lundi, 31 octobre 2005
José Dolhem (1944-1988)

Né un 26 avril comme Jean-Pierre Beltoise et Tom Jones, José Dolhem est issu d’une famille parisienne et bourgeoise. Son père est entrepreneur de travaux publics. Avec eux habite Didier Pironi, plus jeune de huit ans, et dont la carrière allait trouver son inspiration dans l’exemple donné par José.
Si les deux garçons ont toujours été présentés par la presse française comme étant cousins, les Anglo-Saxons les prétendent demi-frères. Quoi qu’il en soit, même si une certaine ressemblance physique les liait, ils partageaient quelque chose qui nous est essentiel ici, la passion automobile.
José a vingt ans quand il s’inscrit en 1964 à la Coupe Ford Jeunesse organisée par Europe 1 et Sport Auto. Il y affronte, parmi les anonymes comme lui, des types qui s’appellent Henri Pescarolo, Patrick Depailler, Johnny Servoz-Gavin, Denis Dayan et Robert Mieusset – c’est dire le niveau d’une opération qui sera considérée, en France, comme le fondement national du sport automobile moderne.
La famille de José estimant les travaux publics préférables aux courses de voitures pour l’acquisition d’une position sociale, le jeune homme est prié de suivre des études collant au profil familial. Ce n’est qu’en 1969, son diplôme d’ingénieur en BTP en poche, que José réapparaît sur un circuit. Triomphant de Jacques Coche et d’Alain Cudini, il s’attribue le 7e Volant Shell et la Formule France Martini qui va avec.
On le retrouve l’année suivante à son volant, sans résultat notable. Faite de bosses et de creux, la carrière de Dolhem est erratique, miroir d’une autre vie « civile » qui l’accaparait beaucoup. L’unique trace qu’il ait laissée en 1970 est une participation à la course F3 du Paul-Ricard sur une Tecno 69. En 1971, outre quelques courses F3 avec l’Ecurie Volant Shell, il noue ses premiers contacts internationaux, avec Frank Williams pour qui il court en F2 à Brasilia.
Sous contrat en F2 avec l’écurie Shell Arnold en 1972, il passe la vitesse supérieure en accomplissant quinze courses sur une March 722, mais n’en fait que deux en 1973, sous la houlette de John Surtees avec qui il se lie, se voyant confier une TS 15 de F2. Il est 9e aux 24 heures du Mans sur une Ferrari 365 GTB de Charles Pozzi. Surtees considérant surtout Dolhem comme un homme au bras prolongé d’une grosse mallette, il le signe pour trois Grands Prix en 1974 et pour huit épreuves de F2, dont émerge une troisième place à Salzbourg, son meilleur résultat international.
La poisse lui colle après en F1 : non qualifié en France et en Italie, il abandonne aux USA sur ordre de l’équipe lorsque survient l’accident mortel de son coéquipier Helmut Koinigg. Matra l’engage au Mans, l’auto casse. Son cou fait de même au cours de l’hiver suivant lors d’une chute à ski, condamnant José à une saison 1975 blanche. De nouveau aux affaires en 1976, il enchaîne dix courses F2 au volant d’une Chevron B35 du Fred Opert Racing et se trouve dans une des Alpine A 442 engagées au Mans, la sienne abandonne.
Si l’on imagine sa carrière comme le dos d’un serpent de mer, 1977 est un creux qui ne cache que deux courses de F2, suivi d’une bosse en 1978 avec 11 épreuves F2 sur l’AGS de l’écurie GPA Motul, et une quatrième place au Mans sur Alpine, alors que 1979 marque un dernier creux de deux courses en F2, toujours sur l’AGS.
Huit mois après l’accident mortel de son cousin ou demi-frère Didier Pironi, José Dolhem se tue en avion le 16 avril 1988. Cette curieuse symétrie morbide laisse perplexe, qui fit mourir en un laps de temps très court ces deux pilotes automobiles liés par le sang, l’un en mer, l’autre en l’air.
José Dolhem
France
Né le 26 avril 1944 à Paris
Décédé dans un accident d’avion le 16 avril 1988 à Saint-Just-Saint-Rambert (Loire)
José Dolhem sur la March 722 au Torneio brasileiro à Interlagos en 1972 © Jean-Claude Arnold
Portrait, photo DR
Sur la Surtees TS16 au GP des Etats-Unis 1974, photo DR
10:50 Publié dans Biographies françaises | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note
| Tags : jose dolhem, didier pironi, volant shell |



















Commentaires
étonnant que l'on ai jamais su leurs liens de parenté. moi j'ai toujours cru qu'ils étaient cousin.
Ecrit par : Bruno | lundi, 31 octobre 2005
Pour en avoir " causé " Un our avec le regretté Didier PIRONI , je peux vs apporter son témoignage :
Alors que nous nous trouvions à Key West au sud de la Floride en compagnie de Philippe Streiff fin novembre 1985 pour venir encourager notre ami Jan Pierre Fruitier qui disputait le Championnat du Monde Offshore ( je crois que c'est au cours de cette compétition que Didier a décidé de courir la saison 1986 avec JPF ) aux commandes de son monstre le fabuleux ROCKY-EUROMARCHE , un soir Didier avec qui j'étais trés lié m'avait confié que José Dolhem était bien son frére .
D'ou cette réelle ressemblance.
Les deux champions avaient le méme pére leur mére respective étant si j'ai bonne mémoire deux soeurs
Plus tard courant 1987 alors que je dinais avec Didier dans son ancien appartement du 2 rue de Chezy à NEUILLY à l'invitation du journaliste Bernard Giroux ( avec qui il trouvera la mort le 23 aout 1987 en compagnie de Jean Claude Guénard dans l'accident du COLIBRI à l'Ile de Wight ) il m'avait confirmé ce secret................
Pour mémoire il repose dans le petit cimétiére de GRIMAUD dans le Var au dessus de Saint Tropez et mon ami Bernard dans son village natal à RULLY en Saone et Loire
Ecrit par : gilles gaignault | jeudi, 15 décembre 2005
Ils avaient aussi une soeur.
Ecrit par : Sophie | lundi, 09 janvier 2006
Que vous êtes, Sophie ?
