mercredi, 05 avril 2006
Grand Prix historique de Monaco 2004

Organisé tous les deux ans depuis 1998, originellement pour aider à rentabiliser l’énorme investissement qui transforme la ville de Monaco en un circuit automobile, cet événement a su en très peu de temps générer sa vie propre, devenant aussi incontournable dans le milieu de l’automobile ancienne que ne l’est son aîné dans les Grands Prix.
Présidé par Michel Ferry, avec l’assistance de Jean Sage, le comité de sélection a dû tailler dans le vif des 800 demandes parvenues pour présenter 200 autos réparties en six plateaux : formule junior, voitures de Grand Prix d’avant 1947, voitures de Sport d’avant 1953, voitures de Grand Prix à moteur avant de 1947 à 1960, voitures de Grand Prix à moteur arrière de 1954 à 1965, voitures de Grand Prix Formule 1 de 1966 à 1976.
Les concurrents ont découvert un Monaco revu et corrigé FIA ; lisez : encore un peu plus sécurisé. Les stands traditionnels qui faisaient face depuis des lustres aux immeubles du boulevard Albert 1er et à la ligne de départ leur tournent maintenant le dos, se présentant face à la piscine et à quatre nouvelles et énormes tribunes de plusieurs milliers de sièges, assises sur un terrain gagné sur la mer. Le but de la manœuvre est de disposer d’une très vaste zone de stands capable de répondre aux standards actuels de la F1.
Si le pari est réussi, selon les personnels des écuries, c’est au détriment du caractère historique du Grand Prix de Monaco qui abandonne chaque année un peu plus de son charme au dieu du fric. Sachez qu’on a maintenant rasé le bâtiment qui hébergeait jusqu’à l’an passé le hall de la gare ainsi que le superbe figuier de Barbarie qui le jouxtait et à l’ombre duquel nombre de spectateurs du siècle dernier ont siroté une bière avant de partir à l’assaut d’un hôtel libre et pas cher – autant dire la Quête du Graal !
Monaco est devenu un Hong Kong sur Méditerranée ; on y creuse, on y perce, on y bâtit, on y engrange à tour de bras.
Est-ce pour se racheter que l’Automobile club de Monaco a fait ériger à l’entrée de la ligne des stands ce Fangio de bronze ? Toujours est-il que son accueil est plus chaleureux que celui des cerbères qui gardent un paddock aussi difficilement franchissable que celui des vrais Grands Prix. Il est vrai que les autos qu’il recèle coûtent des fortunes mais les amateurs qui viennent les admirer, rêver devant leurs formes que le temps embellit (contrairement aux nôtres), ne sont pas là pour les abîmer ; ce sont souvent de vieux messieurs à la recherche de leurs vingt ans.
Ah ! Il y en avait de belles, de ces autos les 15 et 16 mai 2004… Parmi les plus désirables se trouve une Ferrari 246 de 1969 de Formule tasmane, ex-Amon, que nous n’avions jamais vue. Présentée dans le cadre de la Parade Ferrari, une manifestation publicitaire organisée en lever de rideau par des clients possesseurs de monoplaces, cette voiture tranchait par sa ligne intemporelle, archétype de la monoplace de course, d’avec les productions contemporaines de la marque au Cavallino, comme ces F300, F399 ou F2000 aux carrosseries tourmentées et dont le son, trop aigu, blesse les oreilles.

Autre magnifique objet du désir, toujours dans la Parade Ferrari, la 312B2 que conduisait Jacky Ickx en 1972 et qu’il retrouve ici. Si la voiture n’a pas pris une ride ni un kilo, son pilote a du mal à cacher les siens dans sa combinaison d’époque ; qu’importe le charme est intact. Lorsqu’il se glisse dans l’habitacle, commande l’allumage du flat 12, et que la voiture s’ébranle doucement vers la ligne de départ, élargissant devant son aileron le flot des photographes, un sortilège surgi d’un trou du passé profond de trente ans nous enveloppe : nous sommes sur la grille de départ du Grand Prix d’Allemagne 1972 au Nurburgring que Jacky va remporter au volant de cette machine. Là, réside la magie de ces rendez-vous historiques, dans ces rencontres avec sa propre histoire.

