« Logos MdS à télécharger | Page d'accueil | Journal 2007 »

vendredi, 01 octobre 2004

L'arrière-boutique

589290218278010cf3969f00628dacdc.jpg



Lorsque aucun sujet sur MdS ne répond à son désir d'expression, lorsque tout simplement le moment est venu d'un coup de gueule, d'une suggestion, d'un truc à faire savoir, comme l'essai d'une Gobron-Brillé où une rencontre avec l'arrière petit-fils de Cugnot, un seul endroit : l'arrière-boutique.

En plus, pas la peine d'apporter sa bouteille, c'est MdS qui régale.

Commentaires

Pour la 3ème fois... je vais essayer de vous relater le petit "galop" d'essai du Peugeot Spider 207 Cup auquel j'avais été convié par Peugeot-Sport sur le Circuit de Dreux,entièrement resurfacé et ayant plusieurs options très sûres, dégagements à niveaux en herbe, pas de rails.

Je connaissais l'ancien tracé de 1969, pour m'y être arrêté sur la route du GP de Rouen, ayant à contrôler certains points de réglage en tenue de route, j'ai pu constater la différence avec le circuit actuel,dénommé maintenant "Circuit de l'Ouet Parisien"qui est un "outil" remarquable pour la mise au point d'une auto.

Je tiens à remerçier Patrick Giral de Peugeot Sport pour sa confiance et toute son équipe de techniciens qui avaient amenés deux Spiders. Pas plus de cinq pilotes étaient convoqués et présents. Mr. Giral m'a demandé de commencer la série de tours, j'ai laissé cet "honneur" à un pilote d'expérience et talent, de plus Dir. d'écurie avec lequel j'avais piloté en 76 en FRE, Jean-Claude Lompech de Clermont-Ferrand. Après qq. tours d'un pilotage coulé, efficace et rapide, Jean-Claude me transmis une voiture parfaite, freins et pneumatiques Slicks Michelin aux températures idéales.

Donc je pars pour trois ou quatre tours sur l'option "Gde. Boucle", puis je vais réaliser le plus grand nombre de tours, par 3 ou 4 fois dans toutes les configurations du circuit à l'invite du Staff Peugeot. J'appréhendais la Cde. de la B.V par palettes solidaires au volant. A droite, en tirant l'on monte les six rapports, à gauche on les descend. Je précise qu'à la descente des rapports une impulsion suffit, le système électronique WiFir s'occupant parfaitement de la relance du moteur. Je précise que l'on embraye qu'une seule fois pour engager le 1er rapport, marche Av/Ar se sélectionne par deux boutons distincts. Je me faisais une "montagne" de toutes ses "aides" électroniques au pilotage et bien ce ne fut pas le cas, tout fonctionnant à merveille... l'on y prend goût même à mon grand âge, l'assimilation en fait est simple.
Boite et transmission excellentes. Tenue de route ? Sous la réserve que ce n'était qu'un "galop" d'essai sans recherche des chronos, il y bien deux jeunes qui ont effectué qq. belles figures... Ils voulaient sûrement prouver aux "vieux"comment l'on fait un tête-à-queue à fond de 5 et dans les épingles, pensant que ce n'était pas autant de fautes de pilotage...
La tenue de route m'a semblé excellente,pour en "tirer" le maximum il faut sûrement pas mal "tourner"et affiner les réglages en fonction de sa conduite. Le chassis m'a semblé être un "bloc", tubulaire mais extrêmement rigide, il est vrai que le Spider est réalisé par le BE de MYGALE, qui est une Référence!
Comportement totalement "neutre", tant en appuis qu'aux freinages, le Spider reste toujours en ligne et va où vous voulez, ces remarques devant être pondérées du fait que j'étais loin d'aller chercher des chronos, mais je ne vois pas pourquoi l'ensemble se désunirait en montant le rythme, tellement il est sain, prévisible. Le freinage est puissant, stable, pédale haute à "l'attaque" sur une courte distance à la pression, parfait. Je n'ai vu aucune différence de "toucher" etc, avec des A.P Racing 4 pistons sur des disques de 300mm que je pratique depuis 2 Saisons et pourtant les freins sont des étriers "flottants" puisés dans. la série Peugeot, ceux de la 407, si je ne me trompe, chapeau ! Le moteur est un 1600cc turbocompressé à 2 voies, fruit d'un "Joint-Venture" entre Peugeot et B.M.W, il développe 185cv. L'auto est tellement réussie en chassis que l'on aimerait avoir, comme toujours, plus de puissance... J'estime que la puissance est particulièrement significative entre 5000 et 6500 tours ,donc une plage de 1500 tours, auquel le moteur se "projette" de 5 à 6500 Tm sur le rupteur, caractéristique propre aux moteurs turbocompressés, l'on est loin des Cosworth... que les lecteurs du Blog apprécient tant, les montées en régime qui s'accompagnent d'un chant de plus en plus strident !. J 'estime, car le bloc en cristaux liquide ne m'indiquait que les rapports engagés, je pense qu'il y a un autre mode, ou que je n'ai pas
vu... Pour moi un gros Pb. j'étais très mal assis, malgré les 3 sièges amenés, mon Mètre 81 n'était pas suffisant pour voir la trajectoire des "serrés", notamment l'épingle...désagréable. Pour la Gde courbe à Gà fond de 5, on ne passe pas la 6, on voit la bonne trajectoire en amont et "Flat Out". Ce n'est que de "l'intendance", un baquet sur mesure et plus de Pb. d'autant que le bureau de style - marketing oblige -,est allé loin, le capot est tellement "bombé", rappelant la gamme 207/307 que l'on ne voit même pas les ailes avant!.
De plus, ayant des grands "segments", de grandes jambes, je conduisais les jambes en "grenouille", no problem, le pédalier est réglable, je n'ai pas demandé qu'il soit réglé à ma spécifité physique, je n'étais pas seul et puis "embêter" les techniciens...