Ecrit par : Mémoire des stands | lundi, 09 janvier 2006
ce serais trop beau!
Ecrit par : Bruno | lundi, 09 janvier 2006
Non, mais leurs amis proches le savaient. Elle est plus jeune qu'eux, et ne s'est jamais exposée aux médias.
Ecrit par : Sophie | lundi, 16 janvier 2006
José Dolhem, devait piloter une Ligier JS2 au Mans en 75 mais il n'a pas pu à cause d'un accident de ski... Quelqu'un pourrait il m'en dire plus?
Ecrit par : Thierry | lundi, 16 janvier 2006
Je n'en ai JAMAIS entendu parler mais je vais en parler avec quelques femmes de la F1 comme Anne Boisnard ou Jacqueline Beltoise-Cevert
Ecrit par : gilles gaignault | lundi, 16 janvier 2006
pour Thierry
je vais poser la question à celui qui est le plus apte à répondre : Guy LIGIER
Ecrit par : gilles gaignault | lundi, 16 janvier 2006
Sophie a RAISON !!!!!!!!!!
Didier et José avaien bien une soeur un peu plus jeune .
Elle se prénomme LAURENCE
Elle a aujourd'hui une bonne quarantaine d'années et si les méres respectives de Didier et José "taient bien soeurs et leur pére le méme Mr Dolhem , pour ce qui concerne la belle LAURENCE sa maman est une autre femme.
Je vous en dirais plus dans un prochain contact car je suis en déplacement t il se fait tard
Ecrit par : gilles gaignault | mardi, 17 janvier 2006
Guy Ligier. . . Monsieur Guy Ligier. un personnage haut en couleur qui fait partit de la grande histoire de la F1.
je l'ai rencontrer à Monaco en 1978, tout au bout du port ou se trouvait le paddock, en compagnie de J. Laffitte et JP. Jabouille. on a discuter ensemble durant près d'une demi heure, de tout et de rien, Laffitte racontait des anneries, et Ligier rigolait comme un gamin. et puis Laffitte à enfourcher une mobylette. . . "bram, bram, bram" qu'il fait,
" bon! quant faut y aller. . . faut y aller" et il partit.
aucun des trois ne me connaissait cela va de soit, et pourtant on étaient là a discuter comme de vrais amis.
ça aussi c'est fini depauis belle lurette.
Ecrit par : Bruno | mercredi, 18 janvier 2006
LAURENCE était une inconnue pour le monde la course automobile .
Et aussi pour son demi-frére Didier PIRONI !!
Lequel n'a découvert son existence qu'au cours de l'été 1981 lorsque sur un circuit cette jolie jeune femme d'environ 18 ans se présenta à lui en lui disant :
" je suis ta soeur "
Interloqué Didier l'invita à se rendre dans sa demeure située sur les bords du lac Léman pas trés loin de Lausanne.
Ce que la jeune femme fit .
Elle y retrouva l'épouse de Didier Catherie BLEYNIE qui avait une migraine .
Alors qu'elle attendairt son frére c'est la famille BELTOISE qui débarqua !!!!!!
Stuppeur de Jean Pierre et Jacqueline.....
Alors qu'ils sont dans leur chambre , Jean Pierre interpelle sa femme : "qui c'est cette fille ?"
Et d'ajouter à l'attention de Jacqueline " c'est dingue , on dirait Ddier en fille ! " ......
En fin de soirée PIRONI arrive du GP
Les BELTOISE qui sont des intimes lui posent la question qui leur brule les lévres ...
Alors que Didier leur dit ce qu'il vient de découvrir quelques heures plus tot Jean Pierre ébahi lui réplique : " bah on ne savait pas que tu avais une jolie soeur !"
Et son copain de lui répliquer dare-dare " eh bien figures toi que moi non plus!!
Elle vient de débarquer dans ma vie il y a quelques heures , je ne le SAVAIS pas ... "
En fait la maman de LAURENCE avait à la demande du pére de Didier et de José jurée de ne jamais rien révéler. Indiquant au pére de la jeune fille Monsieur DOLHEM qu'elle serait libre lorsqu'elle grandirait.... DE SE FAIRE CONNAITRE.
Voilà l'histoire telle que mon amie Jacqueline BELTOISE me l'a racontée en ce début de semaine alors que je me trouvais chez elle et que je lui parlais de cette histoire de soeur de Didier
Ecrit par : gilles gaignault | jeudi, 19 janvier 2006
Merci à Mémoire des Stands pour cet article sur Louis-José, sobre et assez juste.
Gilles, vos informations sont exactes pour ce qui concerne la rencontre avec les Beltoise, mais pas la rencontre de Didier et de sa soeur ; mais ça, seule Laurence le sait...Même si c'est une belle histoire, c'est leur histoire à eux deux, n'est-ce pas ? À eux deux. Merci.
Ecrit par : ? | jeudi, 19 janvier 2006
leur JARDIN SECRET
Je me suis contenté de répéter sur cette histoire secréte CE que Jacqueline m'a dit.
Je viens de lui lire au tél ce que vous écrivez .
Elle me confirme ce qu'elle m'a dit.
Chacun SA vérité .
Elle a vécue ce que je raconte pour répondre au topic de Sophie
Ecrit par : gilles gaignault | jeudi, 19 janvier 2006
Jean Pierre BELTOISE forme avec son beau frére le regretté et inoubliable François CEVERT le tandem qui a relancé le sport automobile en France
Les deux fers de lance du renouveau etaient et restent les IDOLES de mon enfance et de ma jeunesse
Aujourd'hui j'ai la chance de fréquenter Jean Pierre Jacqueline Anthony et Julien et le film de la formidable épopée et aventure MATRA défile toujours lorsque je me rends chez eux
De plus fréquentant le pays de mon enfance ou ma famille était ami avec celle des fondateurs de MATRA les CHASSAGNY je ne manque pas lorsque je veux faire REVER mes amis en week end de leur faire visiter le superbe Musée MATRA situé à ROMORANTIN.
D'ailleurs la premiére femme du défunt PDG -qui mena la firme de VELIZY vers la gloire - Jean Luc LAGARDERE et mére d'Arnaud y a longtemps tenue deux hotels
Ecrit par : gilles Gaignault | jeudi, 19 janvier 2006
Bonjour à tous.
