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mardi, 15 novembre 2005
Grand Prix historique de Tunis 2005 #01/02
Depuis l’an 2000, la ville de Tunis organise de nouveau son Grand Prix, autant pour s’acheter une conduite internationale (la presse internationale témoignant que sa consoeur nationale est bien libre) que pour commémorer le souvenir des courses qui entre 1928 et 1955 s’y sont tenues.
Les deux premiers GP de Tunisie se dérouleront sur le tracé urbain du Bardo. En 1928, Le champion d'Afrique du Nord, Marcel Lehoux, sur Bugatti 35 C, ne laissera aucune chance à ces poursuivants et remportera, après 60 tours, ce 1er GP de Tunisie à la moyenne de 121,06 km/h, devançant Marcel Joly sur Bugatti 37 et Guy Cloitre sur Amilcar. Au terme d’un hallucinant bras de fer, Gaston Brilli-Peri impose son Alfa Roméo à la Bugatti de Lehoux, en 1929.
C'est le 29 mars 1931 qu'a lieu le 3e GP de Tunisie. A cette occasion, on inaugure le circuit de Carthage, un tracé urbain, triangulaire, de type mixte, très rapide d'environ 13 km, situé entre Tunis ville et Carthage.
Varzi sur Bugatti l'emporte après 37 tours à 138,59 km/h de moyenne, devant Luigi Fagioli sur Maserati et Lehoux sur sa Bugatti.
En 1932, Achille Varzi impose à nouveau sa Bugatti 51, après le retrait du favori Louis Chiron sur Maserati. Alfa Romeo place deux BC aux 2e et 3e rangs, celle du privé Etancelin et celle de Siena, inscrite par la Scuderia Ferrari. A noter la 2e victoire de Varzi en Tunisie.
C'est sous un déluge qu’en 1933 s'élancent les 22 pilotes. Sommer abandonne sur bris de rotule de direction, Varzi casse sa transmission, Fagioli et Lehoux se retirent également et laissent la victoire aux deux Alfa 8C 2300 de Nuvolari et Borzacchini à plus de 134 Km/h de moyenne. Deux secondes séparent les deux Alfa à l'arrivée.
Le GP de Tunisie 1935 se déroule sous un franc soleil et devant 30 000 spectateurs dont le Bey de Tunis, et les consuls de France, d'Italie et d'Allemagne. Seulement cinq Bugatti sont au départ, dont le type 59 confié à Wimille. Varzi l’emporte pour la troisième fois devant Wimille et Etancelin.
En 1936, victime d’un gros crash, Varzi laisse Rudolf Caracciola mener sa Mercedes à la victoire en 2h 22 min 44s devant l'Alfa de Pintacuda, et la Bugatti 59 de Wimille.
Le GP de Tunis 1937 est réservé aux voitures sport biplaces et se déroule selon un schéma original : trois manches de 100 km et tout ravitaillement en essence interdit dans l'intervalle. Jean-Pierre Wimille domine insolemment cette course mais une panne d’essence de sa Bugatti à quatre km de l’arrivée offre la victoire à la Talbot de Raymond Sommer.
En 1955, on inaugure un nouveau tracé du Belvédère. L'Italien Piotti impose sa Ferrari Monza lors de ce dernier Grand Prix de Tunis, avant sa renaissance historique en 2000 [1].
Le 6e Grand Prix historique de la ville de Tunis s’est déroulé les 5 et 6 novembre 2005. C’est à l’initiative de Corrado Cupellini et de Thierry Giovannoni, l’organisateur, que 60 autos ont fait le voyage de Marseille à Tunis. Notre ami Jean-Louis Mathieu était du lot, invité par les autorités tunisiennes. Il nous envoie des images et le bref résumé qui suit, rédigé par ses soins entre deux poses au micro. Un grand merci à lui.
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Les essais, en fait une prise en main du circuit et des voitures par les pilotes, ont eu lieu le samedi par beau temps. Le dimanche matin voit les essais chronométrés se dérouler alors que les courses sont l’après-midi. Le mauvais temps, pluie et averses éparses, s’est invité à la fête sans parvenir à la gâcher ni à doucher l’enthousiasme très méditerranéen du public.
L’ordre des plateaux fut modifié afin que les italiens ne manquent pas le bateau qui devait les emmener sur l'île de Malte pour une démonstration à La Valette.
Le premier plateau à partir - sous une pluie battante - est celui des Grands Prix : Adrian van der Kroft dans une HWM Jaguar 3,4 l, Corrado Cupellini sur Maserati 26B, Patrick Zilberfain avec une MG Q, suivent deux formule junior : la Scorpion de Hans Markus Huber et la Condor de Alfred Burgermeister, la Talbot T 26C pilotée par Jacky Iuri et enfin une autre Maserati 26B avec Hans Matti au volant.
