vendredi, 01 octobre 2004
Journal 2007

2007
25 décembre : Feuilletant AutoPlus du 24 décembre, je constate que MdS y est site de la semaine. Faut-il y voir l'influence occulte de l'ancien rédac'chef qui officie maintenant dans nos commentaires, ou bien est-ce sa seule qualité qui vaut au blog de figurer dans cette page au niveau relevé (une Coccinelle qui ressemble à une gargouille, une vidéo sur YouTube qui montre un crash de Kubica et un comparatif de sites de concurrents du Dakar).
24 décembre : Ironie du hasard, c'est en mettant la dernière main à une nouvelle qui conte l'exil d'un vieux pilote sur les bords de Loire que j'apprends la mort de Julien Gracq, qui vivait en ermite sur les bords dudit fleuve. Il avait 97 ans, soit neuf de plus que le Monsieur André de mon histoire, et était beaucoup moins rapide que lui car Gracq vivait au rythme de sa plume. Ce géant des lettres n'a rien à faire ici, direz-vous à juste titre, puisque son palmarès ne doit s'enorgueillir que d'un ou deux passages à l'orange, voire d'un refus de priorité. J'ai eu dans les années soixante, au lycée Claude-Bernard à Paris, un prof d'histoire-géo qui s'appelait Monsieur Poirier, petit bonhomme falot, jamais un mot plus haut que l'autre, qui parlait d'une voix douce. La rumeur le disait écrivain, mais des rumeurs, à Claude-B, il en courait plus d'une, à commencer par celle qui assurait qu'un souterrain reliait notre lycée au lycée La Fontaine, celui des filles. Cette rumeur-là nous montait aux joues. Ce n'est que beaucoup plus tard que j'appris que Julien Gracq se cachait sous le pseudo de Louis Poirier, le p'tit prof d'histoire-géo. J'ai lu de lui Le Rivage des Syrtes, En lisant en écrivant, La Forme d'une ville. Ça se lit moins vite que le "Crombac". Ce qui n'ôte rien au "Crombac".
12 décembre : Grâce à l'élégance de Nicolas Draeger qui a placé deux "Crombac" dans le colis qu'il m'a fait livrer, je vais faire un cadeau de Noël à un ami chômeur et passionné de notre sport à qui j'avais promis mon exemplaire, tout en regrettant chaque jour un peu plus cet altruisme qui m'eût privé de ce formidable bouquin. Après lui avoir ôté son blister, je l'ai feuilleté façon dessin animé, laissant son odeur d'imprimerie à peine sèche monter, et flashant au passage des mots-clés comme autant de bonheurs à découvrir, Flockhart, About, Jabiru, Maglia, Costin et tant d'autres. Un ovni de 384 pages qui se posera au pied de votre sapin et dont vous pouvez être assuré qu'il sera le dernier car le moule est cassé. Un dernier mot, le livre est sélectionné au Festival Automobile International.
11 décembre : Quelques retouches à la note sur les collectionneuses du petit matin ont été apportées, pour gommer des inexactitudes et des excès de style (on écrira ça comme ça) dont je suis coutumier. Je n'arrive pas me faire à l'audience du blog, même s'il est très mal référencé sur Google, écrivant peu ou prou pour mes trois lecteurs du début.
29 novembre : Nicolas Draeger, toujours. Il revient de chez son imprimeur où il a pris les premières photos du "Crombac" en vrai. Il précise que l'ouvrage sera disponible chez lui (Editions Anthèse - 32 avenue Jean Jaurès - 94117 Arcueil) dès le 6 décembre et en librairie le 14. Et indique que ceux qui veulent le commander à leur libraire trouveront ci-après les codes du livre : Distribution SODIS ISBN : 978-2-91-225736-9 Code Sodis : 979 777 8. On suppose qu'une petite queue va se former devant ses bureaux le 5 décembre à partir de minuit.
