vendredi, 14 octobre 2005
Tom Jones
Né en 1943 à Dallas, Texas, dans une famille dont le père est ingénieur chimiste dans l’industrie du pétrole, Tom est le dernier d’une fratrie de trois. Après s’être déplacés dans plusieurs états du Sud, les Jones s’installent à Cleveland, Ohio, où Tom vit toujours.
Un soir, son frère aîné rentre à la maison au volant d’une Mercedes 190 SL dont Tom tombe instantanément amoureux ; étincelle qui allumera en lui la passion automobile. Inscrit à l’Ohio State University, le jeune homme s’y signale davantage par l’Alfa Romeo Julietta qu’il gare au parking et les cours séchés que par son niveau d’études, auxquelles il préfère les courses de club.
Il commence de courir en 1962. Il obtient sa licence en 1964, achète une Lotus Super Seven, et une Ferrari pour le fun, mais l’armée l’appelle. L’année finit moins bien qu’elle a commencé. De retour à la vie civile, Jones participe à partir de 1966 à quelques épreuves de formule A (plus tard F5000), il brille notamment à Mosport sous la pluie, avant de sortir.
Guignant quelque chose de plus corsé que la petite Lotus, il dégotte en 1967 une Cooper T82 de F2 ayant appartenu à l’Ecurie Ecosse, que Jones fait transformer en F1 en remplaçant le moteur BRM P80 1000 cm3 par un V8 Climax 1500. Notons au passage qu’il a une 1,5 litre alors que la cylindrée est passée à 3 litres depuis 1966. C’est alors la mésaventure du GP du Canada 1967, racontée ici.
Tom s’en console en alignant la même année sa Cooper en FA, à Saint-Jovite et à Daytona, sans grand succès. Mettant ses résultats moyens au compte de son handicap de puissance, il achète en fin de saison la Cooper-Maserati T81 conduite par Pedro Rodriguez, mais, endetté , ne peux la payer : la voiture est saisie. Le montant de ses dettes envers Cooper est de 8000 dollars.
Un trou de six ans plombe alors son existence, que Jones comble en partie en offrant à ses futurs biographes un os à ronger sous la forme d’un emploi de représentant local d’un grand constructeur automobile.
Ayant amassé quelques dollars, il songe à courir en Europe, y renonce et s’aligne en 1973 en F5000 sur une March et une McLaren M22, autos qu’il conduira dans cette spécialité jusqu’en 1978. Il est repéré également en CanAm entre 1977 et 1980, pilotant de temps en temps et sans résultat une March 74A Chevrolet à Road America et Mid-Ohio en 1977, à Mosport en 1978, à Brainerd et Trois-Rivières en 1979 et enfin à Road Atlanta en 1980.
Un nouveau coup du sort le frappe en 1980 : il est licencié pour raison économique. Il monte sa propre affaire de métallurgie mais, bien que ses finances le lui permettraient de nouveau, ne courra plus, ou alors en historique avec sa March F5000, s’il s’y décide, comme il l’a confié à F1 Rejects, qui, à l’issue d’une véritable enquête policière, a remonté sa trace et publié sa biographie [1] de laquelle cette version française est largement redevable.
Thomas Jones
Etats-Unis
Né à Dallas (Texas), le 26 avril 1943
[1] http://f1rejects.com/drivers/jones/index.html
Portait, image extraite de F1 Rejects
11:35 Publié dans Biographies étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : tom jones, grand prix du canada, histoire du sport automobile |



















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