Jo Vonlanthen, brièvement vu en F1 en 1975 sur Ensign et Williams, est là : nous l’abordons au paddock alors qu’il veille jalousement la Ferrari 500F2 de 1955 ex-Ascari qu’il conduira lors de la Parade Ferrari. Simple comme tout, il s’étonne de l’intérêt qu’on lui porte, regardant notre appareil photo comme un martien s’interrogerait devant un pied à coulisse.
Sur le plateau des autos à moteur avant d’après 1947, une belle Gordini T15 suscite notre curiosité car sa robe bleue n’est troublée que d’une unique inscription pour le moins insolite : Lycée privé Saint-Joseph de Nevers. Une école privée sponsoriserait-elle cette monoplace qu’en son temps le prince Igor Troubetzkoy puis Maurice Trintignant pilotèrent ? Renseignement pris, il s’agit d’un lycée technique enseignant la mécanique et dont les élèves entretiennent l’auto qui à Monaco est aux mains du régional Jean-Jacques Bally.
Un autre local, Yves Saguato, aligne, en F1 d’avant 1976, sa Matra MS120C ex-Amon que, selon une rumeur, Henri Pescarolo aurait aimé conduire ici, lequel se serait vu opposer une fin de non-recevoir. Cette auto n’est qu’une pâle photocopie de celle qui nous avait tant fait rêver trente ans plus tôt : sa carrosserie est approximative et son moteur sonne comme une moissonneuse-batteuse, en outre elle se traîne.
A l’opposé, certaines voitures sont carrément neuves, construites pour courir en Historique, comme les Tyrrell 001 et 006 de John et Ryan Delane, deux Américains père et fils qui jouent à être Jackie Stewart et François Cevert et y réussissent de façon hallucinante. Ryan est Cevert dont il porte l’exacte copie du casque (morbide, n’est-il pas ?) tandis que l’autre va jusqu’à adopter la démarche sautillante de Stewart, porte une casquette écossaise et a les cheveux longs comme son modèle les portait dans les seventies. La ressemblance d’avec leurs héros s’arrête toutefois dès que les frangins lancent leurs Tyrrell à l’assaut de la montée de Sainte-Dévote.

Les Anglais Robert et Rick Hall sont Jean-Pierre Beltoise tous les deux. Il était trop drôle de voir au départ de la course des F1 modernes une BRM P201 et une P180 estampillées du nom du vainqueur du GP de Monaco 1972. Qu’a pensé l’original, qui était à Monaco ce week-end au bras de la toujours aussi belle Jacqueline, de cette inflation beltoisienne ?
Annoncé au volant d’une Brabham BT44 appartenant à Bernie Ecclestone, Max Mosley avait déclaré forfait, estimant sans doute la traversée du tunnel plus dangereuse que l’exercice du métier de président de la FIA. Il parade tout sourire dans les stands, mis d’un beau costume bleu nuit tombant sur lui avec une perfection qu’aucune combinaison de pilote n’aurait approchée.

Ajoutée à celles des inamovibles Stirling Moss et Phil Hill, on note, en Sport, la présence du rare Roberto Mieres sur une Allard J2. Ce survivant argentin de l’épopée Gordini, formidablement sympathique, qui courut 17 GP entre 1953 et 1955, témoigne à presque 80 ans d’une pêche d’enfer. Il ne se calme que lorsqu’on brandit le panneau 3 minutes.
Intrigué par un attroupement formé à l’entrée de la ligne des stands, nous nous approchons.
De part et d’autre d’un ruban rouge et blanc aux couleurs de la Principauté qui doit être coupé par le prince Rainier pour inaugurer les nouvelles installations, sont répartis deux groupes : d’un côté des officiels monégasques, de l’autrede vieux messieurs en costumes sombres que le brutal soleil méditerranéen rôtit à plaisir.

Nous nous faufilons parmi eux, suivi par Jean-Louis Moncet, de TF1 et par le photographe allemand Rainer Schlegelmich, lesquels n’en savent pas plus que nous sur l’identité de la plupart de ces anciens pilotes. Nous reconnaissons Tony Brooks à son nez cassé. Assis sur le rail se repose un homme à tête de pirate. Le vent retourne opportunément son badge où est écrit Cliff Allison.
Nous vivons un moment magnifique. Il y également Roy Salvadori, venu en voisin de son appartement du boulevard Albert 1er, Tim Parnell, l’ex-directeur de course de BRM, dont la photo montre qu’il n’a rien perdu de son humour léger, Paul Frère, très élégant et à qui Parnell à piqué une béquille.