24 novembre : Reçu de Nicolas Draeger un courrier en réponse à la notule du 26 octobre (pourquoi le "Crombac" a-t-il atterri chez lui ?)
Bonjour,
Pour éclairer votre courrier du 26 octobre et pourquoi le "Crombac" a atterri chez Anthèse.
En 1992 je suis rentré chez ETAI pour créer avec Pascal Cromback (Le président de l'époque) un département Beaux Livres. Quelques années plus tard j'ai rencontré Gérard pour l'écriture de plusieurs livres (Les années Clark et Les années Fangio). Depuis cette date nous sommes restés en contact.
Il avait entrepris l’écriture de ses mémoires et je lui ai donc proposé de les publier. Quand vous avez édité pendant plus de 10 ans des livres sur l’automobile vous avez du mal à y renoncer, on revient toujours à ses premiers amours…
Et qui dit que l’Automobile n’est pas de l’Art…
23 novembre : Les nanas de Fémin-f1 ont enfin consenti, après menaces physiques, à glisser MdS dans leurs liens, mais sous Froissart (grrr).
18 novembre : Il m'était venue l'idée saugrenue de visiter la bibliothèque de l'ACF. Pourquoi pas ? Travaillant dans une bibliothèque, je suis mû autant par une curiosité confraternelle que par l'envie de découvrir ce qui s'apparente pour moi à un graal. J'envoie un courrier dans ce sens à l'auguste institution, persuadé qu'un mail y serait aussi peu suivi d'effet qu'un appel à la reprise du travail à la RATP. Erreur, 15 jours plus tard, une certaine Sylvie, du secrétariat général, me répond en posant deux question en préalable à toute poursuite de contact. Je semble bien connaître la bibliothèque, comment l'ai-je connue ? Ensuite, suis-je disposé à accepter leurs conditions ? Et puis aussi quel sorte de reportage souhaité-je réaliser ? (Ca fait trois questions, en fait). Moi qui croyais que l'ACF était interdite aux femmes... Je vais répondre à Sylvie en disant que je travaille pour la fondation Gulbenkian, ça fera plus sérieux.
16 novembre : Un sms de gianpaolo m'évade un instant du wagon à bestiaux par lequel la SNCF transporte ses clients (nouvelle terminologie pour racheter des grèves) : MdS à l'honneur sur LVA ! Allons bon... Un tour à Auchan m'apprend en effet qu'une demi-page est consacrée au blog. Ni une ni deux, j'achète le journal que je feuillette normalement le samedi en faisant mes courses. En temps normal il ne me vient pas à l'esprit qu'on puisse acheter ce truc-là dont la taille semble avoir été étudiée pour charrier une livre de haricots verts ; bon, arrêtons d'être snob. L'article est construit sur une logique "on aime, on regrette, on zappe". L'auteur est agréable à lire car ses critiques sont tournées comme des compliments, ainsi dans "on zappe" regrette-t-il qu'il faille passer des nuits entières pour faire le tour du blog, au détriment de sa vie de couple !
15 novembre : La taille d'une note n'étant pas extensible, je suis régulièrement amené à restructurer les index qui grossissent sans fin. Il y en a maintenant trois : A à E, F à L et M à Z
11 novembre : Reçu des choses à l'intérêt variable. Un paquet de bouquins d'un éditeur qui me veut du bien mais me veut-on du bien quand on me force à lire un truc qui s'appelle Nissan Fairlady, le samouraï du bitume ou le 2598e livre sur Ferrari ? Reçu aussi une enveloppe contenant un CD avec cette mise en garde : Voici quelques images copiées tel quel de mes K7 video, c'est souvent monotone car j'ai déclenché le camescope posé sur le trépied pendant que je faisais des photos. Sacré Abominable Christian, l'auteur de cet attentat cinématographique... Il aurait dû l'envoyer à Télérama qui aurait hurlé au chef-d'oeuvre, croyant tenir en cet interminable défilé de bagnoles pris au Mans Classic ou au Val de Vienne une bobine oubliée d'un réalisateur iranien en stage en France.