Ma route a croisé souvent celle des deux "lascards" José et Didier, matière à évoquer un pan de leur souvenir jamais exprimé ici :
j'ai rencontré José la 1ère fois à l'aéro-club de La Réole-Floudès en Gironde, aux vacances de Pâques 1966. Il terminait son parcours de navigation des épreuves du brevet 2è degré "La Réole-La Teste de Buch (sur le Bassin d'Arcachon)-Royan-Marmande-La Réole". J'ai découvert une sorte de colosse au large sourire fendant un visage blond-roux avec des allures de Joseph Kessel jeune.
Bizarrement nous fréquentions tous deux l'Ecole des Travaux Publics de Paris, Bd St Germain et Cachan, sans jamais nous être rencontrés.
Je revis donc souvent José tant à l'aéro-club de la Réole qu'à l'Ecole des TP de Paris, et plus tard restai attentif à son parcours en sport-auto. Je l'ai vu ainsi disputer sa 1ère course en 70 après le Volant Shell de Magny-Cours-69, à Nogaro, où parti en pole il a rapidement fait un tête-à-queue. Après la course dans le paddock il m'était apparu tellement "ailleurs" que je n'avais pas osé m'approcher pour lui parler, d'autant plus que autant quand j'évoquerai Didier je rapporterai "un contact complice et amical spontané", autant ce sentiment n'avait jamais réellement existé avec José, plus froid-distant-timide peut-être-voire hautain un peu ?
Je l'ai vu courir en 70 à Pau et Charade, en 71 à Pau en F3 où il a terminé sur un sacré podium avec James Hunt et JP-Jabouille, en 72 aux essais du Mans où il a gagné la course "parallèle" des "4 heures" avec de Fierland sur une Lola, en 73 aux Essarts à Rouen je crois ; et j'assistai à la finale du Volant Shell de Magny-Cours où il figurait dans le jury avec notamment les 3 Jean-Pierre Jarier-Beltoise-Jaussaud.
Pour conclure sur José, je le revois au café "le Thénard" proche de l'Ecole des TP, sélectionnant "only You" des Platter's sur le juke-box, et je repense aux commentaires de ce copain d'aéro-club déjà expérimenté revenant d'un tour en vol "avec José qui avait pris des risques gratuits insensés".
Etrangement je n'ai appris son accident mortel que 2 ou 3 ans après, alors que je n'ai jamais cessé de lire des revues de sport-auto. Et depuis j'ai retrouvé un copain d'école dont les voisins étaient passagers de José ce jour-là.
Didier avait 14 ans quand je l'ai rencontré la 1ère fois à l'aéro-club de La Réole. Il accompagnait José, et visiblement ces deux-là (qui se disaient cousins) étaient inséparables. Ils débarquaient dans une vieille berline Mercédès grise, et même un été dans une 4 cv Renault blanche décalottée en partie supérieure pour laisser la place à un baldaquin en tissu blanc et bleus ! Le bas des portières était taillé façon camion américain GMC. J'imagine que ce "truc-là" devait être un sacré piège à filles !
Ils venaient régulièrement en vacances, chez leur grand-père je crois, qui était voisin de l'un de mes plus anciens amis, Jean-Yves, sur les terres duquel José pratiquait -- avec autorisation -- la moto tout terrain.
Didier parlait peu, observait beaucoup. Il réussissait déjà à 14-15 ans le tour de force d'être à la fois d'une délicieuse discrétion et d'une extraordinaire présence, ce qui me semble-t-il est la marque des "très grands" animés d'une phénoménale force intérieure. En outre le contact était passé instantanément entre nous, avec le sentiment au moins pour ma part d'un potentiel d'amitié sincère et profonde qu'auraient pu cultiver nos routes si elles s'étaient côtoyées plus longuement.
J'ai revu Didier à Magny-Cours en 73. J'étais élève de l'école de pilotage et lui rentrait de sa 5 ou 6ème course dans sa 1ère saison de F-Renault, après le Volant Elf du Paul Ricard en 72. Toujours "ouvert-humble-discret" à la fois, il était venu nous voir passer dans le 1er virage, et nous avions longuement discuté ensuite en tête-à-tête, évoquant l'aéro-club de La Réole et ses débuts en course qu'il jugeait difficiles. J'ai le souvenir très net de sa dernière phrase avant de nous quitter ... "on essaie de garder quand même le moral" !
Quand on sait ce qu'il allait réussir par la suite, on réalise combien c'est "en pilotant que l'on devient pilote" à force de travail et de détermination, avant que le talent ne fasse le reste. Et vous imaginez mon regard sur le parcours qui allait être le sien ? Moi qui tout enfant vibrais aux exploits des pilotes français, Jean Behra, Maurice Trintignnant, qui avaient piloté pour l'intouchable "Scuderia Ferrari" -- qu'il me soit aussi pardonné d'avoir admiré le sublimissime Stirling Moss --, je voyais ce gamin que j'avais connu si jeune et avec lequel s'était ébauchée une belle complicité suivre -- et même dépasser -- leurs traces, au point d'être sur le point de devenir le 1er Champion du Monde français. C'était incroyable, pour moi qui avais toujours pensé ce monde de la course si inaccessible, si éloigné du mien.
Didier nous aura permis de vivre par procuration le plus fou de nos rêves avortés de coureurs en herbe. Qu'il en soit pour toujours remercié.
Je suis passé un jour à Grimaud, voir où Didier et José se racontent désormais leurs histoires de pilotes, mais ai oublié la citation précise qui orne leur tombe, évoquant "les airs et la mer". Si quelqu'un ici peut me la rappeler, d'avance je l'en remercie ?
Ecrit par : Gilbert | mardi, 07 février 2006
un immence merci pour ce témoignage Gilbert
Ecrit par : Bruno | mardi, 07 février 2006
Pour Gilbert : "Entre ciel et mer".
Ecrit par : ? | mercredi, 08 février 2006
Merci pour la réponse -- anonyme ? -- à ma question.