Perdue parmi ces gaillards, une petite dame tente en vain de se faire reconnaître des photographes. Tout le monde la prend pour la femme de l’un d’eux jusqu’à ce qu’elle se décide à retourner discrètement son badge, l’air de rien. C’est Maria-Teresa de Filippis, cette belle italienne qui en fit fantasmer plus d’un. Première femme à avoir disputé un Grand Prix (Belgique 58), elle s’occupe maintenant de l’Association des anciens pilotes dont quelques-uns attendent aujourd’hui d’être présentés au prince souverain.
Ce dernier arrive avec son habituelle discrétion faite de sirènes hurlantes et matérialisée par un cabriolet Lincoln immaculé dont il s’extrait sans trop de contorsions. Le chef du protocole tente de l’attirer vers l’aréopage en tête duquel Stirling Moss s’est posté. Rainier lui serre la main puis, lassé, avance vers le ruban à couper qu’il coupe dès qu’on lui tend le ciseau princier, faisant preuve de l’enthousiasme mesuré du gars qui n’a qu’une envie : retourner sur son rocher.
Grand Prix historique de Monaco . Circuit de Monaco . 15 mai 2004
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12:25 Publié dans Grand Prix historique de Monaco | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
| Tags : grand prix historique de monaco, 2004, jacky ickx, jo vonlanthen, roberto mieres, gordini T15, tim parnell |



















Commentaires
" les amateurs qui viennent les admirer, rêver devant leurs formes que le temps embellit (contrairement aux nôtres),
ne sont pas là pour les abîmer ; ce sont souvent de vieux messieurs à la recherche de leurs vingt ans. " hé oui! ! !
le Prince Igor de Troubeztkoy qui avait engagé la première Ferrari monoplace en Grand Prix (Grande épreuve, comme disait Enzo Ferrari) était une 166 F2 le 16 mai 1948 à Monaco. . . . j'étais déjà en route.
Ecrit par : Bruno | jeudi, 06 avril 2006
Vous êtes un peu "dur" avec John et Ryan Delane, cher MdS...qui ne sont pas frères d'ailleurs, mais père et fils.... J'ai eu l'occasion de converser avec Ryan, le fils, sur un certain forum "nostalgique" que vous connaissez.....et la simplicité, la modestie, la passion et le respect dont son père et lui font preuve dans l'authentique hommage qu'ils s'attachent à rendre à Ken, Jackie et François, me semblent tout à fait respectables . Ryan était d'ailleurs assez inquiet de savoir quelle pouvait être la réaction du public au fait qu'il porte une réplique du casque de François , et s'est expliqué très sincèrement sur ses motivations .....il ne "joue" pas à être François , mais son père et lui considèrent que le casque fait partie intégrante de l'évocation d'une voiture de course ancienne - et ils ont raison à mon sens , quoi de plus laid et incongru que les casques modernes aux décors psychédélique qu'abordent parfois les conducteurs de F1 historique ! Mais cela ne reste bien entendu qu'une "évocation" , d'ailleurs, à la demande expresse de Sir Jackie, John (le père) utilise un décor sur son casque qui n'est pas exactement le tartan authentique du clan écossais des Stewart....
Ecrit par : philippe7 | dimanche, 09 avril 2006
je suis d'accord avec vous Philippe. je ne trouve pas que porter le casque d'un pilote disparu soit morbide.
et je suis entièrement d'accord pour dire que le casque à l'époque était un home.
chacun conservaient ses couleurs d'origine, aujourd'hui quant un pilote change d'équipe, il change son casque et les remet au sponsor.
Jackie Stewart en avait parler une fois, je me souvient et il n'était pas d'accord avec cette façon de faire, si mes souvenirs sont exact, je crois me rappellé qu'il s'agissait du casque de Clay Regazzoni, qu'il avait changer en 1971.
la Lotus 72 avec Peterson au volant, Cevert dans le cockpit d'une Tyrrell, ça fait quelque chose. et ça prend aux tripes.
j'avais vu "Peterson" au volant d'une Lotus 72 à Monza en 1971.
