lundi, 29 mai 2006

Johnny Servoz-Gavin n'est plus

servozgavin.jpg

Valérie Jorquera, qui a officié chez Elf durant ving ans, nous informe d'une pénible nouvelle, le décès de l'ancien pilote Matra, dimanche 28 mai, survenu dans un hôpital de Grenoble, à l'âge de 64 ans.

Né le 18 janvier 1942 à Grenoble où ses parents tenaient un bar, Johnny s'en échappera pour tenter de devenir pilote de course après qu'il entendit un reportage radiophonique sur les 24 H du Mans, où les frères Rodriguez étaient en tête. Sa nature bohême cadrant parfaitement avec le style de vie d'un pilote des années soixante, le jeune homme franchira très vite les étapes menant à glisser sa grande carcasse dans un baquet de monoplace. Son opportuniste l'y aidera, charmant les unes, enjôlant les autres.

Ratant de peu le Volant Shell en 1963, il tâte du rallye l'année suivante avant de se faire offrir en 1965 une Brabham F3 par Véronique, sa compagne d'alors. Désordonné mais vif, Johnny fait 5e au championnat, c'est suffisant pour se faire remarquer par Matra qui lui confie une MS5 de F3 en 1966 dont il fera un excellent usage : il sera champion de France.

Dès lors, la réussite se concrétise ; une réussite insolente, presque facile, pour ce garçon surdoué. Matra le fait débuter en Grand Prix en 1967 à Monaco sur une F2 mais c'est l'accident que subit en 1968 Jackie Stewart au poignet qui donna au Grenoblois la vraie chance de montrer son talent : il mène à Monaco avant de briser une suspension et signe une belle deuxième place à Monza sur la MS 10 de l'Ecossais.

En 1969, il donne la priorité au trophée d'Europe de F2, qu'il enlève. Il réalise aussi le petit exploit de parvenir à faire entrer dans les points l'unique F1 à quatre roues motrices qui y parvint jamais : la Matra MS 84. C'était à Mosport.

Pour Servoz, la vie bat fort, trop fort sans doute. En 1970, il est chez Tyrrell, coéquipier de Stewart. Là, ça rigole plus. Le team doit se débrouiller avec une merde, la March 701, dont l'Ecossais tire le meilleur parti possible avec une troisième place en Afrique du Sud et une victoire (la seule d'une 701 en championnat du monde de F1) au GP d'Espagne. Johnny termine 5e ce GP ; il est à la ramasse, comme il l'explique dans son livre. Trop de gloire surfaite, trop de succès de pacotille, trop de filles faciles. Au GP de Monaco qui suit, il ne se qualifie pas et envoie tout balader.

"Il faut toujours casser ses jouets car c'est au fond le seul  moyen d'en avoir des neufs", écrit-il dans ses mémoires, Mes excès de vitesse. [1]
Dès lors, l'anonymat s'empara de lui mais ne réussit pas à empêcher une certaine forme d'aura de coller à ses basques. Johnny Servoz-Gavin était devenu l'objet d'un culte qu'alimentait la discrétion qui l'entourait.


Johnny Servoz-Gavin
, pilote de course manouche (1942-2006)


[1]
SERVOZ-GAVIN (Johnny). - Mes Excès de vitesses. Ed. Balland, Paris, 1974, 252 p.


Johnny Servoz-Gavin 
lors des Journées bleues en 2002 sur le circuit du Mans © Thierry Lesparre (que nous remercions vivement)
Le même 32 ans plus tôt, photo DR

Commentaires

BONSOIR A TOUS JE SUIS TRES ATTRISTE PAR LA DISPARITION DE SERVOZ GAVIN JE POSSEDE SON BOUQUIN MES EXCES DE VITESSE QUI EST ASSEZ ETONNANT C EST LE MOINS QUE L ON PUISSE DIRE JE CONNAIS MAURICE LOUCHE QUI A ECRIT DES OUVRAGES SUR LA COURSES ET EN PARTICULIER LES 100ANS DES PILOTES FRANCAIS DE 1895 A 1995 IL PARLE DE SERVOZ ET IL M AVAIT DIT QUE QUAND IL A FAIT LA BIOGRAPHIE DE SERVOZ IL A ETE LE RENCONTRE POUR LE LIVRE ET IL LUI A FALLU BEAUCOUP DE TEMPS AVANT DE RTROUVER SA TRACE BONSOIR

Écrit par : FRANCOIS BEQUIGNAT | lundi, 29 mai 2006

Triste nouvelle.... Et plus personne ne pourra dire : Johnny , Johnny ...........reviens.