Conclusion; très gros potentiel de l'ensemble, cela fera un très beau Challenge, de très belles courses, de plus richement dotées. J'attends tjrs. des réponses d'éventuels Sponsors... mais je me fais peu d'espoirs.

J'espère que mon compte-rendu aura intéressé qq. lecteurs de notre Blog préféré.

Ecrit par : LIBERT | jeudi, 22 mars 2007

bonjour à tous. Tous ceux qui n'étaient pas à Rétromobile...Si Michelin édite le même petit dépliant à dominante de couleur Bleue intitulé "les pneumatiques de Collection", votre serviteur est sur la page de garde du petit dépliant...C'est grave Docteur? Puisque le dépliant reprends une photographie des Pilotes ELF de FF de 1968. L'on y voit mon ami Jacques CROZIER à ma droite, à ma gauche Jean PROUZET le mécanicien de Jean-Pierre BELTOISE et des MILLE MILES auquel on donnaient beaucoup de travail...et l'ami Marcel MOREL,"Mo-Mo". Pour une fois Jacques CROZIER est "sérieux"...il ne m'appuyait pas sur le casque par l'arrière, comme sur la photographie de Elf parue dans toute la Presse,j'aimerais que se fusse encore possible...

Pour parler de souvenirs heureux et de blagues "magistrales",pour moi, mémorables, en voici deux, trois qui me reviennent et dates d'Albi 1967. Dans le même Hôtel à Albi que toutes les Equipes, Lotus ,Matra,Alpine,etc...lors d'un diner à la table d'Alpine (étant chez Matra celà faisait un peu "tâche",mais mon ami Depailler et sa soeur Chantal...) je me souviens en cours de repas d'une "bagarre",d'un bombardement de petits pois en règle de la table de Lotus...Les gens de la "terre d'angle" n'étant pas les derniers à faire de la Résistance...Leur spécialité,dont Jim Clark n'était pas le dernier. Puis le bombardement fut génèral, la table Matra dont Johnny Servoz-Gavin ne fut pas le dernier,ai-je besoin de préciser? Je me souviens du Restaurateur courant de tables en tables "Messieurs, Messieurs je viens de faire refaire toutes les tapisseries..."incantations en pure perte...pire je pense que celà décuplait nos ardeurs d'artilleurs! et les tirs de plus en plus précis, néanmoins les tapisseries se "décoraient"des tirs des maladroits. Puis le Gérant de l'hôtel est devenu franchement vindicatif,avec le recul,je comprends...Le soir même,tard,très tard il a été décidé de monter dans la nuit une Fiat 500 devant la porte de chambre à l'étage,celle de Graham Hill, "murant" ainsi toute sortie dans le couloir de celui-ci. Le lendemain matin, Graham Hill, très "British", voyant qu'il ne pouvait sortir de sa chambre, très calmement, nous observions...a démonté le tendelet de la 500,c'est introduit par le toit de la Topolino, a mis le contact, scénario idéal car l'on avait bien veillé à laisser la clef de contact dans le "neiman", calmement l'a mise en marche et la 1ère, face aux escaliers menant au Hall d'Entrée de l'Hôtel...Déja les marches en marbres à la descente...la réception dans le Hall avec le carter d'huile qui inmanquablement s'est éventré...celà faisait "tâche" au propre comme au "figuré"... Là, le patron hurlait et si le SAMU existait il aurait fallu l'appeler...Et puis ce ne fut pas tout en trois ou quatre jours.

Je vous raconterai plus tard les deux autres avec Jim Clark et Johnny Servoz-Gavin, toujours à Albi 1967. A bientôt donc. Amicalement, François

Ecrit par : LIBERT | jeudi, 22 mars 2007

Très interessant !

Et la 2ème anedote , avec SERVOZ GAVIN ??

Ecrit par : Emmanuel | jeudi, 22 mars 2007

Bonjour Emmanuel et bien sûr tous,je vous relate les deux anecdotes,blagues qui remontent au Gd.Prix d'Albi en 1967.Deux, puisqu'elles concernent Johnny SERVOZ-GAVIN et Jim CLARK,bien distinctes. La première est celle concernant Johnny,pas vraiment soft...la voici;le soir de la descente des marches par Graham HILL avec la Fiat 500 dans le hall de l'Hôtel pour laquelle il ne s'était pas fait prier...le Directeur,Gérant ou Propriétaire de l'Hôtel, avait fait appel aux forces de l'ordre,pas moins...précisément à la Gendarmerie Locale.L'Officier du détachement de Gendarmerie à écouté les doléances du "brave homme",le Dir. de l'Hôtel, un peu délateur tout de même, son récit imagé de la veille au soir faisait que l'Officier de Gendarmerie se mordait les lèvres pour ne pas "pouffer" de rire...Néanmoins entendus comme de grands criminels, nous n'avons trop appréciés. Ce Directeur "empila" les maladresses et afficha dans le Hall une affichette précisant que son hôtel était interdit dorénavant aux pilotes... Cet hôtel n'étant pas entièrement occupé par des pilotes,il y avait aussi une clientèle "select"ou qui se croyait comme telle, de passage et ou de la bourgeoisie locale qui venant diner le soir,nous avons décidés,Johnny et moi, de baisser nos pantalons à de part et d'autre de l'entrée de l'Hôtel qui menait à la salle de restaurant,présentant nos postérieurs aux clients le soir même, à chaque arrivants...Tout comme dans la chanson de Brel!! Nouveau scandale,sans suite celui-là,mais c'était là, notre façon de répondre au "mal léché". Emmanuel, nous avions conscience que tout est éphémère,notamment la vie dans notre activité,surtout à l'époque,et nous "croquions" l'instant présent,la vie à pleines dents et ...les femmes! . Le deuxième souvenir est en forme de gag. Nous décidons d'aller diner dans un restaurant gastronomique de la région d'Albi, Clark , votre serviteur et deux ingénieurs du Moteur Moderne dont l'un nous véhicule dans sa R8 Major. Etablissement magnifique, mets fins et déjà une piscine éclairée de projecteurs.Le patron était très flatté de nous avoir pour clients,surtout Jim Clark,il est vrai et fort justement,il n'arrêtait pas les attentions, limite obséquieux. Tous se passe bien durant le diner puis nous demandons si le patron peut nous prêter des feuilles de carton suffisament rigides. Il nous amène les dites pièces de carton et nous nous attachons à y réaliser des... Grenouilles. Pour les pattes postérieures nous nous servont de la rigidité du carton pour l'éffet "ressort", l'on dirait maintenant "mémoires de formes".Nous nous mettons tous en ligne,Clark y compris, sinon le premier, face à la piscine, nos Grenouilles en ligne pour "le Grand Prix des Grenouilles"...La course commence,pas trop vite car...enfin le Chef arrive et nous pose la question "que faites -vous?"en coeur ont répond "mais une course! pardi!". Le patron de plus en plus intrigué s'approche de nous et nous demande "qu'y a-t-il à gagner ?"En "coeur" l'on réponds "vous verrez quand le premier arrivera au bord de la piscine". Intrigué, le Chef suit cette course haletante et s'approche de plus en plus pour admirer la lutte palpipante, il se penche et lorsque la première "grenouille arrive au bord de la piscine, comme un seul homme nous poussons le Chef dans sa piscine, tout habillé, toque comprise!! Voilà c'est pas bien "méchant" Emmanuel, j'espère.