Ecrit par : Bruno | dimanche, 09 avril 2006
D'accord également, C'est un bel hommage rendu à Cevert. D'ailleurs moi j'aurais poussé le détail jusqu'à utiliser un Bell de l'époque ... Et puis cela me choque moins que les casques "Star War" dans des Bugatti ou autres. Chapeau à Moss qui utilise toujours son casque d'origine ( ou une réplique ) Et Stewart qui ressort ses vieux casques des années 60/70 pour l'adapter aux voitures qu'il conduit dans ce genre de manifestation.
En 1972, JPS nouveau sponsor de Lotus, voulait que Fittipaldi décore son casque à leurs couleurs, le brésilien avait refusé.
Ecrit par : Marc Ostermann | dimanche, 09 avril 2006
Si ce n'était qu'une question de décor ?
Décor il y en a, la preuve. Pour la première fois en 2004, l'ACM avec les organisateurs avaient convenu de placer au magnifique plateau de Ferrari GP modernes
Unicité de la couleur; depuis bien des lustres les Ferrari sont revêtues de rouge.
Que dire de la décoration des pneumatiques ? Lorsque vous vous approchiez des montures rouges, vous pouviez lire: "Bridgestone" et sous l'auto-collant jaune qu'identifiez-vous ? AVON.
Est-ce à écrire que les Bridgestones sont hors de prix donc les AVON moins chers ?
Question pratique, pensez-vous que le propriétaire ait conservé la monte d'origine ? Auquel cas les enveloppes enverraient tout droit le pilote au "DECOR".
Décor encore puisque le GP Historique de Monaco est quasiment dédié aux "Formules" hormis l'évocation 1952 qui offrit pour la seule et unique fois des Sports bi-places.
Encore que des sons feutrés pensaient retirer ces voitures type "bi-place" pour laisser davantage de "places" aux "Formules" type: internationnale, libre, junior, F3, F2, F1 - toutes cylindrées -
Mais qu'écrire quand un spectateur d'un GP de Monaco vous dit qu'il a vu le circuit ?
Vu la configuration des lieux, ce qui est sûr, c'est qu'il en a vu une portion tant la longueur d'un point x vers y est réduite; et qu'écrire pour celui qui paie fort cher une place à la Rascasse ?
C'est la rançon des circuits urbains.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | dimanche, 09 avril 2006
j'ai déjà remarqué que la plupart des véhicules d'époque et de de Comptétition, sont chaussés par AVON, il doit y avoir une raison non, savez vous pourquoi?
es-ce qu'ils seraient les seuls a fabriquer des pneus que l'on ne trouvent plus?
dans une autre vie, quant j'allais à Monaco, je pouvais voir très loin, queque soit la tribune ou j'étais installer.
aujourd'hui avec tout ces panneaux publicitaires qui fleurissent de partout, on ne voit plus que 100 mètres de part et d'autre.
assis en haut sur la droite de la tribune à l'intérieur de St Dévote, je pouvais voir les monoplaces débouchées de la chicane, passer derrière moi au bureau de tabac, et je les suivaient jusqu'à ce qu'elles disparaissent à l'entée de la Rascasse. puis surgirent devant moi à St Dévote et grimper beau rivage. idem à l'entrée des anciens stands, elles débouchaient de la chicane, longeaient un instant av de la quarantaine, pour les voir réaparaitent derrière sur le quaie de halage devant la piscine, passer au dessous de moi, ressortir au gazomètres et attaquer la rectiligne Bd Albert 1er.
aujourd'hui je ne sais pas ce qu'il en reste?
la dernière fois que je me suis rendu sur un circuit c'était en 1992: Monaco et Monza. je pense que je n'y retournerais plus.
ah si, Magny Cours 2001 le samedi uniquement ou Soheil Ayari nous avait invité, mon frère et moi dans une loge au dessus des stands Jordan et Bar, pour assister au GP F3000.
un sacré personnage Ayari, un Prince, un Seigneur.
Ecrit par : Bruno | dimanche, 09 avril 2006
Oui "bruno" les AVON sont moins chers - cela reste relatif quant au prix d'une enveloppe -.
AVON doit être le dernier à fabriquer encore des dimensions montreuses telles qu'utilisées dans les années où la règlementation autorisait les grandes hauteurs et largeurs.
AVON est un bon pneu dont les qualités sont indéniables sans être à la pointe de ce qui se fabrique à l'heure actuelle.
Le coût d'une monte en DUNLOP, MICHELIN, .... - Firestone, Good-Year fabriquent-ils encore ? - (slick, intermédiaire ou pluie) atteint des sommets.