Écrit par : François Coeuret | lundi, 29 mai 2006

Salut " l'artiste " tu étais un mec hors norme bourré de talent.

Écrit par : gilles gaignault | lundi, 29 mai 2006

Salut Johnny.

Au revoir "Servoz" - c'est ce qu'à du prononcé ton pote du Mans l'année où il a tant plu -

Écrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 29 mai 2006

Je crois me souvenir qu'il avait abandoné le sport auto suite a un problème oculaire contracté au Rallye Infernal (rallye tout terrain organisé dans les années 70 autour de Crepy en Valois) ou il faisait une pige d'intersaison sur Alpine .
Une brindille lui etait penetré dans l'oeil.
Je pense qu'il conviendrait de s'atarder un peu sur la bio de ce pilote attachant dont la vie civile fut elle aussi pleines de virages.

Écrit par : gianpaolo | lundi, 29 mai 2006

OUI , oui Jl Mathieu. Vous avez raison.

Le tandem Pescarolo-Servoz fit des merveilles avec la Matra " dite " la grand mére lors des 24 Heures du MANS disputées en septembre 1968.

Une course inouie sous des hallebardes et nullement récompensée.

En effet roulant sur les débris de l'ALPINE RENAULT de Mauro BIANCHI, la MATRA numéro 24 dut hélas renoncer à la 22éme heure pneu éclaté détruisant la batterie alors que la seconde place lui était acquise

Écrit par : gilles gaignault | lundi, 29 mai 2006

Exact gianpaolo , je l'ai d'ailleurs écrit un peu plus tot dans la soirée sur le site infoscourse.org

Écrit par : gilles gaignault | lundi, 29 mai 2006

'Mes excès de vitesse' fait partie de ma bibliothèque. J'ai même le grand bonheur d'en posséder une édition dédicacée. C'est un livre qui gagne a être connu, même si je dois avouer que l'édition de 1974 recèle quelques coquilles.

Le chapitre sur le Grand prix de France 1968 est la meilleure prose de course qu'il m'ait été donné de lire.

Écrit par : François-Luc Beaudoin | mardi, 30 mai 2006

Johnny, comme toi j'ai découvert mes premières voitures aux Mans, elles étaient pilotées par les frères Rodriguez. elles étaient rouges, et son rester dans ma tête. toi aussi tu es resté dans ma mémoire.
en mai 1968, dans les rues de la Principauté, tu faisais partie des tout premiers pilotes que ma rétine a enregistrés. trois tours durant tu as gardé à tes basques, Hill, Siffert, Mc Laren, Hulme, Surtees. . . Excuse- moi, mais. . . c'était pas n'importe qui. je suis sûr que les quatre premiers t'attendent le haut.
salut l'artiste.

Écrit par : Bruno | mardi, 30 mai 2006

So long, Georges... Dis bonjour à François... tu étais l'autre figure emblèmatique des sixties, à la fois gendre idéal et mauvais garçon...
je remets mon dvd de Michel Vaillant, salut Pierre Laforêt... ton autobio est l'une des meilleure du genre... je la relirai en pensent à toi, aux nanas, aux bagnoles, aux clopes, au chivas régal...

Écrit par : x en noir | mardi, 30 mai 2006

Merci Johnny pour avoir attendu, un week-end de septembre 68 au Mans, de passer devant les tribunes pour doubler l'Alfa et reprendre une place au classement devant les gradins hurlant leur joie !

Tu as du nous entendre !!
En tous cas, tu l'as dit, c'était fait exprès ! Beau calcul humain loin de la froide technique de course. Et c'était bien ...

Écrit par : Hubert Baradat | mardi, 30 mai 2006

Triste nouvelle...
Salut l'artiste, et repose en paix...

Écrit par : Ayrton S. | mardi, 30 mai 2006

:-(

Écrit par : LaGliche | mardi, 30 mai 2006

Trop jeunes pour prétendre bien le connaître, nous sommes en revanche assez représentatifs de cette population soumise à la presque mystérieuse aura évoquée par MdS dans sa note.

L’image de Servoz restera pour nous ce curieux et attirant mélange d’ombre et de lumière alimenté par ses exploits de véritable surdoué (l'envolée en tête à Monaco 1968), mais aussi par ce caractère dilettante ou fantasque, comme au Mans en 68 (non suivi qu’il fut alors par Pescarolo, pour la plus grande gloire de celui-ci…) ou lorsqu’il se retira brutalement - sans parler des rumeurs sulfureuses entedues et qui ajoutent plus au mystère qu’autre chose (comme un goût pour le pilotage sous influence éthylique ? …).