Ecrit par : LIBERT | jeudi, 22 mars 2007

Des, comme ça: c'est tant que vous voulez LIBERT !
On en veux, on en demande, on en redemande et si vous avez un peu de rab, vous pouvez nous en remettre une petite chaloupée.
Au fait LIBERT, n'avez vous jamais attrapé un rhume des fesses ?

Ecrit par : gianpaolo | jeudi, 22 mars 2007

A ma connaissance pas plus Servoz que votre serviteur, quand on a la santé!
Celà m'a fait plaisir que nos blagues de "potaches"...pas bien "méchantes" en vérité, mais l'on faisaient très "fort" tout de même, d'autant qu'"avant", terme de "vieux", l'on savait s'amuser, et que vous les ayez appréciées. Simplement l'on ne se prenait pas au sérieux, en
revanche dans les autos l'on ne plaisantait plus.

Ecrit par : LIBERT | jeudi, 22 mars 2007

Merci François , je rêve de remonter 35 ans en arrière !! ( j'avais 3 ans ) , putains d'années 60 et 70 , les mecs déconnaient...SERVOZ , la veille de son titre de champion de France 1966 , se prit un cuite avec Robby Weber contre lequel il allait se battre sur la piste le lendemain( source: Mes excès de vitesse du même JSG )...On est bien loin de tout ça de nos jours...

Ecrit par : Emmanuel | vendredi, 23 mars 2007

Je me souviens d'un dîner dans un resto de Zeltweg en 73 ou 74 (les experts donneront l'année exacte), le samedi soir veille de GP autour d'une grande table de nombreux pilotes passaient une soirée très animée.
Vers 22h sagement Hulme et Madame rejoignirent leur chambre.
A ce moment même les autres se sont déchaînés, en particulier Mike Hailwood et Graham Hill, tout les deux debout sur la table, dansant et chantant a tue tête.
Aucune soubrette ne pouvait passer à proximité d'eux sans que leurs mains expertes n'aillent tripoter la partie charnue de leur anatomie.
Le lendemain matin au Warm-up tout ce petit monde etait parfaitement d'équerre.

Ecrit par : gianpaolo | vendredi, 23 mars 2007

Gianpaolo vous confirmez que Graham Hill et Mike the Bike,autant dire Mike Hailwood n'étaient "pas tristes"...Déjeunant à plusieurs avec Mike,pas à Ste Parise,mais à Magny-Cours
j'avais évoqué un déjeuné,disons plaisant,pas "arrosé"par du jus d'orange,perso.je ne buvais pas vraiment,enfin...je vous l'écrit. J'avais relaté la "fin"sur la N 7,avec les nappes dudit restaurant la corrida qui s'en suivit avec les "dauphines" et...pour finir avec la camionette des Gendarmes avec moins de succès. En amont, voici l'élèment antérieur à la "Corrida"sur la N7; Mike,réellement par inadvertance renverse une assiette qui se casse au contact du sol. Le "gargottier"en fait un "pataquès" disporprotionné, il ne devait pas aimer la compétition automobile et même les pilotes...Mike déclencha les "lancés d'assiettes", toutes...un rêve d'ufologue!. Je précise que MIKE,le "carnage" de la faience terminé, faute de munitions!s'adressa au Patron, sorti son chèquier et demanda au Patron:"Combien?"et paya.