Ecrit par : Gilbert | jeudi, 09 février 2006
Une nouvelle question, j'y prends goût :
qui pourrait me dire si l'ex-mannequin Inès de la Fressange a un lien de parenté avec la femme de JP-Wimille (dans les années 30 / 40 jusqu'à sa mort en 1949), Christiane de la Fressange ?
D'avance merci .
Ecrit par : Gilbert | jeudi, 09 février 2006
Oui je peux vous le dire.
"Cric" alias Christiane (parce que son petit frère n'arrivait pas à prononcer son prénom) est la tante ou grand tante de Inès.
François, le fils décédé de Cric et Jean-Pierre Wimille, aurait était son cousin ou petit cousin.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | jeudi, 09 février 2006
Merci beaucoup Jean-Louis. C'est une question que je me posais depuis longtemps.
Bravo.
Ecrit par : Gilbert | vendredi, 10 février 2006
Qui peu me dire, sachant que vous étiez pour certains d'entre vous dans leur confidences, quel était le meilleur pilote entre didier et josé. Y en avait-il un des deux qui reconnaissait la supériorité de l'autre
Ecrit par : ? | jeudi, 22 juin 2006
je ne peus pas vous dire qui etait le meilleur par contre j ai une anecdote a citer j etais avec mon pere un apres midi de aout 86 au paul ricard venu voir tourner didier pironi sur l ags avec je crois comme sponsor el charro quand on arriva au circuit il n etait pas encore arriver et a un moment donner un helico se posa pres de l ecole winfield et on le vit descendre il alla saluer simon de lautour a winfield et un peu plus tard il alla mettre sa combinaison et il passa juste a cote de nous et quand j ai vu comment il marchait je compris un peu mieux la gravite de son accident en 82 a hockeneim il ne pouvait pas mettre le lacet de sa bottine droite tellement il etait enfler il fit quelques tours avec l auto sur le petit circuit ecole et quand tout etait en temperature il poussa l ags dans ses derniers retranchement et je peux vous dire qu il attaquait vraiment tres tres fort et apparemment ses chevilles ne le deranger pas du tout quel pilotage ce jour la une vrai demontration je compris ce jour la q effectivement ca aurait du etre lui le premier champion francais de f1 de tous les pilotes que j ai eu la chance de voir en essai au paul ricard c est lui et ayrton senna qui m ont le plus impressionner ca me restera graver a jamais
Ecrit par : francois bequignat | vendredi, 23 juin 2006
Bonjour. (attention prenez votre souffle, c'est long ...)
Il est toujours difficile de comparer 2 pilotes, "tous les éléments de comparaison" n'étant pas forcément égaux. Eux-mêmes d'ailleurs devaient-ils être bien incapables de se prononcer vraiment, même si la carrière de Didier penche évidemment en sa faveur ; mais je crois que sa force aura été d'être patient, de s'aguerrir progressivement en bâtissant autour de lui un environnement technique et humain lui assurant une crédibilité sans faille grâce, chaque saison, à des parcours et "palmarès" dignes des meilleurs, jusqu'à "taper dans l'oeil" des top-teams et pouvoir ainsi atteindre le plus haut niveau en F1.
A l'inverse, José a toujours voulu brûler les étapes sans s'aguerrir à chaque niveau, passant de la Formule-France à la F-3 puis F-2 en quasiment 2 saisons si je ne me trompe pas, ce qui manifestement n'était pas la bonne solution car n'étant pas dans "l'évolution normale d'un coureur" à l'époque, il devait compter davantage sur ses moyens personnels (même conséquents) auprès d'écuries moyennes ou "hors du coup" en chasse de pilotes à gros budget, que d'être intégré dans des structures solides capables de le hisser vers le plus haut niveau et de lui bâtir un palmarès crédible.
(C'était entre autre aussi l'avis de Mike Knigt à Magny-Cours en 1972 quand j'évoquai avec lui le parcours de Dolhem.)
En revanche, pour les comparer, je peux témoigner du sentiment qu'ils m'auront donné l'un et l'autre quant à ce "petit grain de folie en plus" que paraissent posséder souvent les coureurs, quand on entend (ou les entend) raconter les prises de risque "dingues" qu'ils ont pu prendre en telle ou telle occasion, sur les routes notamment , en dehors des circuits.
Les ayant connu tous deux à l'aéro-club de La Réole en Gironde à l'époque où nous préparions tous deux avec José les brevets de pilotes privés avion, je peux témoigner comme je l'ai déjà dit plus haut sur ce site qu'un jour un copain -- pilote alors de beaucoup plus confirmé que nous -- était revenu sidéré d'une sortie avec José "qui avait pris des risques gratuits insensés". Je m'étais dit alors qu'il appartenait bien à cette catégorie de "doux dingues" justifiant son statut de coureur ?
A l'inverse, Didier avait 14-15 ans quand je l'ai connu, et paraissait si calme et discret et réfléchi que j'avais pensé sa réussite liée en partie à ce "courage-paisible et contenu" qui semblait le mettre dans une autre catégorie de coureur, un peu comme Alain Prost que j'ai entendu affirmer qu'il ne jugeait pas utile et sérieux de prendre encore "trop" de risques gratuits sur les routes ; ce n'était pas fait pour ça, et la course lui paraissait suffisamment dangereuse comme ça pour ne pas en rajouter.
J'imaginais donc Didier sous cet angle, jusqu'aux commentaires ayant suivi sa mort, découvrant que selon les plus proches et avertis on le supposait bien ... apercevoir le sillage du pétrolier et ne lâchant pas la poignée des gaz pour autant, déterminé à "enquiller" quand même l'obstacle, tout à son challenge de peut-être futur champion du monde (comme à Hockenheim en 82), et même avec le possible assentiment de ses coéquipiers JC Guénard et B Giroux, ce dernier ayant déclaré d'ailleurs avoir peur et ne plus vouloir continuer ?
Eh puis il y a eu ce livre, "La Flèche Brisée", de Martine Camus, qui a torpillé complètement l'image que j'avais de Didier, le même qui à Magny-Cours en 73 me confiait humblement "s'accrocher pour continuer à garder quand même le moral" au sortir de ses 5 ou 6 premières courses de F-Renault, sérieusement "secoué" moralement par le rythme et les risques à prendre dans la course en peloton.