Après le tour de formation, dans la ligne droite le long du stade, la pluie a cessé, le sol est trempé. La HWM, pour une raison inconnue, quitte sa trajectoire et propulse la petite MG vers un bête abri-bus non protégé. Deux bonhommes blessés à des degrés divers et deux voitures fichues.
Trois quarts d'heures d'interruption afin de... Etc.
Cela commençait vraiment de travers. Dur dur de conserver les spectateurs pour les courses suivantes et de faire en sorte qu'ils n'envahissent pas la piste - pour voir.
Résultat du plateau Grand Prix : C. Cupellini, Maserati 26B ; J. Iuri Talbot T26C et H.M. Huber FJ Scorpion.
Le deuxième plateau des GT et barquettes avant 1960 va se courir sur une piste très glissante. Giacomo Fossa, Porsche 356 SC ; Simone Tacconi, Porsche 356 pre 'A' ; Daniel Pouteau, Fiat Abarth 1000 (moteur SIMCA Rally 2) ; Christian Pelletier, Morgan +8 ; Francesco Adamoli, OSCA S187 750 ; André Plasch, Kieft Bristol ; Roland Urban, Lister Jaguar 3,4 l ; Frederico Dubinni, Maserati A6GCS monofaro (Cyclope) ; Philippe Brébant, barquette Fournier Marcadier 1300 ; Cornelus Den Haan, Jaguar D type replica Wingfield.
Résultat : G. Fossa, Porsche 356 SC ; S. Tacconi, Porsche 356 pre 'A' ; D. Pouteau Fiat, Abarth 1000 (moteur SIMCA Rally 2).

Plateau des GT-GTS-GTP et proto après 1960.
Piste très humide après une rude averse. Jean-Claude Andruet, Corvette 427 ; Clay Reggazoni, Ford Mustang 289 ; Jacques Cochin, Porsche 910 ; Mikee, Corvette 355 ; Carlo Luisoni, Ford GT40 289 ; Hechmi Jilani, Alfa Romeo 1750 coupé ; Joël Postel, AC Cobra 427 ; Gilbert Bornhauser, Jaguar E Type Coupé Cabriolet.
Bataille entre la Corvette de JC Andruet et Clay Reggazoni dans sa Mustang. Après un tête-à-queue de la Corvette de Mikee dans la chicane, bloquant ses poursuivants, malgré le drapeau jaune agité par les commissaires, Reggazoni déborde Andruet par sa gauche, passe la chicane, repart en tête puis bloque Andruet, furieux de ne pouvoir dépasser. Clay Reggazoni sera déclassé à la deuxième place. "Quand il a loupé le virage, j'ai pensé qu'il avait un problème de moteur", s’est défendu Rega. "Il m'est rentré dans le cul. S'il n'est pas capable de conduire dans la pluie, il y a des écoles qui donnent des leçons pour cela".
Résultat : Jean-Claude Anduet, Corvette StingRay 427 ; Clay Reggazoni, Ford Mustang et Carlo Luisoni, Ford GT40 289.

Dernier plateau, les Avant-Guerre : Christian Billerey, ALVIS 4,2 ; Alessandro Federico, Fiat Balilla Coppa D'oro (moteur Simca rally2) ; Michel Loreille, MG 1200 supercharged Monaco ; Francis Courteix, Bugatti 35B ; Eric Berard, Bugatti 35B ; Jean-Marc Laffont, Bugatti 44 ; Lucas Slijpen, Invicta ; Henri Gondrand, Delahaye 135 MS ; Michel Servan, Bugatti 35 ; Gérard Fabien, Darmont Spécial JAP 1100 ; Guy Roques, Peugeot 402 Darl'Mat ; Pierre Delière, Simca Deho ; Jean-Paul Cayon, Bentley Le Mans 6,5l open Tourer Van den Plas ; François Battut, Hotchkiss AM spécial ; Jacques Toussaint/Léo de Mallet Roquefort, Bugatti 35 ; Jean-Marie Fresnault, FIAT Camerano et Dominique Chiesura, Bugatti Tank 57G.
Résultat : C Billerey, Alvis 4,2 l ; A Federico, Fiat Balilla Coppa D'oro ; Michel Loreille, MG Monaco 1200 supercharged.
Autres véhicules présents ayant participé à la parade et aux essais mais non présents en course : Mercedes 1907, Talbot 150 MD, Jaguar coupé XK 120, Cisitalia D46, Jaguar E Type LW, Ferrari 288 GTO, Ferrari 365 GTC 4, Peugeot 203 Cabriolet, Triumph TR6, Bizzarini A3C, Alfa Romeo TZ1, Maserati A6GCS Sport.