Un personnage hors norme donc, dont la disparition nous rappelle aux mutations connues en quelques décennies par un sport automobile qui n’offre plus de place à de telles figures …

Écrit par : PEB | mardi, 30 mai 2006

une part de rêve et de jeunesse qui nous quitte, il faut avoir suivi l'épopée Matra avec tous les pilotes français de l'époque pour savoir ce qui nous manque actuellement dans le sport automobile français

Écrit par : patrick vauvert | mardi, 30 mai 2006

J'ai toujours trouvé que cet ensemble nom/prénom collait bien au personnage. Un ensemble qui avait déjà une aura mystérieuse. Une saveur un peu rebelle.
Un nom long comme les hunaudières.
Un nom nom (Servoz-Gavin) sifflant comme une accélération et finissant comme un coup de frein.

Les stands sont de plus en plus vides.

Écrit par : GIGI | mardi, 30 mai 2006

oui, et pour moi, l arrivée de Cevert chez Tyrrell ne combla pas ce depart , loin s en faut ..;

frasques et classe..il avait réussi se cocktail rare , dangereux , et ephémère !

Écrit par : Michel Vigneres | mardi, 30 mai 2006

Il a croqué la vie, a fait ce qu'il a voulu, Johnny était un grand Monsieur. J'ai eu l'honneur de diner a ses cotés, en 1989, lors du GP de France au Paul Ricard. Il était étonné d'être une légende aux yeux d'un jeune ! Gérard Crombac, Michelle Dubosc, Johnny Servoz-Gavin, c'est toute une époque et une mémoire qui fiche le quand.
Anecdocte : il a piloté la GT40 "travelling" pour le film Le Mans quelques minutes avant le départ de l'édition 1970 sur la ligne droite des stands. Il n'avait pas de casque, alors il a piqué celui de Pesca !
Et bises à Valérie Jorquera

Ecrit par : AMICALEMANS | mardi, 30 mai 2006

Écrit par : AMICALEMANS | mardi, 30 mai 2006

Petite précision sur le commentaire de Gilles: la "grand-mère n'était-elle pas plutôt la 630 de 69 pilotée par Guichet-Vaccarella ,le reste de l'équipe pilotant les 650 et 660. La 630 v12 de 68 en était à ses premières 24 heures et Pesca - Servoz avaient fait vibrer le coeur des français cette année là...

Écrit par : François Coeuret | mardi, 30 mai 2006

Ne trouvez vous pas que Johnny avait pris en vieillissant, des faux airs de Ken Tyrell ?

Écrit par : gianpaolo | mardi, 30 mai 2006

Salut à un des derniers pilotes qui me font réver dans mon trip nostalgique des 60'S , 70'...
Le circuit doit être immense là-haut ( peut-être un Nurburg Bis) pour acceuillir tous ces pilotes...

Écrit par : Evets | mardi, 30 mai 2006

"... jaurais pu doubler l'Alfa plus tôt mais j'ai préféré le faire devant les tribunes".

Nous sommes dans la 20e heure, la MATRA 24 est deuxième; quelques tours plus tard, un peu avant 11 h, c'est le tour de Johnny de rentrer aux stands; l'Alfa passe, MATRA est 3e; 11h Pesca repart; 25' plus tard l'Alfa s'arrête à son stand, les mécanos lèvent le capot et se mettent à changer le porte moyeux; Pesca et la MATRA sont deuxièmes; 11h 36' l'Alpine A220 n°27 quitte son stand après un très long arrêt, Mauro Bianchi est au volant; au freinage du premier S de la forêt la voiture tape fort les fascines et s'enflamme, la MATRA passe devant l'accident; 11h 48' Pesca est aux stands, un pneu creuvé à l'avant gauche; Pesca reprend le volant après 3' d'arrêt, la MATRA est troisième, la porsche n°66 deuxième la Ford GT40 caracolle 5 tours devant...... l'écart entre la Porsche 907/8 et la MATRA est tombé à moins de 1'..... Pesca ne passera plus devant son stand....Nous connaissons la suite.

Cette année là, Sport Auto nous vend le n° 77 du mois de mai en deux couleurs: noir et rouge (mai 68 oblige); pas une miette des 24 heures dans le n° 81 d'octobre (à cause du Salon) et ce n'est qu'en novembre que la n°24 fait la double page centrale, Pesca est au volant.