Le livre raconte ses frasques insensées, ses challenges provocateurs de duels fréquents avec ses copains Dallest ou Villeneuve, etc ... Alors, j'ai bien dû me résoudre à penser que comme beaucoup de coureurs, comme François Cevert évoqué par un copain sur son site dans mds, et comme José, il était finalement bien à classer lui aussi dans "les doux dingues de la prise de risque inconsidérée", au volant ou ailleurs.
Sur ce plan donc, je crois qu'ils étaient bien à égalité.
Gilbert.
Ecrit par : gilbert | samedi, 09 septembre 2006
salut,jai entendu etan petit,mes grand parent dir kil y avai un lien familial, surtou ma grand mere kan didier a eu l accident pouver vous m eclerés;je m apel eric,jai 34ans mon pere sapel daniel é mon rand pere ke jai pas connu;;;divorcé;;;;lucien chu un mordu de mecanik auto cé ptéte dans les génes merci
Ecrit par : dolhem eric | dimanche, 18 mars 2007
Didier PIRONI est décédé le 23 aout 1987 dans un accidnt de off-shore avec son bateau le Colibri. Il a trouvé la mort avec ses deux équipiers et copains Bernard GIROUX et Jean Claude GUENARD.
Didier était le demi frere ( même père mais de mère différente d'ou leur ressemblance inouie ) de José DOLHEM disparu lui un an plus tard le 16 avril 1988 dans l'accident de son avion au dessus de la ville de ROANNE
Ecrit par : gloria | lundi, 19 mars 2007
Bonjour à tous, dont Gloria.
Petite rectification, José Dolhem (avec sa compagne et deux autres couples), ralliaient bien ce 16 avril 88 Le Bourget à Montpellier sur un bimoteur (Mitsubitshi je crois), avec escale à Roanne (programmée ou due à des ennuis de moteur déjà , ce n'est pas clairement établi).
C'est en repartant de Roanne qu'à proximité de St Etienne ils se sont écrasés dans un champ précisément à St Just St Rambert.
Pour avoir bien connu José Dolhem je suis un jour allé voir le lieu même de l'accident pour essayer de comprendre ce qui avait pu se passer. L'enquête a conclu à l'accrochage d'une ligne électrique ; se trouver à si basse altitude et si près de l'aérodrome de St Etienne peut laisser supposer la thèse émise alors d'ennuis de moteur qui aurait justifié cette tentative désespérée et s'avérant trop courte d'atterrir à St Etienne ?
Il n'y a eu aucun survivant.
Gilbert.
Ecrit par : Gilbert | lundi, 19 mars 2007
re-bonjour.
le fils de José Dolhem a couru je crois en Campus (ou similaire ?), mais je n'en ai plus entendu parler sauf dans le livre sur Didier Pironi "la flèche brisée" où Tico Martini raconte qu'il lui a un jour rendu visite à Magny-Cours.
Qui en connaît plus long au sujet d'Axel Dolhem ?
Gilbert.
Ecrit par : Gilbert | lundi, 19 mars 2007
Curieuse ma rencontre avec Axel Dolhem. Je l'ai rencontré en province, par hasard, dans les années 90 sans savoir bien-sûr qui il était et encore moins ce qu'il faisait. Ce qui est marrant dans l'histoire, c'est que le premier truc que je lui ai dit, c'est "On ne vous a jamais dit que vous ressembliez à Mika Hakkinen ? " Lui, plutôt interloqué, "Vous vous intéressez à la course automobile ?!" bref, c'était parti, il m'a dit qui il était et a été tout surpris quand je lui ait dit que je savais que son père avait débuté sur une Surtees en 1974 ! On est allé boire un pot, il m'a parlé de ses difficultés à trouver des sponsors, je crois qu'il faisait de la F3. On a pas mal parlé de son père et de Pironi, bien-sûr. Après, je l'ai emmené à moto à la gare je crois. Il m'avait laissé ses coordonnées, mais ça fait longtemps, et je ne sais pas ce qu'il est devenu. En tout cas il était vraiment sympa....
Ecrit par : Marc Ostermann | lundi, 19 mars 2007
A Marc Ostermann, merci pour ces infos.
Gilbert.
Ecrit par : Gilbert | mardi, 20 mars 2007
axel dolhem tourne ce week end à nogaro en coupe peugeot 206 cc
voici son resultat
1 DELPORTE Clément 26:04.200
2 BELTOISE Julien 26:07.359
.
16 DOLHEM Axel 26:37.411
Ecrit par : gloria | dimanche, 08 avril 2007
resultat de la seconde course de ce lundi de pentecote à nogaro
1 VALINHO Jean-Charles 26:22.681
2 DELPORTE Clément 26:23.462 0.78
3 MOREL Quentin 26:23.790
4 BELTOISE Julien 26:24.623
24 DOLHEM Axel 22:16.918 à 3 Tours
Ecrit par : gloria | lundi, 09 avril 2007
boujour à tous, et bravo pour vos commentaires et annecdotes, la plupart sont justes et retranscrivent tres bien l'esprit de ces deux personnages hauts en couleurs.
quelques petites infos : malgrés toute l'affections que j'ai pour jacqueline , il lui arrive parfois d'extrapoler un petit peu et de laisser un petit peu trop de place au bruits de couloirs dans ses récits, et en parlant de bruits de couloirs, ces deux énergumènee en ont générés plus d'un tant il est vrai qu'ils ont vécu à 100à l'heure en faisant fi de toutes les régles élémentaires de prudences de serieux.
la petite astuce concernant leur liens de parentés est qu'ils étaient bel et bien cousins, et bel et bien .... demie frère. ( comme l'a précisé plus haut sans avoir l'air d'en etre sure gilles gaignault ) leur père était un sacré lapin (paix à son ame) et leurs mères, deux soeurs qui partageaient visiblement pas mal de choses.
pour c qui est des circonstances de la mort de josé, il est parti en deplacement d'affaire au commande du fameux mitsubishi évoqué plus haut ( pas du tout en compagnie de sa compagne, que l'on peut meme appeler femme, puisqu'elle, bien heureusement, est bien vivante ). ils se sont arrétés à Roannes pour dejeuner chez "trois gros", et c'est effectivement au décollage que l'avion, pour des raisons pas vraiment élucidées (certainement un givrage des commandes), s'est ecrasé.
