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mardi, 18 octobre 2005
35 ans jour pour jour : les 1000 km de Paris 1970

Vendredi.
Plop !
En tombant sur la piste, la châtaigne a crevé le silence qui pesait sur la forêt. En un même mouvement, Spip et l’homme dirigent leur attention sur le sommet de la bosse de Couard où le fruit gît, illuminé par un oblique rayon d’automne.
Dans les années 70, Spip vivait dans un hêtre situé à la réception de la bosse, vaguement accoutumé à de soudains et violents déchirements de l’air qui heurtaient son ouïe et le précipitaient dans son nid. Dans ces mêmes années, l’homme, un colosse aux paluches larges comme des battoirs, gagnait Couard, attiré par ces violents et soudains déchirements d’ozone qui caressaient son ouïe et armaient ses Nikon.
Manou, assis sur le rail, s’est figé en apercevant l’écureuil pointer un nez timide depuis le fossé. L’animal ne l’a pas vu. Ne pas remarquer Emmanuel Zurini dans une clairière où il habite depuis toujours n’est pas fortiche de la part d’un écureuil ; admettons qu’il fasse comme si…
Le photographe a monté un gros caillou pour shooter les bagnoles quand le starter les aura libérées. Il le braque sur son collègue à queue rousse qui commence de s’aventurer sur le tarmac et s’inscrit, énorme, sur le dépoli. Clac clac clac clac. "Zut ! Le moteur est sur « on », quel con je fais". La rafale surprend l’animal, freine son élan mais l’attrait de la châtaigne est plus fort. Il est sur le point de s’en emparer.
Dans l’esprit de Manou défile une pensée rousseauiste, rare chez lui. Ah ! Photographe animalier, le bonheur ! Pas de flics, pas de grillages, pas d’hôtels full up. "Oui mais moins de nanas aussi", fait une autre voix intérieure, familière, celle-ci.
Quelque chose dans le lointain vrille l’atmosphère. Manou jette un oeil à sa montre : 10 H. "Ils partent les pères", dit-il tout haut en réglant la mise au point de son Nikon équipé d’un 1200 mm qui dans sa pogne ne paraît pas peser plus qu’un grand angle. "Toi l’père, t’as intérêt à calter si tu veux pas te r’trouver en short", lance-t-il au petit rongeur qui est en proie à un dilemme. Il sent bien qu’il n’a pas le temps de bouffer le marron sur place, mais d’autre part le fruit est trop lourd à embarquer. Que faire ? "Et ce gros connard en face qui se fout de ma gueule ! A moins que ?..."
Le V12 a éclaté l’air sec, a réveillé Saint-Eutrope. Calé dans la Matra 660/02, Jean-Pierre Beltoise est aux ordres du préposé au feu bicolore qui commande la sortie des stands. La routine. Aux USA au début du mois, au Mexique la semaine prochaine. Le public clairsemé de ce vendredi matin n’a d’yeux que pour cet équipage.
La presse a présenté cette auto comme l’évolution extrême de la lignée des 650 et 660, plus légère de 80 kg que la 660, déjà allégée, qui a couru au Mans en juin dernier. Capot court, arrière raboté, phares ôtés, c’est un moteur sur roues que Beltoise engage sur le circuit, en un hurlement qui fait se dresser tout ce qui ressemble à des poils dans l’enceinte de l’autodrome.
Celui qui ne le connaît pas vit un moment majeur de son existence en entendant sonner ce moteur qui fore ses entrailles à la recherche de son moi le plus intime. 2 999 cm3, rapport volumétrique 11 : 1, 2 x2 ACT, injection indirecte Lucas/Matra, allumage Matra Ducellier, bloc en magnésium de 170 kg, bielles en titane, 527 ch à 13 200 t/mn. Une musique à tomber par terre.
JPB sait tout ça. Il en rajoute. Il met la deux avant les Deux ponts, la trois, et monte tous les rapports en plongeant dans la forêt. Jean-Pierre a Couard en ligne de mire. Il a beau rouler à 150 mètres/seconde, rien ne lui échappe. Jackie Stewart disait que le paysage défile comme un film au ralenti. Un pilote, quand il est en forme, voit tout. Les panneaux de pub, les photographes au bord du circuit, les nanas dans les tribunes.