7 novembre : Sur mon bureau un CD est posé. La face colorée représente un homme à lunettes d'écailles, coiffé d'une casquette à carreaux et dont la pipe, véritable défi à la mise hors la loi du tabac en 2008, semble crever le boitier en plastique. Il lit Sport-Auto. Reçu donc la version électronique du bouquin tant attendu, Mes 578 Grands Prix, par Gérard "Jabby" Crombac. Un beau cadeau de l'éditeur que je me suis empressé de glisser dans le lecteur, puis de "feuilleter" avec la fièvre qu'on devine, si tant est que feuilleter des fichiers PDF soit très aisé. Pourtant... empressé ? fièvre ? Non.
Alors quoi, allez-vous répliquer, le bouquin est mauvais ? Oh non pas du tout, c'est cette putain d'électronique qui gâche tout. C'est là qu'on mesure la différence entre un livre de papier, d'encre, qui sent entre les pages, dont on tâte le grain du bout du doigt, dont on admire (ou pas) la maquette, la mise en page, dont on lit même des trucs qui n'intéressent personne sauf trois malades comme l'ISBN ou la date de dépôt légal, bref, un bouquin, quoi ; la différence, disais-je, entre un livre et un CD. Je ne vous dirai pas de quoi est fait le Crombac - sauf les bonnes feuilles qui seront publiées ici à partir du 12 novembre - car le Crombac est fait pour être lu sur le papier que Crombac a utilisé pour l'écrire.
1er novembre : Lu dans Figaroscope de cette semaine une chronique gastronomique passant en revue quelques nouvelles tables parisiennes, dont "Le Volant" que Georges Houel a laissé dernièrement à une équipe du Sud-Ouest. Pour le chroniqueur, "Le Volant" est une nouvelle table dont il salue "la vitesse de croisière qui transforme cette adresse qui manquait singulièrement de reprise en un petit bolide de la bistroterie" [...]). Gageons que MdS défend un avis diamétralement inverse, regrettant l'ambiance à la fois classe, gentleman driver mais aussi conviviale et chaleureuse qui prévalait à la cantine de Georges, laquelle n'est plus qu'un refuge à touristes en maillots de corps animé par une équipe à la familiarité un brin agaçante.
31 octobre : Gianpaolo avait peut-être Halloween en tête lorsqu'il m'envoya ce document (Grange.pps) qui a tout du film d'épouvante. En principe les barnfinds sont source de plaisir pour qui les découvre - plaisir mâtiné de stress au vu du boulot qui s'ensuit, mais le tableau décrit dans cette animation évoque quelque secret trop caché pour être honnête. Plusieurs forums font état d'un hoax, d'une légende urbaine à propos de ces 180 autos mises au jour par le nouveau propriétaire d'un domaine au Portugal comprenant un hangar dont on avait perdu les clés. Toujours est-il que cette histoire, vraie ou fausse, fournirait un bon premier chapitre.
28 octobre : Un mois après son inauguration, C42 navigue en haute mer. L'orgueilleux navire amiral de la fime aux chevrons se rend compte de la difficulté à vivre sa vraie vie, expulsé du carton à dessin où il dormait jusqu'alors. Déjà apparaissent çà et là d'infimes fissures sur la structure ; la peinture s'écaille par (petits) endroits et la signalétique très travaillée orientant le public est foutue à l'eau par les premières affichettes en papier, scotchées à l'entrée, genre la Poste de Romorantin. Ah, j'oubliais, l'ascenseur en rade cet après-midi.