Extraits et recoupements des livres de François Hurel: Matra au Mans; Alpine au Mans et Sport Auto novembre 1968.

Écrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 30 mai 2006

La photo qu'a donnée Thierry Lesparre est en couleurs mais j'ai préféré la passer en noir et blanc, plus graphique, me semble-t-il, correspondant mieux à l'image qu'on pouvait garder de JSG, collant exactement à son côté sombre.
C'est vrai qu'il avait gardé une gueule extraordinaire. Il était de ces gens qui vieillissent bien : mieux, qui se bonifient en le faisant, comme un bon vin - analogie oenologique qui séduira gianpaolo, pour ceux qui le connaissent.

Cette aura dont nous parlons plus haut était à rapprocher de la rareté du personnage. Un de nos commentateurs, François Bequignat, je crois, évoque le mal qu'a eu Maurice Louche à dénicher Servoz pour l'entendre lorsqu'il préparait son bouquin sur les pilotes français. Il jouait les stars sans le savoir. Partir, disparaître, lui était familier. Je pense que les gens qui comme Thierry l'ont approché à ces fameuses Journées bleues du Mans en 2002 ont éprouvé un choc. C'était comme tomber sur un fantôme. Comme si l'on voyait Chris Amon au GP de l'Age d'Or - autre gueule extraordinaire.

Le désir procède de la rareté, c'est bien connu.

Écrit par : Mémoire des Stands | mardi, 30 mai 2006

Ce que je vais écrire va peut être faire rire certains lecteurs. Quand j'ai pris cette photo
de Johnny Servoz-Gavin je tremblais comme une feuille derrière mon appareil photo. J'avais déjà éprouvé la même sensation la première fois ou j'ai photographié Stirling Moss et Mario Andretti.

Écrit par : Thierry | mercredi, 31 mai 2006

J’ai connu Johhny Servoz Gavin en 1970 chez des amis quelques temps après qu’il ait annoncé son retrait de la compétition.
C’était un pur hasard, je ne savais pas qu’il serait présent ce soir la.
C’était tout d’abord quelqu’un de très discret et simple.
J’avais 19 ans, passionné de course automobile et devant moi se trouvait le grand Johhny Servoz (qui n’était pas de très grande taille) qui me parlait le plus simplement du monde.
Autour de son nom tournaient ceux de Jo Schlesser, Francois Cevert, JP. Beltoise, Ken Tyrell, Matra, Les 24 Heures du Mans, le Grand Prix de Monaco etc.…
Voyant que j’étais un passionné, il me posa quelques questions, mais je compris vite que c’était par pure politesse et gentillesse et que pour ce qui le concernait il n’était pas trop enclin à raconter ses exploits et qu’il était déconnecté du sport automobile, mais c’était quelqu’un d’intelligent et l’impression qu’il m’a fait aussi, de délicat…
Il m’a néanmoins demandé pourquoi je ne courrais pas.
A l’époque il fallait être parrainé par 2 pilotes de notoriété pour s’inscrire à la FFSA et obtenir une licence.
Je lui ai alors expliqué que j’en connaissais bien 1 mais que cela n’était pas suffisant. Il m’a alors donné son adresse et son téléphone a Paris et m’a dit de passer le voir, qu’il acceptait de me parrainer et que s’il me fallait un autre parrain il s’occuperait de me le trouver et que s’il pouvait faire quoi que ce soit pour m’aider dans la mesure de ses moyens il le ferait.
Je suis passé le voir sur sa péniche (Bateau La Toquade) au port Debilly, sur la Seine. Il a tenu parole. Il avait une Matra 530 a la peinture assez délirante si je me le rappelle bien..
Nous nous sommes revus quelques fois, c’était une personne très attachante, qui avait un grand besoin évident de tranquillité, aussi je n’ai jamais cherché à m’incruster.
Il nous arrivait de nous croiser et de nous dire un petit bonjour, dans Paris..
Ensuite il est parti vivre sur son voilier du cote d l’île de Bendor, ayant vécu moi aussi sur un voilier durant quelques années sur la côte nous nous sommes revus quelques fois, puis il a eu un accident sur son bateau au cours duquel il a été assez sérieusement brûlé et les aléas de la vie ne nous ont plus permis de nous rencontrer.
Il avait toujours un mot gentil et m’a laissé un excellent souvenir.
Certes je ne l’ai pas beaucoup connu, mais sa disparition, évidemment, est triste et me peine.