Manou l’a chopé dans le viseur. Attendre un poil, que la voiture soit plein cadre. Beltoise a noté Zurini derrière le rail. Il lui fait un clin d’œil. Son cerveau a aussi flashé une minuscule tâche rousse au fossé. Un écureuil ? "Oui mon pote un écureuil, et après ! J’attends que tu aies écrasé mon marron avec ta caisse et je gicle ramasser les miettes ! "
Manou déclenche une rafale, fige la Matra en l’air pour l’éternité. Trente-cinq ans plus tard, elle est quelque part sur le Net.
Samedi.
"Hep, vous là-bas, vot’ billet siouplait ! "
Pas dupe, le pandore de faction le long du bosquet qui s’étire derrière la ligne droite de la tribune. Il a identifié un roupeur dans ce gars qui sort du bois en remontant sa braguette comme s’il venait de satisfaire à un besoin naturel. Le gendarme est assez ancien sur cette portion de l’autodrome pour savoir qu’un arbre poussant contre le mur d’enceinte en forme d’escalier fournit une entrée facile aux resquilleurs. Il semble vouloir nous traquer.
Guy Royer, c’est lui que le gendarme a repéré, et votre serviteur, s’égaillent à travers le paddock déjà bondé en ce samedi matin. Guy se font dans la masse mouvante qui s’enroule autour des autos.
Notre document le montre sur le bord droit, lunettes noires et rouflaquettes très seventies, moins passionné par l’antique GT 40 rapiécée des sieurs Big Al et Snake (pseudos d’Alain de Cadenet et de David Weir) que désireux de faire fomec. Cet épisode douloureux, allié à l’humiliation de s’abaisser à un parcours du combattant afin d’entrer sur un circuit, est à l’origine de sa belle carrière de faussaire.
Même s’il est qualifié de maigrelet par l’Equipe, le plateau de ces 1000 km de Paris offre de quoi se rincer l’œil et se déboucher les oreilles. Ici, sur cales, la Ferrari 512 S du Gelo racing team, brille en livrée rouge et or. Elle s’avèrera horriblement mal conduite par son propriétaire Georg Loos, heureusement secondé par un meilleur Franz Pesch. Elle se fera coller onze secondes aux essais par Pesca qui co-pilote avec Beltoise une des deux Matra 660 et qui signera la pole en explosant, lui, de six secondes le record de Beltoise, signé l’an dernier.
L’autre 512 S, jaune et vert, appartient à la Escuderia Montjuich du richissime Jose Maria Juncadella, le mauvais de l’équipe. Le rôle du bon est tenu par Jean-Pierre Jabouille qui obtient le cinquième temps à quand même six secondes de Pescarolo… Les Matra d’usine, légères, puissantes, affûtées, magnifiquement menées, sont inaccessibles à leurs concurrentes privées. Des trois Porsche 917 qui tenteront de jouer les vedettes, seule celle du Martini racing y parviendra car, menée par Gérard Larrousse et Gjis van Lennep, elle arrachera le deuxième chrono du samedi aux dépends de l’équipage Jack Brabham/François Cevert sur la seconde Matra. L’auto, jaune et rouge, est décorée façon psychédélique (1968 est encore dans les têtes).
Le team Gesipa aligne sa 917 bleu et jaune, bien conduite par Jürgen Neuhaus alors que Willi Khausen s’octroiera en course le personnage du mauvais. La caisse s’avère rapide néanmoins : troisième temps ex aequo avec la 660 de Brabham/Cevert. Enfin on ne verra que fugitivement la 917 du Zitro racing aux mains de Dominique Martin – le bon – et de Nino Vaccarella – le mauvais du samedi – qui rate un rapport et rentre aux stands le berlingot sous le bras. Le reste du plateau est formé de Porsche 910, 908, 907 et 911, de petites Lola T210, de Chevron BMW ainsi que, pourquoi la passer sous silence, de la Chevrolet Corvette de Henri Greder et Marie-Claude Beaumont.
Dimanche.
Notre photo prouve deux choses : nous ne risquons guère de concurrencer Manou Zurini, et le soleil, une superbe lumière rasante d’automne, a donné le départ de la course.
