clichés d’époques de la JS3.Il était tout excité à l’idée de piloter la Ligier sur le circuit du Mans…

Toutefois j'ai aussi comme vous la nostalgie de la première édition du LM Classic, peut être parce qu’il s’agissait d’une première fois justement ?? La seconde m'avait laissé un goût bizarre mais pour finir j'ai vraiment adoré la troisième.

Voici quelques clichés pour les absents ici ---> www.frenchrendezvous.cc
Thierry

Ecrit par : Thierry | lundi, 17 juillet 2006

Pascal, merci pour votre très beau récit.
Terrassé par la crève, la chaleur à moins que ce ne soit la clim et par la quantité de mes souvenirs du Mans, je n'ai pas encore le courage de prendre la plume... mais me délecte de la vôtre.

Toujours intéressant de voir comment plusieurs personnes peuvent vivre un même événement.

Thierry, très belles photos, celle de Hans Hugenholtz fait un peu froid dans le dos quand on connait l'issue des essais ( a t-on des nouvelles?), celle prise en hauteur entre les paddocks 3 et 6 a du etre prise vendredi vers 13 heures au moment où (enfin !) étaient ouvertes les pompes à essence, pour alimenter les bolides...
On imagine le son qui devait monter à vos oreilles...

Mds, je n'ajouterai rien à votre note, elle se suffit à elle même.
Juste pour l'anecdocte, la photo date de jeudi où pendant une demi-heure Le Mans aurait pu s'appeler Singapour...

Ecrit par : era | lundi, 17 juillet 2006

Moi je trouve les pilotes plus accessibles aux 24h du mans qu'en rallye.
Durant les 4 jours d'un rallye, les pilotes sont soit dans leurs voitures soit dans leurs motor-home, mais rarement en ballade dans le "service park".
Au mans par contre, pour ceux qui ont la patience de trainer le soir dans les paddocks, les pilotes sont très accessibles.

Ecrit par : LaGliche | lundi, 17 juillet 2006

"era",

Un copain (pas un ami !) a tenté de le joindre en début de semaine dernière, mais que nenni.

Un autre, un tourangeau, avait dès le dimanche soir quelques nouvelles plutôt rassurantes quant à son visage; ce serait un "coup de chaud".

Plus rien d'autre depuis.

Nous l'attendons pour les Remparts et rien n'est encore remis.

Wait.

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 17 juillet 2006

Pour La Gliche...le meilleur moment pour discuter un peu avec les pilotes en rallyes, se situent dans la zone d'attente avant un contrôle de horaire, et dans les parcs de regroupement.

Pascal

Ecrit par : Pascal | lundi, 17 juillet 2006

JL,

d'après une source (du genre même nationalité qui possède des Bugatti et qui vient parfois à Angoulême, tu vois de qui je veux parler...) Mister Hugenholtz souffrirait de quelques brûlures au visage au 3ième degré .

Thierry

Ecrit par : Thierry | mardi, 18 juillet 2006

Hello Thierry

Lucas et/ou Bart donc.

J'espère qu'il va se rétablir, qu'il ne souffre pas trop; c'est un chic type très sympathique. Je lui souhaite de ne plus souffrir et un prompt rétablissement.

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 18 juillet 2006

A vous lire, cher Pascal, il semble que j'ai bien fait d'avoir évité Le Mans Classic, car le contraire nous aurait privé de votre beau témoignage dont le premier paragraphe fait de la corde raide. Heureusement qu'un petit tsunami n'a pas fait trembler votre clavier à l'instant où vous avez exprimé l'envie de me serrer la main et de coucher avec Isabelle Adjani : on aurait alors lu l'inverse. Quoi qu'il en soit, vos deux souhaits sont réalisables, même si l'un d'eux semble nécessiter du boulot.

J'aime bien votre passage sur " l’hongre cabré figurant sur des voitures rouges". S'ils n'étaient pas en vacances, nul doute que nos tifosi professionnels, Bruno et "l'abominable Christian", vous auraient donné un coup de boule virtuel. Voulez-vous que je les informe par téléphone ?

Ecrit par : Mémoire des Stands | mardi, 18 juillet 2006

Ce qui est surtout dommage mon Cher Patrice, c'est de ne pas avoir réussi à vous faire parvenir ce petit poulet directement, agrémenté de quelques photos....mais quand les forces du mal et de l'informatique s'en mêlent !!!!

La présence d'une jument sur le blason Porsche qui mélange les armoiries de la ville de Stuttgart (avec le fameux équidé justement), et celles de la province du Bad Wurtemberg, provient du fait que stugartten signifierait "jardin des juments", et que je sois crucifier si jument !!!

En ce qui concerne le blason des voitures rouges de l'autre coté des alpes, j'ai longuement détaillé celui-ci à la loupe, et l'absence de certains appendices me permettent d'affirmer qu'il s'agit bien d'un cheval castré ! (d'ailleurs maintenant, j'appelle les Ferrari les voitures de la marque au cheval castré, par analogie au cheval cabré...la musique est la même)

Reste à déterminer si cette castration date du rachat de la marque par Fiat, et là seuls les spécialistes que vous citez pourront apporter une réponse, qui comportera vraisemblablement autant de mauvaise foi que mes propres dires ;o)

Tout ceci bien entendu n'est justement qu'une forme de provocation comme je les adore, pour voir justement si nos tifosis, déjà assommés par la domination de Renault en F1 (vous avez vu, ici j'en remets une louche), sont encore capables d'une quelconque réaction sous cette canicule.

Si jamais nous n'avions plus de nouvelles de nos deux tifosis, j'en serais fort déçu, et j'effectuerai sur le champs, avec votre soutien je l'espère, une demande au ministère de l'environnement, exigeant la réintroduction de tifosis sur MDS, à l'image de celle des ours dans les pyrénées.

Enfin, pour revenir au premier paragraphe de ce papier, je pense avoir une bonne opportunité de conclure....

Tsunamicalement à Tous

Ecrit par : Pascal | mercredi, 19 juillet 2006

Pascal : ai-je l'esprit aussi torturé que le prétend un de nos chroniqueurs préférés, mais je crois déceler une perfide allusion dans votre commentaire sur la superbe victoire d'Amélie Mauresmo "celle qui a toujours avouée que sa surface de prédilection était le gazon" ...et le E rajouté à "avoué" servirait-il à lui redonner finalement une petite touche de féminité , comme pour vous faire pardonner ...

Ecrit par : etienne | mercredi, 26 juillet 2006

le gazon oui. . . mais maudit.

Ecrit par : Bruno | mercredi, 26 juillet 2006

> Etienne : "une perfide allusion dans votre commentaire" .... hoooo non.....ce n'est pas le genre de la maison ;o)

Mais vous mettez le doigt ou ca fait mal (si j'ose dire !!!), car cette conjugaison était bien difficile....peut être l'intérêt ici du style SMS, M&N's, ....

Ecrit par : Pascal | mercredi, 26 juillet 2006

Bruno : "le gazon oui. . . mais maudit." : qu'en termes galants ces choses là sont dites....

Ecrit par : etienne | jeudi, 27 juillet 2006

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