Paix a toi Johnny-Servoz

Écrit par : Ralph | mercredi, 31 mai 2006

trembler derrière son objectif, Thierry. . . ça ne me fais pas rire du tout, je l'ai éprouvé, et plus d'une fois.
au contraire. ça m'attriste un peu, car aujourd'hui à plus de trente mètres, on ne tremble plus.
Ickx, Regazzoni, Andretti, Villeneuve, Lauda, Senna, Alboreto, Schumacher. . . non pas qui vous savez.

Écrit par : Bruno | mercredi, 31 mai 2006

c'est vrai qu'il a un petit air d'Oncle Ken.

Écrit par : Bruno | mercredi, 31 mai 2006

La vie est ainsi (mal) faite.... les personnes que l'on adule, estime, aime, respecte, .... disparaissent un jour ....

Selon les croyances de chacun, on peut prier, s'incliner, rester coi, ....mais heureusement. tout au fond de nous même, elles ne meurent jamais vraiment tant leur souvenir reste fortement ancré dans notre coeur.

L'anecdote relative à l'incident à un oeil lors du rallye infernal est exacte, par contre, personne n'a cité le bref retour de JSG sur les circuits, en championnat de france de Production, à la fin des années 80 de mémoire.

retour météorique à l'image de la carrière de ce champion fantasque, et hélas pour une fois, sans éclat, mais la motivation du pilote était-elle si réelle ?

Écrit par : Pascal | mercredi, 31 mai 2006

bonjour tout le monde

moi je pense plutôt me souvenir que sous l'impulsion de jean-pierre Beltoise y fît des essais avec une peugeot de production autour des années 82 84 tournant à 1 dixiéme du meilleur temps comme cela d'entré...mais des problémes cardiaques ne permir pas d'aller plus loin dans l'aventure.

source Echappement et Auto Passion un Grenoblois.

Cordialement

Écrit par : reginald pineau | mercredi, 31 mai 2006

Je suis d'accord : ce fut un essais sans lendemain inspiré par JPB ,je me souviens de l'article
qui titrait : Johnny! reviens (autohebdo je crois).

Écrit par : François Coeuret | mercredi, 31 mai 2006

BONSOIR A TOUS EXCELLENT LA PERSONNE QUI FAIT UNE COMPARAISON A KEN TYRREL PEU DE TMPS AVANT QU IL DISPARAISSE C EST VRAI QU IL Y A UNE PETITE RESSEMBLANCE IL AVAIT EFFECTIVEMENT BIEN VIEILLI JSG

Écrit par : francois bequignat | mercredi, 31 mai 2006

UNE QUESTION BETE OU VA ETRE ENTERRE SERVOZ SI IL Y A UNE PERSONNE QUI PEU ME REPONDRE NE PAS HESITER JE CROIS QU IL AVAIT UN FILS IL ME SEMBLE L AVOIR LU DANS SON BOUQUIN MES EXCES DE VITESSES AVAIT T IL UNE COMPAGNE LES DERNIERS MOMENTS DE SA VIE ?

Écrit par : francois bequignat | mercredi, 31 mai 2006

Ses obséques auront lieu ce jeudi à Grenoble dans la stricte intimité familiale au cimetiére des Sablons

Écrit par : gilles gaignault | mercredi, 31 mai 2006

Merci à tous ceux qui ont conservé mémoire de Johnny Servoz-Gavin et ont rappelé ici quelques traces de sa vie. Pour ma part j’ai le souvenir que son retrait du monde de la course avait été annoncé en deux temps. Le premier était bien l’incident du rallye des Cimes, mais cette annonce avait surtout été reprise en tant qu’explication « cartésienne » après que Johnny ait eu le courage d’exprimer sa peur de piloter. Et c’est surtout pour ce courage tabou que Johnny est entré dans sa légende. Je me souviens de l’incendie de son catamaran dans de port de Porquerolles et le mouvement de sympathie qui s’était formé a ce moment pour lui redonner vie heureuse. Je me souviens surtout qu’il avait été en 1970 l’organisateur du premier Salon de l’Automobile de Course. C’était dans les sous-sols des anciennes Halles de Paris. J’ai conservé de cette exposition sa photo dédicacée, éternellement jeune, le sourire au lèvres et le yeux remplis de lumière bohème.
Dominique Perruchon

Écrit par : Dominique Perruchon | vendredi, 09 juin 2006

quelqu'un sait-il ce qui s'est réellement passé au Mans en septembre 1968?
au cours de la nuit, une pluie terrible s'est abattut sur le circuit. à la fin d'un relais, Servoz Gavin à décider de ne plus poursuivre dans ses conditions (l'essuie glace de la Matra n° 24 ne fonctionnait plus) Pescarolo, à prit le relait durant le restant de la nuit "on ne va tout de même pas ab pour un essuie glace"

a savoir: combien de temps Servoz Gavin est-il rester au volant sans essuie glace, et combien de temps Pescarolo a t-il conduit dans ses conditions.