JPB s’envole avec Van Lennep dans ses roues, suivis d’Helmut Marko sur sa Porsche 908, de la 917 de Neuhaus et de la Matra de Brabham. Celui-ci connaît des ennuis de freins qui l’obligent à ralentir ; il est onzième au deuxième passage mais entame une remontée qui le mène à la troisième place derrière Neuhaus qui, en stoppant au stand, lui abandonne sa deuxième position.
Hélas, la course chute en intensité au 18e tour car la Porsche de Van Lennep casse son moteur, trop brutalement menée par le Hollandais qui voulait à tout prix garder le contact avec le leader Beltoise. Les ravitaillements et changements de pilotes interviennent au 20e tour, au moment où Jürgen Neuhaus reprend à Brabham la deuxième place. Ses deux-là se battent comme des mômes sur des mobylettes.
Pesca a pris le volant de 660/02 et en profite pour taper dans le record du tour, ce qui titille Cevert, qui a repris le bout de bois des mains du vieux Jack Brabham. On s’achemine vers un doublé Matra et l’intérêt se tourne vers le duel que se livrent la 512 S de Jabouille, très nettement plus vite que son « patron » espagnol, et la 917 Gesipa de Neuhaus/Khausen. Peu après le 100e tour, la voiture allemande sort de la route à la Ferme, conduite alors par Khausen. Jabouille, troisième, gagnera une place à la faveur de l’abandon de la Matra de tête, couple conique brisé. C’est la consternation chez Matra, même si on savait la faiblesse de l’auto à ce niveau.
L’équipage Jack Brabham/François Cevert l’emporte donc, devant un excellent Jabouille à un tour et la Porsche 908 du Martini racing de Claude Ballot-Léna et d’un Gérard Larrousse qui l’avait co-conduite après l’abandon de sa propre 917 en début de course. Cette édition des 1000 km de Paris marque l’une des rares victoires en Sport de « Black Jack », qui allait disputer le dimanche suivant le GP du Mexique, sa dernière course. Il ne s’agit donc nullement de l'épilogue de sa carrière, comme l’écrit hâtivement Dominique Pascal dans le bouquin qu’il a consacré au circuit de Montlhéry [1] .
La nuit tombe presque lorsque la R8 de Guy s’engage sur la RN 20, flanquée de milliers de consœurs. C’est l’heure du Masque et la plume. Spip, là-haut, a tout l’automne pour engranger des châtaignes.
1000 km de Paris . Autodrome de Linas-Montlhéry . 18 octobre 1970
La Matra 660/02 à Couard © Emmanuel Zurini (DPPI)
Bien des curieux autour de cette GT 40 pourrie © MdS
Un départ magnifique sur une photo de merde © MdS
[1] PASCAL (Dominique) . – Les Grandes heures de Montlhéry. Préface de Jean-Pierre Beltoise. Ed. ETAI, Paris, 2004, 384 p.
11:45 Publié dans Vécu jour pour jour | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : 1000 km de paris, autodrome de linas-montlhéry, emmanuel zurini, jean-pierre beltoise, matra 660, 1970




Commentaires
"Bien des curieux autour de cette GT 40 pourrie © MdS
Un départ magnifique sur une photo de merde © MdS"
Ha ha ha ! J'adore vos commentaires ! Le texte , lui , est excellent...
Ecrit par : François Callat | mardi, 18 octobre 2005
"Il le braque (?) sur son collègue (??) à queue rousse (???)"
Fichtre ! Voilà qui est parlé.
Et j'apprécie en connaisseur puisque, comme vous le savez, j'ai eu moi-même la queue multicolore, à une époque, par la grâce de Roland Dorgelès et autres bohèmes montmartrois fantasques (pardon pour le pléonasme).
Aliboron
Ecrit par : Aliboron | mardi, 18 octobre 2005
Bonsoir lectrices et lecteurs !
On est toujours le mauvais de quelqu'un... Quant à José-Maria Juncadella, un des fondateurs de la célèbre Escuderia Montjuich et ses pantalonades (... TERGAL), il peut se targuer d'avoir été membre du seul équipage de Ferrari 512 M à pointer en tête, à 4 heures du matin, des 24 heures du Mans en 1971 face aux éternelles Porsche 917 K et L ; son équipier talentueux était l'italien Nino Vaccarella.