Ecrit par : LIBERT | vendredi, 23 mars 2007

Sainte Parize... Fallait pas, François, fallait pas réveiller de si beaux souvenirs.
Donc, depuis certainement très longtemps jusqu'aux années 60, Sainte Parize est un petit village du Nivernais. Une église, une place, un café restaurant avec chambres, et... rien. voir le rap des champs de Kamini.
Monsieur Bernigaud, du village voisin de Magny-cours, (une église, une place, etc...) décide alors de construire un circuit automobile sur ses terres. Une école de pilotage anglaise, un instructeur qui devient constructeur de monoplaces, des réputations de sérieux, de qualité dans le petit monde auto, et Magny-Cours devient incontournable dès 1965.
En 1970, je débarque sur le circuit pour faire l'école Winfield. Fauché, évidemment. Pour les premiers stages, je dors dans la voiture, mange des sandwiches. Mais septembre arrive, les éliminatoires et... la froidure nocturne. J'ai entendu parler de l'auberge de Sainte Parize, plus exactement de "Chez Jeannette". Pas cher, et puis on peut s'arranger, elle est sympa avec les jeunes apprentis champions. On verra.
Début octobre 1970, les demi-finales. Trouver gîte et couvert au chaud mais sans le sou? Je tente le coup avec un petit groupe de futurs champions de F1 (en rêve!) . Jeannette nous accueille. Elle en a déjà vu défiler de ces affamés passionnés, elle ne les nourrit pas seulement, on peut dire qu'elle les adopte, Jeannette. Alors, elle nous adopte. Je demande timidement combien... "On s'arrangera, mon petit."
Première tablée le soir, on est comme des collégiens timides. Pendant deux ou trois minutes. Et puis ça démarre, ça fuse en tous sens:
- le premier droite, qu'est-ce que ça sous vire!
- Et t'as vu, interdiction de rester en 3 dans la courbe avant l'épingle, moi...
- La sortie de l'épingle, faut pas se louper.
Et Jeannette nous sert largement, nous les affamés. Et elle se régale de nous voir tous heureux, débridés après les quelques carafes de rouge qu'elle sert.
A ce premier repas, (qui sera suivi de beaucoup d'autres!) je rencontre René Guili, pilote déjà bien connu en moto. On discute.
- toi aussi, t'es fauché?
- Attends, j'ai un accord avec Jeannette, on va voir si elle veut toujours, il me faut un pilote.
- ????
René se lève, discute un peu avec jeannette et reviens s'asseoir tout sourire.
- Logé, nourri à l'oeil, ça te va?
- Ben oui. Mais tu m'as parlé de pilote...
- Bon. Voilà. J'ai un break DS 21 à phares orientables. Il y a plein de lapins sur le terrain du circuit la nuit. Je peux tirer et conduire mais y a pas de rendement. Donc faut un pilote pour traquer, moi je m'occupe des lapins.
Il est hilare, René. C'est communicatif: Il pourrait faire rire une statue.
Le soir même, on part tranquille vers le circuit. On passe le portail ouvert, tous feux éteints.
- Arrête-toi. Voilà, on a un quart d'heure de chasse peinard. Après tu verras les phares des gendarmes qui montent au circuit.
Et René, d'une corpulence respectable (un appétit féroce...) se mue en chat pour s'installer sur la galerie de toit du break avec sa 22 long rifle. Il se cale sur un côté.
- C'est parti!
Des lapins, il y en a partout! En choisir un, le garder dans les phares, le fixer: le lapin s'arrête. Pan! Dans le coffre.
- En route, suivant!
Un quart d'heure plus tard, des phares sur la départementale qui mène au circuit.
- On arrête et on se casse.
René range les bestioles, son fusil et monte à côté de moi. Les phares sont maintenant tout proche. Je démarre sèchement.
-Prends ton temps, se marre René. Tu sors par "en haut". Eux rentrent toujours par "en bas".
Epoque bénie où le terrain comportait une sortie de secours traversant le circuit au début de la ligne droite des stands tandis que l'entrée principale se faisait par une passerelle en bas de la même ligne droite.
-Non, m'explique René Guili comme on parle à un enfant, non, ils ne nous poursuivront pas. Ils savent très bien ce qu'on a fait et ou on va.
Ainsi, chez Jeannette, il y avait alors souvent du civet et des jeunes pilotes sans le sou pouvaient manger à un prix défiant toute concurrence.

En 1971, Jeannette pouvait se vanter d'avoir une belle tablée de pilotes et de mécanos: Devant la longue toile cirée, Lafitte, Cudini, Coulon, les mécanos de Tico, moi et d'autres, on discutait de la nouvelle F3, Cudini défendait la F. Renault, Jacques nous faisait rire, le tout jusqu'à plus d'heure.

C'était ça aussi la course auto dans les années 70.

Ecrit par : guy dhotel | samedi, 24 mars 2007

Merci Guy de me ,de nous rappeler Jeannette qui était une "mère" pour nous tous, que nous ayons ou pas une célébrité "naissante"...Il y a, comme celà, dans nos vies des personnes
véritablement exceptionnelles qui vous "éclairent"la vôtre durant toute votre existence et que l'on oublie jamais! Guy je remarque, que 2 à 3 ans plus tard, vous "pratiquiez" encore les Gendarmes de Magny-Cours...sûrement la tradition des anciens à perpétuer! Que j'ai apprécié la chasse aux lapins que Jeannette vous a sûrement cuisiné avec excellence, car en plus d'être hyper raisonnable dans ses coûts, Jeannette était une cuisinère émérite.

Ecrit par : LIBERT | samedi, 24 mars 2007

Guy Dhotel, François Libert et tous les autres ...
vous souvenez-vous que quand on voulait se laver les mains avant de passer à table, la première fois on atterrissait dans la cuisine en s'excusant (où Mme Jeannette comme Ducros se "décarcassait") croyant s'être trompé de porte ; mais non , le lavabo était bien là à droite dans l'entrée de la cuisine, et il se murmure que Jeannette pour rien au monde ne l'aurait fait déplacer dans une autre pièce ce lavabo, car c'était bien là "le meilleur moyen qu'elle avait de les voir passer tous, les petits comme les (futurs peut-être ?) grands pilotes".

J'ai le souvenir aussi que le premier midi du 1er jour du 1er stage, nous étions trois à notre table de quatre à être pas mal dépités de notre prise en main matinale des Martini-Winfield, pour raison de talons-pointes franchement "vasouillards" comme pour 90 % d'ailleurs de nos autres compères, y compris parmi ceux paraissant déjà "tellement expérimentés" !!

Nous étions en 72, et un seul avait dominé impeccablement la 1ère séance, qui en 74 notamment remporterait le Critérium de F-Bleue : Jean-Marc Blamoutier. C'est alors qu'un mécanicien de Jacques Coulon qui le connaissait (Jacques Coulon mangeait aussi à côté) est venu discuter à la table, concluant la conversation par un ... "après deux saisons passées en queue de peloton à me demander comment les autres faisaient pour aller si vite, j'ai fini par penser que je n'étais pas fait pour ça" !
Nous avions alors replongé le nez dans nos assiettes pas du tout réconfortés, en pensant
... "en voilà au moins un de fixé " !
Heureusement la séance d'après-midi allait nous réconcilier un peu avec nous-mêmes et notre passion un temps malmenée en faisant enfin figure plus honorable lors des rétrogradages.
Gilbert.