Gerard Crombac parle de "toute la nuit" dans:
http://i7.photobucket.com/albums/y256/bouboum/Bruno%20-%20Automobile/livres%20archives%20video/LeMansles24hMatra.jpg

et d'autres que le temps était partagé: source du tour/tour de chez Matra.
"Matra au Mans" F. Hurel, pages 53 et 58

Écrit par : Bruno | vendredi, 14 juillet 2006

Une trouvaille sur le site de l'INA : un long reportage sur la Formule 3 de 1968, avec les commentaires de Beltoise, Servoz et Pesca !

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=tl__ogp_int_parcours&num_notice=1&id_notice=CPF04006383

C'est la première fois que j'entends la voix de Servoz-Gavin, une voix très douce et très calme...

Écrit par : NQP | mardi, 21 novembre 2006

On dirait que mon lien ne marche pas...

Essayez ceci :

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CPF04006383

Écrit par : NQP | mardi, 21 novembre 2006

Génial ! Merci du tuyau , et ce dernier lien fonctionne parfaitement . Ai-je rêvé , ou est-ce bien un jeune François Cevert sur la partie gauche de l'écran pendant le briefing ?

Écrit par : eric1957 | mardi, 21 novembre 2006

C'est bien Cevert ! On voit également Jossaud et un jeune Jabouille en vainqueur à Reims !

Écrit par : NQP | mardi, 21 novembre 2006

Pour info,celui qui traduit le briefing en anglais : c'est Gérard Crombac!
Les archives de l'INA sont une mine....

Écrit par : gianpaolo | mardi, 21 novembre 2006

LE MANS 1970 : on fixe une caméra sur une Ford GT 40 "décapitée" et et Johnny Servoz Gavin effectue un tour dans le cadre du fil "Le Mans" avec Steve Mc Queen..quelqu'un a t'il vu cette séquence dans le film en question ??

Écrit par : Emmanuel | dimanche, 31 décembre 2006

Auto-hebdo 10-Jan-2007: François Guiter sur Servoz-Gavin

"Un pilote génial, fantasque. Promis à une carrière extraordinaire..." "...un gars extraordinairement doué, probablement le plus doué de tous, d'après les gens de Matra." "...V6 turbo Renault: L'idée de base de l'époque était de mettre ce moteur sur une Tyrell, plus exactement sur l'originale P34 à six roues. Avec Servoz-Gavin au volant"

Écrit par : Francis Rainaut | samedi, 13 janvier 2007

et le carburant? hein! le carburant, dans les réservoirs, c'était qui qui le fournissait. . .
celui qui avait augmenter de UN centime le prix du litre, pour pouvoir se payer des vacances de rève. dans des pays de rève.

Écrit par : Bruno | samedi, 13 janvier 2007

je ne voudrais pas que tu aille en prison à cause de moi, si je cite ton nom ha-ha-aha-

http://brunodaytona67.canalblog.com/albums/j_y_etais______/photos/10318067-monaco_68__sevoz_gavin__ab_au_4em_tour.html

Écrit par : Bruno | vendredi, 09 février 2007

merci bruno pour ce voyage photographique monégasque .Les vieilles prisons d'Annecy sont-elles confortables!!??

Écrit par : françois Coeuret | vendredi, 09 février 2007

aujourd'hui. sûr. . . elles sont chauffées (mais pas trop) musée oblige. pour s'en échappée, c'est un peu comme l'Ile d'Elbe. entourées d'eau.
http://s7.photobucket.com/albums/y256/bouboum/Annecy%20-%20Naves/Annecy%20hier%20et%20avant-hier/?action=view¤t=Annecy-lesvieillesprisons.jpg

Écrit par : Bruno | vendredi, 09 février 2007

Que veut dire Guiter? Que cinq ans après sa retraite, Servoz aurait été pressenti pour rouler sur la Tyrrell à 6 roues ? Théorie intéressante, que je n'avais jamais entendue. Mais je me souviens qu'au début Tyrrell et Gardner présentaient leur création comme une sorte de "concept car" n'ayant pas forcément vocation à être alignée en course, alors, effectivement, pourquoi pas la faire mettre au point par Servoz même si Tyrrell avait été très déçu de la brutalité de son départ après les essais du GP de Monaco 70? J'y étais, d'ailleurs, à ce mythique Grand Prix gagné par Rindt dans le dernier virage, et je me souviens très bien de la March 701 bleu-marine de Servoz qui était restée longtemps abandonnée dans un échappatoire pendant les essais du samedi après-midi. J'ignorais alors que cette auto répudiée comme une femme trop naive serait la dernière F1 de cet amant fantasque.