Pour l'anecdote, notre espagnol s'amusa, bien malgré lui sans doute, à jouer les filles de l'air aux commandes de son avion aux couleurs de l'Escuderia Aerolinas à l'occasion des 1000 kilomètres de Zeltweg... Et il fut dit : Junc a de la chance (et oui c'est mauvais... comme lui ?).
Bien sportivement vôtre ! Philippe Vogel
Ecrit par : philippe vogel | mardi, 18 octobre 2005
Ouai,
Manou Zurini n'a qu'a bien se tenir. . .
avec des photos comme ça, il a interait d'assumer, sinon. . .
il se fait piquer sa place.
Ecrit par : Bruno | mardi, 18 octobre 2005
Sniff que d'émotions...
C'était la 1ere compétition automobile que je voyais, à 13 ans...arrivé vers midi avec mon père, je me souviens très bien du bleu étincelant des deux matra au sommet de l'autodrome, sous ce beau soleil...
..et les rétrogradages du V12 quand elles plongeaient vers la chicane...et le casque bariolé de F. Cevert...ah la la
Ecrit par : Viceroy | vendredi, 21 octobre 2005
Ah ! Viceroy ! Vous aussi !
Il y avait de quoi, ce jour-là, entrer dans les ordres.
Ecrit par : Mémoire des stands | lundi, 24 octobre 2005
J'avais 13 ans quand j'ai assisté à cette course et je retiens surtout le bruit extraordinaire du moteur Matra.L'année suivante,le 17 octobre 1971,j'ai encore eu la chance de venir aux derniers 1000 KM de Paris se déroulant à Montlhéry et j'avais amené avec moi un magnétophone pour enregistrer le bruit de la Matra de Beltoise/Amon.Beltoise fit un début de course splendide sur piste mouillée et je dispose encore de la K7 enregistrée ce jour là avec notamment les quatre premiers tours de la Matra durant lesquels le bruit du moteur en pleine accélération devant la ligne droite des stands est une véritable musique.De plus on peut constater l'avance de Beltoise qui augmente à chaque fois devant ses concurrents qui sont JP Jabouille sur la 512M de Juncadella,les 917 de Marko/??? et de Bell/Van Lennep(futurs vainqueurs).Une autre époque et quelle musique !!!
Ecrit par : Rivaud Jacques | vendredi, 11 novembre 2005
Comme Jacques RIVAUD , je garde un souvenir inoubliable des premiers tours de JPB lors des 1000kms de PARIS en 1971 , j'ai eu moi aussi la chance d' entendre cette "symphonie" qui reste à jamais gravée dans ma mémoire ! Serait-il assez aimable de me fournir une copie de cet enregistrement ? D'avance UN GRAND MERCI.
Ecrit par : DELNEUF philippe | mardi, 22 novembre 2005
Il a croqué la vie, a fait ce qu'il a voulu, Johnny était un grand Monsieur. J'ai eu l'honneur de diner a ses cotés, en 1989, lors du GP de France au Paul Ricard. Il était étonné d'être une légende aux yeux d'un jeune ! Gérard Crombac, Michelle Dubosc, Johnny Servoz-Gavin, c'est toute une époque et une mémoire qui fiche le quand.
Anecdocte : il a piloté la GT40 "travelling" pour le film Le Mans quelques minutes avant le départ de l'édition 1970 sur la ligne droite des stands. Il n'avait pas de casque, alors il a piqué celui de Pesca !
Et bises à Valérie Jorquera
Ecrit par : AMICALEMANS | mardi, 30 mai 2006
Je recherche les noms des équipages et année, noms des épreuves à Monthléry des autos suivantes:
GT 40 Zitro n°58, probablement D Martin, mais pas aux 1000 km 69,
barquette rouge genre Chevron, n° 26, sortie de route: ces 2 ph sont développées en 10.69.
Mini Cooper orange n°60 et Porsche 911 blanche n°40, développées en mai 70,
Enfin Porsche barquette 908 ou 910 blanche/bleue n°3 et Corvette n° 1 ou 7, blanche/rouge.