Par Jean-Louis Mathieu

Grand Prix historique de Tunis . Circuit du Belvédère . 5 et 6 novembre 2005
Site officiel : www.grand-prix-de-tunis.com
Bugatti 35, image extraite du dossier de presse de la manifestation
Raymond Sommer courant vers sa Talbot T 150 C en 1937 © National automobile club de Tunisie
Clay Regazzoni et Jean-Claude Andruet © Jean-Louis Mathieu
Une averse devant une Alvis et une Bugatti 35 B © Jean-Louis Mathieu
Plan du circuit du Belvédère, image extraite du programme de la manifestation
[1] historique des courses anciennes inspiré du dossier de presse
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| Tags : histoire du sport automobile, circuit du belvedere, grand prix historique de tunis, 2005, clay regazzoni, jean-claude andruet |


















Commentaires
GianClaudio, n'a rien perdu de sa superbe, d'après ce que je vois. . . et c'est pas son immobilité (relative) qui l'empêche de se battre comme à Watking Glen en 1975, ou il avait bloqué (assez longtemps) Fittipaldi et reçu le drapeau noir.
en 2004, il y a eu un Gp historique à Tunis, remporter entre autre par Cupellini, mais je ne sais pas sur quel model.
en 1955, Piotti était au volant de 750 Monza chassis 0514M.
Ecrit par : Bruno | mardi, 15 novembre 2005
Je suis fier comme un "pou" [non je blague] je suis heureux que "MdS" vous fasse bénéficier de l'Histoire du GP de Tunis.
L'homme de Logano, l'hélvético-italien est un hâbleur matiné de roublardise.
Le plus amusant chez l'homme (pour lequel j'ai un profond respect) c'est sa pingrerie légendaire; amusant aussi de l'observer et d'écouter lorqu'il joue aux cartes ! Edifiant car il est mauvais joueur; les autres, y compris ses partenaires, le connaissant bien, le laisse faire; et de mauvaise fois car lorsqu'il gagne, ça se sait et lorsque les autres perdent, on l'entend.
Légendaire aussi sa mauvaise habitude de "bloquer" l'adversaire; combien ont pesté de rester dans sa roue.
Pour l'historique des GP modernes de Tunis: http://www.grand-prix-de-tunis.com/ ; Corrado Cupellini y apparaît.
En voici un phénomène le Corrado. Une légende encore; il vous vendrait une verdine antique pour un authentique roulotte de Bergame !
Eh oui ! Luigi Piotti 1955 sur Ferrari Monza 750 0514M # 54 voir et lire: http://www.barchetta.cc/english/All.Ferraris/Detail/0514M.750Monza.htm et ici http://wsrp.wz.cz/nonchamp1955.html
il est suivi de Luigi Bordonaro dans une Ferrari 750 Monza 0530M # 42 et Antonio Pucci sur Ferrari 500 Mondial 0452 MD (à vérifier) # 20; Jean Estager (Nounours) abandon dans sa Ferrari 750 Monza 0526 M; pas retrouver de trace de la participation de l'industriel algérois Borgeaud qui aurait piloté une 166 MM ou une 500 MD avec le # 38 qui lui fut attribué.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 15 novembre 2005
Caro GianPaolo, abbiamo le stesse letture. . .
celle qui remplacent une (et même plusieurs) visite (s) chez l'ophtalmo.
Ecrit par : Bruno | mardi, 15 novembre 2005
Attention!
On ne touche pas a Clay.
Clay a le droit d'etre de mauvaise foi, d'etre raleur.
Non pas par discrimination positive due a sa paralysie mais parcequ'il est GianClaudio, ticinese de surcroît.
De plus etre mauvais perdant face a Andruet , cela devient de l'art absolu car dans ce domaine le français a toujours excellé.
N'est il pas, Biche?
Ecrit par : gianpaolo | jeudi, 17 novembre 2005
en tant que passagère elle prenait le temps de lui faire "l'oeil "
Ecrit par : Bruno | vendredi, 18 novembre 2005
Né à Tunis, jai eu l'occasion de faire plusieurs fois le tour du circuit du Belvédère en 1955 à bord d'une 4cv 1063 pilotée par le D.C. commercial de Renault qui lui avait confié ce véhicule. Depuis je rêve de retourner à Tunis et je termine la retauration d'une Bmw. 700 équipée d'un moteur Rennsport. Mais que faire pour une voiture de 1962 aaux côtés de voiture faisant 6 ou 8 foisd sa cylindrée? la béhème a un moteur de 697 cc!!! ce qui à l'époque ne l'a ps empéchée d'être champione d'Allemagne des courses de côtes ( avec Hans Stuck - le père - au volant , et ce à plusieurs reprises. Reste à convaincre Thierry d'accepter une petite voiture et attention: " Ouled el bled " est de retour!!! au fait c'est quoi un URL?
Ecrit par : LAVION | samedi, 04 mars 2006
une 4cv 1063 cc ?
Ecrit par : Bruno | dimanche, 05 mars 2006
Toutes les vouatures son acceptés; dès lor quelles ont touner a Tunis, est toutes les cilindrés.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | dimanche, 05 mars 2006
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