En ce qui concerne Eric dolhem, je ne sais pas par quel moyen il serait possible de verifier vos liens de parentés, mais je n'en est jamais entendu parler.
Enfin, axel dolhem a 35 ans, il pilote effectivement cette année en 206cc ( ce we à nimes), il continu ainsi d'assouvir sa passion qu'il n'a pu mener à bien plus jeune, essentielement pour des raison budgétaire( il n'a dailleurs jamais couru en f3, mais une saison en catheram ( nottement une pole à spa!!)+une en fr, puis quelques courses par ci par la de formule france. Et ce malgrés un sacré coup de volant, parfois désordonné, mais non dénué de talent.
voilà, si vous avez des questions, n'hesitez pas.
Ecrit par : td | vendredi, 27 avril 2007
Résultat de la premiére course ce samedi à Ledenon ou se dispute la seconde manche des Grands Prix FFSA
1 Nicolas MILAN
20 Axel DOLHEM
Ecrit par : gloria | samedi, 28 avril 2007
Bonjour Thibault,
Bonjour Eric,
Bonjour Axel,
Il y a pas mal d'années, José m'a offert un exemplaire d' "AVIATION MAGAZINE" dans lequel il racontait son atterissage forcé au Groenland . Panne moteur, survie, secours, sauvetage ; l'article était passionnant .
Je fouille en vain mes archives depuis plusieurs jours pour le retrouver .
Si vous possedez ce document, faites le donc parvenir à MDS . Je suis sûr que cette aventure étonnerait et passionnerait tous ceux qui voudraient mieux connaitre José .
Cordialement .
J.Claude ARNOLD
Ecrit par : jc arnold | mardi, 01 mai 2007
bonjour jean claude,
je vois trés bien de quel magazine il s'agit, je l'ai eu pendant tres longtemps sur une etagere de ma chambre.
Je vais essayer de le retrouver chez ma mère mais la tache s'annonce compliquée.
je vous tiendrait au courant de mes fouilles qui, pour le coup, touchent à l'archéologie.
Cordialement
T DOLHEM
Ecrit par : thibault dolhem | mercredi, 02 mai 2007
Bonjour Thibault.
J'avais été très surpris à la lecture du livre "Didier", paru après la mort de Didier Pironi sous l'initiative de son épouse et mère des jumeaux, qu'à aucun moment ne soit évoqué le nom de José Dolhem.
Alors une question m'a depuis "interpellé" (et si pour vous elle se révèle trop "people" ou trop "indiscrète", j'admets que vous n'y répondiez pas) :
au moment de la mort de Didier étaient-ils encore Didier et José ces formidables complices de toujours, ou bien avaient-ils mis quelque distance dans leur relation ?
Gilbert
Ecrit par : Gilbert | mercredi, 02 mai 2007
J'avais posté ce message en janvier 06 :
"José Dolhem, devait piloter une Ligier JS2 au Mans en 75 mais il n'a pas pu à cause d'un accident de ski... Quelqu'un pourrait il m'en dire plus?"
Thibault, Eric ou Axel avez vous une anecdote, des souvenirs ou infos à ce sujet? en vous remerciant d'avance.
Ecrit par : Thierry | jeudi, 03 mai 2007
Je lis gilles et gilbert et vous remercie de ses precitions.
oui c etait bien un Mitsu....d un pote qui a degage de la fuée en plein vol
Oui il y a une Laurence...
mais sans faire pepoles c est tres compliquet chez les Cevert aussi.
gilbert tu es qui ???
Ecrit par : jeype | samedi, 23 juin 2007
Réponse à jeype.
Bonjour. La réponse est contenue dans mon 1er texte écrit ci-dessus, le 7 février 2006, suivi d'autres dont le 2ème le 9 septembre 2006.
Gilbert.
Ecrit par : Gilbert | samedi, 23 juin 2007
Bonjour à tous,
C'est la 1ère fois que je viens ici et j'en suis ravi , vos commentaires sont formidables .
J'ai bien connu Axel Dolhem , on était à l'école ensemble ? que de souvenirssss ...
Mon âge , 36 ans me permet de ne connaître que Didier Pironi et son pére que dans les livres ;bien que j'ai eû la chance de voir José à bord d'une Ferrari 288 GTO venir chercher Axel à la sortie de l'école .
Je pense qd même qu'Axel tient plus de son père mais à qd même des gênes de son "oncle".
Les meilleures vacances que j'ai passées étaient bien en sa compagnie.
Nous sommes allés au GP de Monaco , invités dans un palace au dessusdu circuit , mémorable , enplus nous étions logés dans la villa de Didier Pironi à Grimaud .
La salle de billard français ,avec tous ses trophés , est exceptionnelle , vraiment .
Inutile de vous dire qu'elle est gigantesque sur un terrain qui paraît sans limites.
Le plus terrible dans cette histoire de famille , ce sont ces drames qui se sont succedés , coup sur coup .
Axel venait de passer le mois de juillet avec Didier sur le Colibri quand au mois d'aout il apprend son décès, puis ensuite celui de son père .
Personne ne mérite ça mais ça arrive .
Je me rappelle encore qd sa mère m'a appelé pour tenter de lui faire remonter la pente et lui qui ne faisait que regarder les GP de Didier sur vhs, bref , mauvais souvenir .Et j'espère avoir été à la hauteur , à mon humble niveau .
Puis nos chemins se sont séparés , je sais qu'Axel a bien réussi ds sa vie prof, ça ne m'étonne pas et je lui souhaite de continuer à bien s'éclater en sport auto.
En tous cas je le remercie pour tous ces moments passés au moment de mon adolescence .
Putain c'était bon !!