Ecrit par : Gilbert | samedi, 24 mars 2007

Excellente tribune pour poser la question suivante:

"Que pensez-vous de la démission de Jacques Régis ? et que cela vous inspire-t-il que la FFSA, à l'hunanimité, ait voté pour le report du Grand Prix de France en 2009 ?"

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | samedi, 31 mars 2007

a propos du spider Peugeot. J'ai rencontré ces derniéres semaines tout un tas de jeunes pilotes qui au debut s'étaient interessés au sujet mais vu le peu de chevaux (175 ) soit 30 de moins que la coupe clio ont vite déchant&és

j'ai causé aussi avec des jeunes comme briché et des journalistes qui l'ont testés et à loheac et à bois-guyon et ils font tous la meme remarque sous-motorisé ca se traine

et puis vu le prix de l'auto fabriquée en italie mais montée chez mygale a magny plus le budget de fonctionnement ils preferent rouler en clio ou vdev ou gt3 ffsa ou gt4 fia cela coute la meme chose et il y a des bourrins

pourquoi le lion n'a t'il pas monté un vrai moteur avec de la cavalerie

Ecrit par : christian calinet | samedi, 31 mars 2007

Bonjour à toutes et à tous et bien sûr à Christian Calinet,merçi de vos précisions quand au concept "Italien" que je ne connaissais pas,mais je crois que vous faites une petite erreur quant à la puissance ce sont 185 Cv annoncés par Peugeot et non 175 Cv,tout de même...Bien que celà aurait pu être plus d'autant que le "chassis"me semble pouvoir "passer"200/220 Cv sans problème.Quand à piloter une Traction,plutôt qu'une Propulsion les "joies" ne sont pas les mêmes...j'extrapole,ceci pondéré du fait que je n'ai jamais piloté de traction Av."Course",éfficaces c'est sûr,performantes, mais vraiment plaisantes à piloter?

Ecrit par : LIBERT | mardi, 03 avril 2007

Ci-joint un petit passage du blog de je viens de mettre sur mon site.
Tous champions du monde
Un article de Guy Dhotel sur le site http://memoiresdestands.hautetfort.com raconte son expérience de l'école de pilotage de Zolder Cela a déclanché sur ce site une avalanche de réactions et je ne peux que m'extasier sur le nombre incroyable de ceux qui auraient gagné et auraient été champions du monde si l'on n'avait pas mis de la graisse sous leurs pneus.
Guy raconte comment Frequelin et lui s'étaient retrouvés éliminés au profit de Goris (beaucoup semblent l'ignorer, mais Goris a fait, par la suite, une carrière très honorable).
Quelques mois plus tard, parceque je vivais une brève idylle avec une pilote belge, je me retrouvais à une course de côte dans les Ardennes, du coté de Spa.
Surprise, j'y retrouve Guy Frequelin. Après les habituels : qu'est-ce que tu fais là ? Il m'explique qu'ayant gagné le volant Zolder de Pilette il dispose d'une formule Ford pour quelques courses en Belgique. Sa voiture n'est pas de première fraîcheur et les résultats sont médiocres … mais enfin ! il a gagné … Tous champions du monde.
J'ai d'autres histoires avec Frequelin.

Ecrit par : Michel Delannoy | lundi, 16 avril 2007

Si vous êtes interessé par le sort des anciens lauréats d'école, je vous invite à retrouver des nouvelles de Philippe Munier sur mon blog : httt://www.editions-du palmier.fr puis "les nouvelles du Palmier".

Ecrit par : Michel Delannoy | lundi, 16 avril 2007

Avec ce lien-là cela fonctionne mieux:
http://www.editions-palmier.fr/Infos-generales/le-blog-de-michel.html

Je me suis permis ce petit réglage, Michel.

Ecrit par : Francis Rainaut | lundi, 16 avril 2007

Michel Delannoy, vous avez tout à fait raison: En tant que deuxième à Zolder, Guy Fréquelin avait effectivement disposé d'une Formule Ford pour disputer quelques courses. Je l'avais totalement oublié et je ne suis pas certain que cela fasse partie des meilleurs souvenirs de Guy Fréquelin. (Il m'est revenu en tête une course de côte à Poissons qu'il a couru sans succès sur cette FF bien fatiguée.)
Je ne me suis jamais pris pour un champion du monde: j'ai simplement toujours voulu faire une profession de ma passion. J'y suis arrivé durant deux ou trois ans. Je suis sorti de la route définitivement en octobre 1973 dans une grande courbe d'une course de côte. Point.
Je ne vois pas le rapport avec "le nombre incroyable de ceux qui auraient gagné et auraient été champions du monde si l'on n'avait pas mis de la graisse sous leurs pneus."
Que Goris ait fait une carrière "très honorable", j'en suis ravi.
Guy Fréquelin a été deuxième au championnat du monde des rallyes en 1980. Ce qui n'est pas rien, sauf peut-être pour vous?
Je n'ai jamais cru une seconde que le volant Ford de Zolder m'amènerait à la F1, encore moins à être champion du monde. La publicité dans Echappement pour ceux qui gagnaient le concours à Zolder -ce qui fut mon cas- spécifiait "une école de pilotage gratuite sur monoplace." Il y eut d'abord des "dépassements d'honoraires" et pour la finale une monoplace réglée pour une personne de petite taille. Que cela vous plaise ou non, il s'agit de faits et non de "graisse sous les pneus".

Ecrit par : guy dhotel | lundi, 16 avril 2007

Mr Dhotel

Vous êtes sortie de la route le même mois que Cevert..curieuse coîncidences..votre accident a t'il eu lieu avant celui de Cevert ?