QUI QUI sait ?: je peux mettre ces photos sur le site si on me dit comment s'inscrire !
smagghe.herve@wanadoo.fr
Ecrit par : Hervé | jeudi, 05 juin 2008
Merci pour ces reportages 1000KMS 69,70,71 !!! l'ambiance,les anecdotes,& les commentaires !!!!!!!
ps: existe t'il un ou des films relatant ces meetings ???? si oui ,merci de les mettre en ligne. idem ccnt une caméra embarquée (meme recente) du routier complet. Sinon pensez vs que l'UTAC pourrait y remedier avant qu'il ne soit trop tard?? enfin & j'en aurai fini, une rumeur persiste disant que l'actuel Pdt (Mouzin) penserait à rouvrir Monthléry au public... qu'en est il?
Merci
Ecrit par : wf/brumos | mercredi, 02 juillet 2008
Merci wf/brumos (pas évident votre nom) de vos considérations flatteuses sur nos 1000 km de Paris dont le mérite revient en grande part à notre ami Gégé Barathieu qui nous a confié ses photos, lequelles images ont un charme particulier. Je ne sais pas à quoi ça tient, son appareil suffisamment bas de gamme qui leur donnent un flou léger, le fait qu'il bougeait peut-être un peu en déclenchant... Enfin bref. Il reste une livraison, l'année 70, que je vais mettre en forme dès que possible.
Enfin en ce qui concerne l'autodrome, Pascal Pannetier, qui est en contact avec l'Utac, n'est pas spécialement pessimiste. Il semblerait que ladite entité ne serait pas insensible aux différents mouvements qui s'occupent de la sauvegarde du site. Déjà une journée porte ouverte est organisée le 20 septembre dans le cadre des Journées du patrimoine. MdS s'en fera l'écho dès que possible.
Ecrit par : Mémoire des Stands | mercredi, 02 juillet 2008
Concernant Monthléry, il semblerait que le directeur de l'Utac soit plus sensible aux motos qu'aux quatre roues.
J'ai entendu, en suivant la retransmission d'un GP motos (personne n'est parfait), que des stages motos sont prévus sur le routier, et que le revêtement de celui-ci pourrait même être refait.
Une bonne nouvelle si c'est vérifié.
Ecrit par : Christian Burdet | mercredi, 02 juillet 2008
Quelle superbe musique vous faites revivre dans cette note éclatante!
En vous lisant, j'entends hurler LE V12 Matra -Y a-t-il eu un moteur au hurlement plus déchirant et plus beau?-, puis le grondement de la 917 et la symphonie rageuse du ferrari 512. Derrière ces monstres, les râles métalliques des 910, 908 et, plus loin, 906 poursuivis des harmonies rageuses des "4 dans 1" des Cosworth 2 litres et des BMW, et puis les borborygmes dantesques du V8 de 7 litres de la Corvette, si mal assortis à la fine élégance de Marie-Claude "Beaumont" qui la pilote....
Merci encore: Je vais me coucher avec le sourire; images, sons, tout y est: pas besoin de magnétoscope, il suffit de fermer les yeux. Superbe!
Je n'oublie pas Spip: sa descendance lointaine vit dans les pins qui nous entourent. Ils me raconteront demain leur version de l'affaire de la cuvette de Couard...
Ecrit par : guy dhotel | mercredi, 02 juillet 2008
By the way , qqun sait il ,si ce cher "Manou Zurini" a figé pour l'éternité à Couard d'autres protagonistes ..... 917 Martini,Gulf,Gesipa & autres 512 ?? ou voir l'année suivante j'ai souvenir d'un cliché de la Gesipa (Spyderisée) avec Marko ds ses oeuvres ds les "S" du gendarme me semble t'il ..
slts
Ecrit par : wf/brumos | jeudi, 03 juillet 2008
Moi aussi j'y étais! il y avait aussi Depailler dans je ne sais plus quelle auto et avec qui...
Perso , je ne me suis pas senti aussi "concerné" par ce meeting que j'aurais dû , culpabilisant d'y assister alors que ma femme attendait la naissance de mon fils né deux jours après.
Bon sang (?) ne sachant mentir ce dernier a tâté de la course au sein d'une écurie 23 ans après comme ingénieur.
Ceci étant dit , il est bien difficile d'écrire sans complexes derrière Mr. Dhotel et le pr.Reinsparing dont j'admire les qualités d'écrivain!
Ecrit par : guitton | jeudi, 03 juillet 2008
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