Ecrit par : Nicol Lionel | mercredi, 05 septembre 2007
bonjour, les souvenirs ressurgissent, j'ai passer des vacances avec axel dolhem ètant fils de pilote, et pour frère jordan perroy, pilote de karting en espoir, le hasard a fais que nous avons fais connaissance au dèbut des annèes 90, èchangeant des souvenirs respectifs de sport auto, partant a grimaud en vacance, ayant connu son oncle didier pironi, dont la maison familiale ètait a 500 mètres de chez mes parents, il venait souvent rendre visite a mon père, lui meme pilote, ils ont courues ds le meme championnat de france et d'europe F3, personnage charismatique, talentueux et un sacrè coup de volant!! j'ai perdue de vue axel dolhem vers 93,94, aux dernières nouvelles, je sais que ca va bien profèssionnellement, et s'amuse bien en auto, j'ai pu m'apercevoir qu'il avait hèriter d'un talent pour l'auto, en montant souvent a cotè de lui en voiture!!! c'ètait vite et sympa
Ecrit par : perroy | jeudi, 13 décembre 2007
Ayant eu la chance de renconter souvent José et Didier, je vais me livrer à un petit exercice de mémoire.
J'habitais Pau (toutes les routes mènent à... Pau, c'est bien connu) et je fréquentais beaucoup les frères Bochet, vedettes locales qui - à mon avis- n'allaient pas tarder à remporter le championnat du monde de Formule 1. En attendant, ils brillaient en formule Renault. Maxime venait d'être incorporé au sein de l'armada Elf. "Le plus difficile à battre sera Pironi", prévoyait-il déjà. Comme Maxime et Didier couraient au sein de la même écurie, je ne tardais pas à faire la connaissance de Didier, tout jeune encore mais déjà auréolé d'un prestige de vieux briscard. On racontait ses frasques à qui mieux-mieux, et je puis aujourd'hui révéler - je le tiens de la bouche même de l'intéressé - qu'il se fit arrêter par les flics à douze ans alors qu'il descendait dans le sud au volant d'une Dauphine blanche. Il avait apporté une carabine pour une partie de chasse, et l'avait négligemment posée dans le coffre. La tête des flics lorsqu'ils fouillèrent la voiture !!! Cela valut douze heures de garde à vue au garnement. Et encore ! Seule l'influence de sa famille réussit à l'extraire de la gêole. Quelques années plus tard, le paddock de formule Renault se tappait sur les cuisses en entendant l'anecdote.
Les autres pilotes n'ont pas ri longtemps. En formule Renault Europe, à l'échelon au-dessus, Pironi forçait l'admiration par ses qualités professionnelles et techniques, toujours à la pointe des réglages, avec toujours un nouvel aileron d'avance (à sa façon bien sûr).
Quant Didier gravit l'échelon suprême en atteignant la F1, José l'accompagnait pas à pas et traversa même la planète pour venir l'encourager à Long Beach. Depuis une dizaine d'années environ, les petits avions étaient à la mode parmi les pilotes de Formule 1, qui multipliaient les déplacements en évitant ainsi le manque de souplesse du transport par les lignes régulières.
Le seul problème, c'est que les pilotes de F1menaient leurs avions comme des monoplaces, avec autant de talent que d'insouciance. Cela faillit très mal se passer pour Jean-Pierre Beltoise dans une tempête au-dessus des Alpes, avec son épouse Jacqueline et le journaliste Claude Furiet à bord. J'ai entendu dire que Jarier s'était posé sur la route nationale à Albi car il ne trouvait pas l'aéroport et n'avait plus d'essence. Et Graham Hill s'écrasa dans le brouillard en rentrant à Londres, en compagnie de Tony Brise, pilote de son écurie. Bref, si tout le monde fut peiné, personne ne fut vraiment surpris de l'accident fatal de Dolhem... qui avait déjà connu un précédant fâcheux dans un coucou.
La mort de Pironi, qqs mois plus tôt, avait été un drame. Parce que Didier revenait de l'enfer. Il avait été grièvement blessé à Hockenheim en 1982, et c'est un miracle s'il marchait encore. Un miracle médical d'abord, et un miracle tout court en raison des imprudences de Didier. Il se baladait au milieu de la foule au pied du podium à Dijon, appuyé sur ses béquille. Alors qu'à la moindre chute, toute la chirurgie était à refaire. Ces pilotes sont vraiment une race à part. Patrick Depailler n'avait-il pas signé chez Alfa Roméo... avant se savoir s'il remarcherait un jour ?
J'entends encre Jean-Claude Guénard, qui avait pourtant tout connu, évoquer la folie Pironi sur le Colibri. Didier était au gouvernail, Guéguène - à ses côtés - maneouvrait la manette des gaz, et le journaliste Bernard Giroux n'avait qu'un rôle secondaire à l'arrière. Pendant les entrainement, Guénard prit la mesure de la résolut(ion de Pironi. A fond tout le temps. Sur la mer comme sur les circuits. Une vague. Guénard soulageait. De la main, Didier bouculait la main de Guénard pour remettre les gaz et gardait la main sur la commande pour être certain qu'elle restait grande ouverte. "Et ça passait ! Fin, fin, fin, mais ça passait", racontait Guénard de retour au port, la main mimant un coeur battant. Jusqu'au jour où ce n'est plus passé.
Quanr au reste, j'ai assez tendance à écouter Jacqueline Beltoise sur ce coup. Elle connaissait Pironi depuis des lustres. Et il est de notoriété publique que la meilleure copine de Jacqueline, l'actrice Véronique Jannot, fut la fiancée de Pironi à partir de 1982. Gilles venait de se tuer, et Didier semblait partir vers la couronne mondiale.
Une anecdote assez connue sur la folie commune de Didier Pironi et Gilles Villeneuve, les deux jockeys de la Scuderia. Ils revenaient d'une séance d'essais à Fiorano, sur la route de l'aéroport de Milan-Linate, ils menaient leurs Ferrari de fonction à un train d'enfer. Et finirent tous les deux dans un champs, pour avoir absolument voulu freiner plus tard que l'autre, sans céder.
Ces souvenirs sont venus au fil de la plume. J'espère que tout ceci n'est pas trop confus.
Ecrit par : eric bhat | jeudi, 13 décembre 2007
Invité par Bernard Giroux qui revenait de vacances en Capadoce en Turquie, j'étais le seul journaliste français présent lors de l'unique victoire du Colibri avec Didier. Cela se passait à Arendal quelques jours avant le dramatique accident du 23 Août 1987.