Ecrit par : Emmanuel | lundi, 16 avril 2007

Guy, Guy DHOTEL, bonjour, j'ai beaucoup apprécié ta réponse parfaitement contenue,mesurée,mais surtout parfaitement "Juste" , justifiée au regard de "ton bagage" impréssionnant,notament dans toutes les disciplines du Sport Automobiles où tu as excellé; Cicuits,Côtes,Rallyes sur Mono,Proto et Berlines, Volant SHELL,de plus!!,alors...laisse les pilotes de papier(s) et aigris qui vont jusqu'à faire retirer,par son auteur,un passage sur un pilote dont la citation lui fait des "boutons" et pourtant ce Mr.ne me dit pas grand chose,ai-je eu aussi une prise de gueulle avec lui?C'est pas mon genre,ni mon éducation...Bref,il a fait supprimer,trop long...,à l'excellent livre de Jean-Marc Chaillet "Les ronds rouges arrivent",au demeurant probablement le Publicitaire le Plus Rapide de France, Pôle sous la pluie à Magny-Cours,c'est un "signe" pour toi Guy,comme pour moi? "sous la pluie"... pour sa première saison en monoplace...Publicitaire auquel nous devons Tous les Pilotes Français tant et tant pour avoir convaincu,un Homme clairvoyant,certes,François Guiter,et nous avoir obtenu des primes valables qui nous ont "tenues la tête hors de l'eau",sauvées pour nombre nos Saisons de F.F. Et bien ledit Editeur à fait retirer des pages, "trop long...",dans lesquelles Jean-Marc parlait de plusieurs d'entre nous,et même de votre serviteur,précisant que pour sa Première Saison de Course de sa vie il avait pris la tête du Cpt.de France Elf,à la troisième course de sa vie,il fallait pas...Ces pages "occultées"furent publiées dans le N° 8 AUTO Passion de Nov.2006. Jean-Marc Chaillet fut,en fait, oui!,à la base du renouveau des pilotes de vitesse Français,car il en fut l'élèment déterminant,la "cheville ouvrière",et il sut en convaincre Elf dont il a géré la Communication,le Lancement et l'éssort fantastique du Sport automobile Français qui s'ensuivit,à une semaine près, Matra-Sport signait avec la Shell-Berre !!
Un livre à lire pour les passionnés du blog,même avec les pages retirées, un livre de référence,aux Editions du Palmier à Nimes.

Ecrit par : François LIBERT | lundi, 16 avril 2007

Mardi 17 avril 2007
Ah ! Si je m'attendais à cela !
Trouver les histoires que raconte Guy Dhotel sur "Mémoires des stands" avait été pour moi une excellente surprise. Je lui avais même écrit, mais sans obtenir de réponse de sa part.
Pour avoir, depuis plus de 40 ans, vécu dans le petit monde de la course, du reportage et de l'écriture, il se trouve que j'ai de multiples petites histoires à raconter. Peut-être ai-je eu tort de la faire sur un site ouvert.
Si Guy Dhotel s'est senti visé par le ton un peu railleur que j'ai utilisé, je ne pensais pas à lui car dans aucun de ses écrits il ne s'est plaint.
Si François Libert s'est senti visé, il a eu bien raison car c'est le descriptif de ses "aurait pu" qui m'a fait sourire.
En 40 ans j'ai connu et côtoyé un très grand nombre de pilotes de très grande valeur, mais bien peu, malgré des palmarès souvent impressionnants sont parvenus aux niveaux suprêmes.
Jean-Louis Bousquet (Maître), qui fut le seul pilote à battre Alain Prost en Formule Renault, n'hésitait pas à déclarer "Renverse une poubelle et il en sort une douzaine de futurs champions du monde".
Un petit mot que j'adresse à Guy Dhotel: "Cher Guy, désolé que tu m'appelles Monsieur, tu semble avoir oublié que c'est moi qui ait écrit (dans AutoRacing, puis dans Echappement) les premiers articles qui t'ont été consacrés (ainsi qu'à BBM). Pour avoir vécu de très près les errances des débuts de la F3 1600 (et ses invraisemblables problèmes de moteurs) je sais très bien que rien ne peut t'être reproché dans le contexte d'une saison dominée par les Alpine de Depailler et Jabouille. Il faut souligner que Shell fournissait une monoplace et son moteur, des bons d'essence et un budget bien insuffisant pour assurer l'utilisation d'une F3 dans un contexte international élevé".
Un petit mot pour François Libert: "Désolé, je n'ai pas la chance de vous connaître ni même de vous avoir aperçu un jour. Le livre "Les ronds rouges arrivent" n'avait comme objectif que de raconter la géniale opération de lancement de la marque Elf et de témoigner du rôle primordial qu'a joué cette marque dans le grand développement du sport automobile français. Jean-Marc avait fait un livre beaucoup plus long, dans lequel il racontait ses courses en Mini et ses courses en Formule France. Ces textes n'avaient rien à faire dans le livre et c'est pour cela que j'avais organisé leur publication par Dominique Pascal dans "AutoPassion".
Mon prochain blog sera pour vous raconter quelques unes de mes lectures.

Ecrit par : Michel Delannoy | mardi, 17 avril 2007

Il était évident que l'intervention de M.Delannoy ne pouvait concerner Guy Dothel.
En fait il résumait simplement ce que tout lecteur de ce blog a pu ressentir en parcourant les commentaires de l'article de G.Dothel sur Zolder : les pilotes sont comme les pêcheurs, leur prises sont parfois un peu plus grosses dans leur souvenirs que dans la réalité...C'est d'ailleurs un peu ce qui en fait leur charme.
On ne peut critiquer M.Delannoy pour le livre de Chaillet,...puisque précisément c'est lui qui l'a publié. Et puis l'éditeur des "Années fabuleuses de la F3" de Dübler ne peut être totalement mauvais!!
J'ai pour ma part un peu connu un Libert qui courrait en FRE en 76. un ami lui avait servit de mécanno bénévole sur une course. C'était un homme d'une rare sympathie, qui tirait sa MK18 sur un plateau derrière une fabuleuse américaine (une Cadillac?). Un peu poète tout de même !! Mais je ne pense pas que ce soit celui qui écrit ici.