Quand on aime... etc. On peut aimer mais à moins cher et comme la grande majorité des pilotes sur ces "historiques" sont des gentlemen drivers, le principale est d'être: sur le programme, sur la grille et plus si affinité.
AVON et une marque britannique. Qui sont les plus nombeux à concourir à MONACO, PAU et dans les GP Historiques ?
Quant à la configuration de la ligne droite des stands (Monaco) il est des propriétaires d'appartements et/ou terrasses cocus depuis que les emplacements ont fait 180° et de citer aussi les personnes invitées sur les yatchs ancrés à l'année depuis que les nouvelles tribunes ont été érigées devant leur passerelle.
Quant à l'"aquarium" princier, cela ne change rien, les VIP regardent le GP à la télévision et ne descendent que pour la remise de la coupe.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | dimanche, 09 avril 2006
Cher MdS , sachez que , nonobstant mon indulgence affichée pour les Delane, je suis , comme vous, un inconditionnel inconsolable de François Cevert . J' avais tout juste 16 ans quand il a disparu, et j'ai aujourd'hui le sentiment que cette perte brutale de la seule véritable idole de mon adolescence m'a soudainement projeté de plain pied dans la dure réalité de la vraie vie d'adulte....j'aurais pu être, comme vous, quelque peu sceptique quant à l'authenticité de la démarche des Delane , mais j'en ai néanmoins été vite convaincu après quelques échanges avec Ryan .
Si je n'ai pas participé aux récents échanges consacrés à François Cevert sur MdS , sachez que j'ai dégusté avec émotion les témoignages poignants que nous ont offert quelques uns de ses proches ...... J'avais pour ma part eu le culot d'aborder Madame Beltoise à l'occasion d'un Salon de la Voiture de Course à la Bastille , ce devait être en 76 ou 77.....juste pour lui dire à quel point François avait compté pour moi .....ces quelques secondes passées à parler avec elle restent gravées dans ma mémoire de quinquagénaire nostalgique.....et il y a quelques mois , je me suis pour la première fois arrété au cimetière de Vaudelnay, pour y chercher la tombe de François.....un vieil homme qui trainait dans le cimetière est venu me parler, pour m'expliquer qu'il avait bien connu François quand, enfant, il venait passer ses vacances chez ses grand'parents , "qui étaient les plus proches voisins de mes parents""....
Comment expliquer cette communion qui réunit aujourd'hui tant d'anonymes autour de la mémoire de François Cevert , tant d'années après sa mort ? Je crois qu'il avait quelque chose en plus , tout simplement ....
Ecrit par : philippe7 | dimanche, 09 avril 2006
Citation Jean-Louis Mathieu :
"Mais qu'écrire quand un spectateur d'un GP de Monaco vous dit qu'il a vu le circuit ?"
Réponse LaGliche :
J'ai vu le circuit de Monaco !!!
Vendeur de programmes tous les ans à l'occasion du GP. Je refile se bon plan à tous les jeunes passionnés désireux d'assister au gp dans des conditions privilégiées (accès gratuit à toutes les tribunes).
En plus, avec un peu de dévouement l'affaire s'avère assez lucrative. J’y emmène tous les ans ma copine.
Enfin c’est une expérience sympa pour accéder au mythe sans se ruiner.
Ça marche aussi pour l’épreuve historique.
Pour ma part, j’adore la zone située entre la chicane du port et le virage de la piscine, les autos passent très près des spectateurs et l’on se rend compte de la précision des pilotes frôlant le rail au niveau du point de corde.
Ecrit par : LaGliche | mardi, 18 avril 2006
Bravo donc "LaGliche"
Vous êtes ainsi un spectateur impliqué et non plus concerné.
Lorsque je m'exprimais sur ce qu'un spectateur "Lambda" pouvait voir du circuit, c'était sa vision dès lors qu'il est assis dans sa "coque numérotée" de la tribune n° x située à y en passant par A-Z-E-R-T-Y-U-I-O-P (sauf s'il se plante d'itinéraire !).
J'ai eu deux fois (2002 et 2004) la chance et/ou l'opportunité de faire plusieurs fois le tour complet du circuit; c'est à dire lors de baptêmes de piste entre deux plateaux historiques. Cela ne s'est pas déroulé à la vitesse des voitures engagées en compétition; mais j'avoue une grande jouissance que d'avoir pu regarder les spectateurs par le coté "scène".
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 18 avril 2006
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