Écrit par : antoine | vendredi, 09 février 2007

Ce que je dis n'est pas totalement exact, car après avoir abandonné la voiture avec laquelle il avait touché à la chicane dans l'avant desrnière séance, Servoz tenta vainemnt de qualifier le mulet dans la drnière séance. Mais ces derniers tours mon regard d'enfant ne les a pas remarqués. Je ne me souviens que de la voiture abandonnée.

Écrit par : antoine | samedi, 10 février 2007

merci bruno pour ce voyage photographique transalpin ,je n'avais pas eu le temps d'aller au bout du diaporama ,c'est fait .

Écrit par : françois Coeuret | samedi, 10 février 2007

que de souvenirs quand je regarde les photos de l equipe Matra au stand Martini International club sur le circuit des 24 h ! et celle que je garde precieusement c est Graham Hill a 2h du matin dans une boite de nuit du Mans en train de faire un shampoing aux oeufs a Servoz avec un fou rire general autour ! et quelques heures apres , en pleine forme , au depart de la plus longue course . Et a cette epoque j etais jeune et j avais cette chance de le cotoyer lorsqu il venait diner chez mes parents . Mon pere organisait un sejour au ski avec tous les pilotes pour y faire la fete , je crois que c etait a Villars , et j y suis allé une fois les rejoindre et c est Servoz qui etait venu me chercher a Paris en Alpine a310 ; je me souvien,s encore de la route de montagne de nuit sur la neige , tout en travers , et gentiment il m expliquait comment il fallait faire ! salut tout le monde la haut Jhonny et ne fait pas le fou !

Écrit par : erik sales | mercredi, 09 mai 2007

Cher Erik, vous êtes sans doute le fils de Len Salès dont on peut voir la photo (de dos, à droite) sur ce repas de famille pris à Albi il y a quelques années : http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/06/07/jacqueline-n-a-pas-fini-son-verre.html
Bienvenue parmi nous ! Et une tournée de Martini à votre santé...

Écrit par : Mémoire des Stands | mercredi, 09 mai 2007

Voici un lien vers une vidéo tournée en super 8 par un amateur en 1968 à Monaco..On y aperçoit JSG en pole position et ce fameux départ aux côtés de Hill ..

Il fut la révélation des essais , remplacant au pied levé STEWART dont le poignet était cassé..

Quelle année 68 pour JSG ( le mans en SEPTEMBRE avec Pesca..) !

La matra Ford porte le numéro 11.. Servoz décrit ce départ dans son livre MES EXCES DE VITESSE:

" je démarrai avant tous les autres , y compris HILL..grâce à ce départ foudroyant , je pris la tête , mes muscles se relâchèrent , la peur jaillit par tous mes pores"

SERVOZ du abandonner au 4ème tour..

http://www.youtube.com/watch?v=Dwezl59pF24

Écrit par : ROMIEU | vendredi, 11 mai 2007

Tiens, grâce à l'INA, une petite interview de Johnny Servoz-Gavin par Tommy Franklin, ça se passe après le GP d'Albi 1969 (brillante 2eme place de Johnny) :

Mettre le curseur au 1er tiers du journal environ :

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?jour=14&mois=09&annee=1969&submit=valider+&vue=jn

Écrit par : Viceroy | lundi, 07 janvier 2008

Merci !
JSG précise dans cette interview de 1969 qu'il habite en Suisse..il ne mentionne pas ceci dans son livre..