Ecrit par : Christian Burdet | mardi, 17 avril 2007

Bonjour François,

Je ne connaissais pas cette anecdote sur "les ronds rouges arrivent".
Je me suis procuré le livre...et suis resté un petit peu sur ma faim, donc si tu peux m'envoyer ou nous envoyer les pages manquantes en les scannant, je suis preneur. Ca me rappelle un peu l'histoire de Lachenal et de Herzog où il manquait aussi quelques pages à l'arrivée.
Par ailleurs le blog de Michel est mono-intervenant, ce qui lui fait perdre un peu de son intérêt.
C'est vrai qu'en relisant l'article, "le nombre incroyable de ceux qui auraient gagné et auraient été champions du monde", le terme incroyable est au minimum de trop.

Monsieur Delannoy, je vous ai croisé à Rétromobile. Je voulais discuter un peu, mais vous ne m'avez parlé que 'épicerie' et 'promos': Nick Mason était presque plus abordable, sans parler de Clovis qui m'a fait des dessins super et n'a pas été avare de son temps. C'est dommage, je n'oublie pas les génials jurg dübler en attendant les monaco F3.
Je ne suis pas pilote, je ne suis pas "du métier", je suis juste un passionné et c'est pour cela que je fréquente "Mémoire des stands", comme je fréquentais les paddocks des sixties en discutant avec Jackie Stewart et autres Jean-Pierre Cassegrain.
En les respectant.

Ecrit par : Francis Rainaut | mardi, 17 avril 2007

(sic) "Jean-Louis Bousquet (Maître), qui fut le seul pilote à battre Alain Prost en Formule Renault"

Non !

Un autre battit Alain Prost, le privant du titre: Patrick Piget.

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 17 avril 2007

Pardon, j'ai oublié de préciser que c'était en Formule Renault Europe.

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 17 avril 2007

Hou là là !! Sur un blog de la qualité de MdS, il va être difficile de laisser passer une telle erreur !
En 1976, en FRN, Alain Prost a gagné toutes les courses, sauf la dernière, à Imola. Auteur une fois de + de la pôle, il a été victime d'un ennui mécanique en manches qualifs. C'est effectivement Patrick Piget, un pur Gersois de Nogaro, qui l'avait donc emporté. Ca reste sa seule victoire en FR.
L'année d'après en FRE, le titre s'est joué jusqu'à la dernière course entre Alain Prost et Jean Louis Bousquet sur la Lola officielle de l'écurie Danielson. On sait que c'est Prost qui l'a emporté.
Cette année là, Patrick Piget a fait une saison honnête, mais n'a remporté aucune course.
Il avait gagné le championnat de F.Bleue en 1974 et , sauf erreur de ma part, n'a plus courru régulièrement après 1977.

Ecrit par : Christian Burdet | mardi, 17 avril 2007

Christian Burdet,si,si c'est bien moi avec la "grosse américaine",la voiture tractrice.Merci à votre ami qui m'avait "donné la main";pas beaucoup de sous fait "poéte"...Pas de camion dans le Paddock,ni même un fourgon et malheureusement pas de Technicien moteur et Mécanicien pour la Saison...Seuls des bénévoles,passionnés,sympathiques et parfois même bons techniciens me proposaient leur aide spontanément,comme votre ami,ce que non seulement je n'ai pas refusé,mais qui m'a bien aidé alors. J'apprends que j'étais très sympathique alors, malheureusement,d'après vous j'ai changé du tout au tout...?Merci de me le signaler,aucune de mes relations et amis,bien sûr,ne me l'avait signalé le fait que j'étais devenu si antipathique, je vous en présente mes excuses et regrette que j'ai pu vous donner cette impréssion...

Ecrit par : François Libert | mardi, 17 avril 2007

Patrick Piget, bien qu' issue de l'Ecole de Nogaro, est un charentais, pur jus, de la région de Angoulême.

Ce fut en effet sa seule victoire; il ne put rééditer ses exploits de la catégorie formule Bleue sur la MEP X27 de 1974.

Sa grande fierté (encore que, bien trop timide), n'est pas d'avoir gagné une épreuve devant le Grand Alain Prost, mais de se voire en double page couleur dans l'ouvrage consacré aux Formules Renault (je blague)

Patrick Piget n'a plus couru; il s'est ensuite trop occupé de la carrière de son fils Emmanuel "Manu" pour lequel il a dépensé beaucoup de temps et trop d'argent lors de ses premiers pas en Karting puis en F3 où là........ ce fut la fin de tout.

Bien à vous tous.