Auparavant, avec Philippe Streiff, nous avions invité Didier à se joindre à nous en novembre 1985, pour encourager le seul pilote français disputant le Championnat du Monde à Key West au sud de Miami aux commandes de son monstrueux " Rocky-Euromarché ".
Frutman avec qui Didier fit équipe lors de la saison 86 avant que de voler de ses propres ailes en 87... emporté par sa folle passion !!!
Ecrit par : gilles gaignault | jeudi, 13 décembre 2007
bonjour à tous,
cela fait 20 ans aujourd'hui que josé dolhem nous a quitté,je pense que tous ceux qui l'ont connu auront une pensée pour lui.
je tenais également,de la part de mes frères,axel et thibaut et de la part de ma mère marie annick dolhem à vous remercier pour vos commentaires et anecdotes qui témoignent de la passion qui animait papa pour le sport automobile,la vitesse et la vie en général.
tous ces souvenirs s'ajouteront aux notres pour raconter à ses petits enfants son histoire en particulier et certains grands moments de l'histoire automobile vus et vécus par des passionnés.
papa serait grand père 2 fois aujourd'hui:de joseph 5 ans (mon fils) et d'apoline 2 mois (la fille d'axel).
merci à tous
virginie dolhem
Ecrit par : virginie dolhem | mercredi, 16 avril 2008
Madame ,
il donnait aussi une image de pondération , de grande application dans la pratique du sport
qu ' il avait choisi . Vous pouvez être fière de lui .
F.H.
Ecrit par : Freddy Hédin | mercredi, 16 avril 2008
Je me joins aux très justes remerciements de Virginie. Cela fait vingt ans que Didier et Louis-José sont partis.
Les témoignages de chacun d'entre vous sont autant de fleurs jetées dans le sillage de leur souvenir.
Laurence.
Ecrit par : Laurence | mercredi, 16 avril 2008
A êtres exceptionnels, souvenirs exceptionnels.
Je n'ai aperçu que José Dolhem qu'une seule fois; il était venue chercher Axel à la fin des cours à Coulommiers, en 288 Gto.
Je m'en souviendrai toute ma vie.
Je suis heureux d'apporter ma petite fleur en ce jour.
Cordialement.
Ecrit par : Lionel Nicol | mercredi, 16 avril 2008
Nous sommes rouge de confusion, Virginie, d'avoir oublié l'anniversaire de la disparition de votre père. Pourtant nous attachons beaucoup de prix à ces souvenances, nos amis le savent. Olivier Favre me rappelait dernièrement les tristes événements attachés aux années en 8, Pascal Dro, dans un édito récent d'Auto-Hebdo, faisait état également d'une méchante liste de pilotes disparus en 68 - un par mois entre avril et juillet, presque le 7 à chaque fois.
Merci de faire revivre votre père, et son demi frère.
Ecrit par : Mémoire des Stands | mercredi, 16 avril 2008
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permet de vous adresser ce petit message car j'ai comme projet d'ouvrir un site consacré à didier. J'ai des photos de ses archives personnelles que je souhaiterai partager avec le plus grand nombre. J'aimerai entrer en contact avec vous afin d'orienter aux mieux mes recherches et être ainsi au plus près de ce qu'il était.
d'avance merci
tres cordialement
emmanuel LEROUX
Ecrit par : emmanuel leroux | mardi, 22 avril 2008
Bonjour à tous, et à Virginie Dolhem en particulier,
pour laquelle j'ai une question très personnelle à poser, trop peut-être et donc à laquelle elle ne sera évidemment pas tenue de répondre.
Je me suis déjà largement étendu dans les commentaires en amont sur mes rencontres avec José et Didier à la fin des années soixante tant à l'aéro-club de La Réole en Gironde, ou j'ai aussi un jour rencontré Louis Dolhem le père, qu'à l'Ecole des Travaux Publics du Bd St Germain pour José ou à l'école de pilotage Winfield de Magny-Cours quand Didier déjà en F-Renault s'y entraînait.
La Maman de Didier m'avait répondu par écrit aussi quand j'avais cherché à connaître les circonstances de la mort de José que je n'avais apprise que fortuitement et avec retard, sans en connaître alors la cause, avant de leur rendre une visite émue au petit cimetière de Grimaud.
Je ne rate jamais en pensées naturellement, ni un 23 août ni un 16 avril. mais une chose m'avait beaucoup étonné à la lecture de "Lettre à Didier" le livre de Catherine Goux la maman des jumeaux de Didier :
à aucun moment elle ne parlait de José, alors que ces deux là José et Didier n'avaient quasiment "fait qu'un" tout au long de leur parcours ... étaient-ils "fâchés", y a t-il une autre explication ?
D'avance merci, que vous souhaitiez apporter ou non un éclaircissement ...
Bien cordialement.
Gilbert
Ecrit par : Gilbert | mercredi, 23 avril 2008
Buongiorno a tutti e specialmente a Virginia, la figlia di Louis Jose. Sono Edina, la cugina italiana di Didier e Luis Josè. Sono contenta di sapere che Virginia ha un bambino che si chiama Giuseppe (come il bisnonno Giuseppe Weffort) e anche Axel ha una bambina. Un caro saluto a Voi tutti. Edina
Ecrit par : edina | mardi, 22 juillet 2008
à Laurence,
Qui etez-vous? Si vous etes qui je pense, enchantée de vous rencontrer!
Ecrit par : jeanne | mercredi, 27 août 2008
Á Virginie et Marie-Annick,
Ma souer vient de retourner de passer ses vacances pres de St. Tropez. Je lui ai raconté que j'y ai passé un bon été comme au pair avec votre famille ,1975. Elle m'a demandé si je savait de vos nouvelles. ??? Par Google j'ai apris de la mort triste a jeune age de Jose.
Je suis contente que vous etes Mere et grande-mere. Moi meme j'ai 3 jeunes hommes, 24, 20 et 18. Jennifer Whyte ( Irelande).
Ecrit par : Jennifer Whyte | mercredi, 05 août 2009
JE SUIS MICHEL UN COUSIN DE JOSE JE VOUDRAIS AVOIR DES NOUVELLES DE LA FAMILLE MERCI
Ecrit par : DOLHEM | mercredi, 12 août 2009
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