Écrit par : Emmanuel | samedi, 16 février 2008

pardon pour le diaporama transalpins, il a changer de place:
http://s270.photobucket.com/albums/jj89/BrunoAnnecy/Annecy%20aujourd%20hui/

Écrit par : Bruno | vendredi, 23 janvier 2009

j ai appris la nouvelle le jour de sa mort , je garde de lui qques images pour avoir la chance de le connaitre de pres .Surtout ce jour ou il est venu me chercher pres d orleans ou je me trouvais en pention , il est arrive au volant d une alpine et nous avons fait la route direction la montagne ou mon pere organisait une seamine de fete avec les pilotes ,je crois que c etait Villars sur olon , et la j ai eu le droit a une peztite demonstration de pilotage sur neige ! j etais fascine je voyais les murs blancs et ensuite le trou ! et tellement sympa ....
j ai egalement une photo de servoz en train de faire un shampoing a graham hill dans une boite de nuit la veille des departs des 24 h du Mans !
adieu l artiste
erik sales

Écrit par : sales erik | vendredi, 23 janvier 2009

Pas un déplacement professionnel en TGV sans "mex excès de vitesse " de JSG..on se retrouve plongé 40 ans en arrière dans des récits passionnants et dans l'ambiance de l'époque..Le Mans 68 ,quelle sacrée course..Johnny a frôlé le podium à 6 heures près..que serait-il arrivé si il ne s'était pas bléssé à l'oeil..pilote N°2 chez Tyrell avec Stewart , belle perspective..

Pour Monaco 68 ( SON année où gagne toutes les épreuves en sport proto en printemps) , il raconte dans SPORT AUTO qu'il met 7 heures au volant de sa Matra 530 pour descendre de Paris vers le circuit monégasque..le numéro suivant , il raconte son départ toujours en 530 pour le circuit de Reims mais ne précise pas son "temps" car un lecteur a mis en doute le temps de 7 heures mis pour rejoindre Monaco..

Écrit par : Emmanuel | samedi, 24 janvier 2009

JSG dans ses oeuvre à Monaco en 1968 sur cet exceptionnel document super 8..il porte le numéro 11 sur sa matra Ford..et mène la tête du peloton lors des premiers tours. subime..
http://www.youtube.com/watch?v=BPH5ipV9iQg

Écrit par : Emmanuel | mardi, 12 mai 2009

il me semble bien avoir lu à l'époque où JSG a abandonné la compétition, il avait déclaré qu'il en avait pris conscience des risques, et qu'il préférait arrêter.

Des années plus tard, j'appris qu'il vivait à bord de son bateau (un multicoque je crois) en Méditerranée, et qu'il avait été assez grièvement blessé lors de l'explosion d'une bouteille de gaz à bord.

Ironie du sort...

Écrit par : guy | dimanche, 12 juin 2011

100 % Grenoblois y'avait pas le meilleur pilote solidaire a sa ville savez vous si il est enterré dans le cimetière de GRENOBLE

Écrit par : Lyon | samedi, 06 août 2011

"éternellement jeune, le sourire au lèvres et le yeux remplis de lumière bohème."
Dominique, je me permets de citer votre fin de commentaire: vous y décrivez parfaitement Johnny Servoz Gavin.
Du talent, l'envie de montrer à tous (et toutes) qu'il était le meilleur (cette photo en tête du GP de Monaco au virage du Casino!). Il a bouffé la vie et a vécu sans barrières ni autres limites que celles qu'il se fixait. On appelle maintenant cela de l'inconscience: c'était alors l'insouciance, apanage des seigneurs de la piste remplacés peu à peu par les calculateurs.
Nous sommes dans le siècle de l'assurance-vie, de l'assurance-décès: ces choses lui étaient étrangères.
Encore merci, Johnny, de nous avoir fait réver.

Écrit par : guy dhotel | mardi, 09 août 2011

Oui c était un doue , un surdoué , qui aimait la vie. Fond , comme en piste , jolies femmes et bonnes fêtes. Je me souviens de lui la veille du départ des 24h du mans avec Graham Hill en boite de nuit a 2h du matin en train de lui faire un shampoing aux oeufs!espaçants appréciait bcp et quand il a décide d' arrêter la course ils ont continue de se voir.
J ai eu la chance de me rendre a villars sur olon ou mon père organisait des jeux au sports d' hiver pour tous les pilotes, c était jhonny qui conduisait une matra , sur la neige , de nuit, j étais fascine par sa facilitede prendre tous les virages en dérapage et de me dire très sérieux "il faut rester entre 60 et 100 sinon tu sors ".grand moment !
Salut l artiste
Erik

Écrit par : Erik sales | mardi, 09 août 2011

Bonjour,

Je suis à la recherche de documents,commentaire sur un pilote qui s'appelait patrick roberts dans les années 79 est que quel qu'un pourrais me renseigner

Écrit par : ballanger | jeudi, 19 avril 2012

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