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 17 avril 2007

Bonjour à toutes et à tous et particulièrement à Francis Rainaut auprès duquel je m'excuse de ne pouvoir lui communiquer les pages de "L'AUTO PASSION " N° 8 de Nov.2006,ne sachant le faire.Je recontre beaucoup de Pbs. avec mon "Serveur"et ou mon P.C.Mes amis en ont "Marre" et j'ai pudeur à leur faire passer des Samedi sur mon P.C...La dernière fois, l'un d'eux,a renoncé;plus rien...plus d'Internet,etc...et j'ai rétabli,seul, en "tâtonant",par Miracle uniquement! Michel Delannoy si mon nom ne Vous dit absolument rien,le vôtre ne m'est pas du tout inconnu et je savais très bien que vous étiez un journaliste "phare"d'Echapement,etc,puis l'éditeur des Editions du Palmier à Nimes,en son temps je vous ai acheté le Livre sur la Saison F III/1969 de Dubler dans lequel je n'étais même pas cité, ayant tout de même pris la tête du Gd.Prix de Reims,ce qui est banal,un peu moins; en un tour après avoir remonté tous les concurrents...Enfin c'est ce que pensait Jonnhy RIVES de l'Equipe dont son titre dans l'Equipe était "Une course démentielle,de Kamikazes,durant laquelle François LIBERT fut le plus souvent vu en tête de la Course..."Enfin de mémoire,ce N° du journal L'Equipe est dans ma cave... Je me souviens même qu'un pilote de F II, joufflu, le A de ce qui allait devenir,ou était déjà M.A.R.C.H,autant dire Alan REES,après la première séance d'éssai sous la pluie battante,ôtant mon casque j'entends "Libert",meilleur temps,pour que l'on m'attribue en fait le 4ème ?(Réf:Marabout 1969)Mon mécano d'alors,Gilles ROSEMON est monté à la tour,en pure perte...Celà fait que je ne me "plaignais"plus jamais...Mais revenons à Alan REES,écurie Rondel alors?,il se plante face à moi et me pose la question suivante "You are François LIBERT?".Je réponds laconique "Yes Sir",il poursuit "Very nice Practice",je réponds "Thank you Sir",et tourne les talons...par une timidité maladive. Peu de temps après il m'a été rapporté par d'autres Concurrents dans le Paddock qu'Alan Rees disait;"J'ai rencontré un "fou",il ne m'a même pas laissé ses coordonnées;j'avais des éssais de F II à lui faire faire en Angleterre,et il a tourné les talons..." Vous savez je voyais l'éffort, le support formidable que faisait Jean-Claude Arnold et déjà les structures importantes,Camions,la communication bien comprise,logo,etc...et bien je n'ai jamais osé allé saluer les Pilotes titulaires qui étaient des connaissances,sinon des amis. Si, une fois,à Dijon-longvic en 1969,pour ma 2ème Course en F III, Jean-Pierre Jaussaud m'avait,aux éssais, coupé la route sur un droite,ayant l'intérieur de façon pour le moins très osé,dont ce n'était pas l'habitude,obligé te "tirer" tout droit dans les balles de paille pour "gagner" 50 cm au freinage, tirant tout droit pour éviter le "crash",ouvrant mon train Avant,manoeuvre qu'il n'éffectuais jamais,ai-je besoin de préciser? Là, j'étais allé le voir au Camion Arnold pour lui dire ce que j'en pensais "Jean-Pierre tu es un Champion,moi c'est seulement ma deuxième Course de F III,mais la prochaine fois je te percute et nous serons tous les deux à l'Hôpital de Dijon,toi avec le bassin brisé et moi avec les chevilles". En grand Champion qu'il est,Jean-Pierre Jaussaud, me répondit "François,je te prie de m'excuser".Terminé,ce qui n'était resté qu'un incident, grâce à ma manoeuvre d'évitement était clos. Je précise,qu'en 1967,alors tout les deux chez Matra, Jean-Pierre m'avait honoré de sa confiance,tjs à Dijon,m'avait confié les clefs de sa 3L8 Jaguar avec son épouse et sa petite fille afin de les véhiculer jusqu'au Circuit,non s'en me préciser;" François,je te confie ce que j'ai de plus précieux au Monde..." Monsieur Michel Delannoy,vous ne m'avez jamais vu,parlons pas de "remarquer",c'est terrible d'être un timide "pathologique"...

Ecrit par : François LIBERT | mercredi, 18 avril 2007

Alan Rees courrait pour l'Ecurie Winkelman me semble t'il; il a d'ailleurs gagné la course F2 de Reims lors des Trophées de France en ces années là.

Ecrit par : Christian Magnanou | mercredi, 18 avril 2007

Cher CHRISTIAN ,en 1969,je crois bien que c'était François CEVERT. Quant à l'Ecurie qu'elle soit celle de Winkelman, c'est fort possible et je ne vous contredirai pas sur ce point précis. Que tous m'excusent de mon texte précèdent "émaillé" de fautes d'orthographes et même de syntaxes!, je me concentre sur le texte, ce n'est pas une excuse...

Ecrit par : François LIBERT | mercredi, 18 avril 2007

En effet François, Alan Rees a du remporter cette course en 66 ou 67 je pense. Je suis certain que le Professeur Reimsparing nous le précisera en sa qualité d'émminent spécialiste du dit circuit. J'ai toujours été étonné du peu d'articles de presse suscités en France par ce pilote qui fut en son temps un des ténors de la F2, peut être était il trop British ou alors avait il le charisme d'une huitre ... Il a quand même fait part d'autres qualités par la suite avec son implication dans l'aventure March ou avec son compère Jackie Oliver chez Arrows.

Ecrit par : Christian Magnanou | mercredi, 18 avril 2007

Alan Rees sur une Brabham de l'écurie Winkelman a en effet remporté l'épreuve des Trophées de France F2 disputée à Reims le 5 juillet 1964, devant Sir Jack Brabham en personne, pour un petit dixième de seconde. Ce dernier devait cependant prendre sa revanche deux ans plus tard sur ce même circuit, en raflant la victoire aussi bien en F2 qu'en F1...
Cher Christian, pour avoir côtoyé Alan Rees dans le paddock de Reims, je crains de devoir confirmer que son charisme n'était pas évident. Même si cela ne retire rien à un talent de pilote qui était réel ni à son investissement ultérieur dans le sport que nous aimons. Et si quelque chose me dit que l'intéressé était très heureux de ne pas être sur le devant de la scène...

Professeur Reimsparing

Ecrit par : Professeur Reimsparing | mercredi, 18 avril 2007

Bah! lui aussi on a du lui mettre un peu de Castrol (graisse) sous ses pneus...une fois ils se sont trompés de caisse c'est sûrement pour ça qu'il a gagné, voyons!

Ecrit par : Francis Rainaut | mercredi, 18 avril 2007

J'ai relu la prose de Mr.Delannoy dans son article,article parce que c'est un Pro; du 17 Avril,et j'ai bien vu que c'était destiné à mon intention "éffectivement c'était bien destiné à François Libert ces termes "aurait pu".Michel Delannoy je vous mets au défi,dans AUCUN de mes écrits sur le Blog MdS de retrouver cette expréssion écrite par moi ; "aurait pu". Vous allez répondre; "C'est une image...". Celà deviendra alors un problème "d'honnêteté intellectuelle" ,c'est la réponse toute faite et c'est la porte ouverte à ...tout! JAMAIS ces termes je ne les aient employés.Vous savez Mr.Delannoy quand j'ai appelé Monsieur Forghiéri
pour des précisions techniques sur la préparation d'une Ferrari