26 octobre : Du statut de l'homme qui ne répond pas aux mails de MdS, Nicolas Draeger est passé à celui de l'homme qui devance les mails de MdS pour y répondre ; progression que nous saluons comme il convient. Nicolas Draeger est l'élégant patron des éditions Anthèse qui publie le "Crombac". Nous ignorons pour quelle raison ce bouquin a atterri chez ce petit éditeur d'art plutôt que chez le poids lourd ETAI, bref, après moult retards la sortie du livre Mes 578 Grands Prix de Formule 1 est annoncée pour début décembre - et non le 8 novembre, dernière date promise. Dans son mail, Monsieur Draeger nous propose aussi les "bonnes feuilles" du livre : une demi douzaine de feuillets agrémentés de photos assez chouettes dorment dans notre ordinateur. Nous les diffuserons en trois notes réparties sur le mois de novembre. Un dernier mot, l'anthèse, dont s'est inspiré l'éditeur pour nommer sa maison, désigne la période d'épanouissement d'une fleur. Sans doute est-on en quête d'abeilles mécaniques pour butiner à l'approche des fêtes de Noël.
25 octobre : Echange de mails avec David Falques, chargé de la communication "beaux livres" chez ETAI, à cause de l'égarement du colis qu'il m'avait envoyé peu avant la présentation du livre de Jean-François Bouzanquet, qui contenait ledit livre. Devant une boîte aux lettres désespérement vide (de colis mais pas de spam papier), j'ai fait part à David Falques de la perte probable du paquet, ce à quoi il a réagi en m'en envoyant un autre, reçu hier. David précisant dans son courrier que plusieurs bouquins avaient été "égarés" par les services postaux récemment. On n'ose pas croire à des étrennes que les postiers, avisant le logo ETAI sur l'enveloppe, se seraient attribuées à la perspective de Noël, avançons plutôt quelque chose comme le pourcentage normal de pertes que la Poste s'autorise. Curieux quand même que le hasard frappe des colis clairement identifiés comme beaux livres. On aimerait avoir l'avis du postier chez qui Femmes pilotes de courses auto a atterri ; a-t-il apprécié le sujet, a-t-il flashé comme votre serviteur sur la beauté des nanas Aseptogyl ?
18 octobre : Nous avons appris dans ces colonnes, de la part d'un marchand faisant son travail de marchand, la mort de Marius Dal Bo. Il nous a fallu fouiller un peu pour savoir qu'il était parti le 10 octobre, sur la pointe des pieds, à 94 ans. Le silence assourdissant ayant enseveli une seconde fois le créateur des Pygmées, ces jolies monoplaces de FF, F3 et F2, construites entre 1965 et 1973, témoigne de la barbarie qui monte chaque jour un peu plus dans notre pays. N'ayant pas grand chose d'autre sur les Dal Bo (Marius eut son fils Patrick comme pilote) que des souvenirs entamés par l'âge, j'ai proposé à Gérard Gamand, expert ès Pygmées, une biographie, qu'il semble avoir acceptée en dépit d'une rémunération en monnaie virtuelle, la seule ayant cours ici.
16 octobre : Après avoir tapé "dames d'un certain âge en chaleur" (je ne suis pas sûr qu'il ait mis un accent circonflexe sur l'âge de la dame mais Google est au-dessus de ces finasseries d'un autre âge), un amateur est tombé sur une page du Grand Prix de l'Age d'Or 2006 où ces termes figurent, dans un ordre différent et touchant à un autre domaine. Cherchant visiblement autre chose à se mettre sous la souris, notre gérontologue n'est resté qu'une seconde sur le blog. Espérons qu'il ne s'agissait pas d'une recherche sur le sujet du bouquin de JF Bouzanquet, présenté demain à la presse, en présence de quelques femmes pilotes de course (sans s à "courses" mais Google est au-dessus de ces finasseries réactionnaires).
15 octobre : En raison de problème technique, je n'avais pu mettre en ligne la grosse contribution que m'avait envoyée Jean-Louis Mathieu peu avant le 6 octobre, consistant en l'intégralité de l'hommage qu'avait rendu la revue Moteurs à François Cevert au lendemain de sa mort. C'est chose faite. J'ai conscience de mordre sur la loi concernant les droits d'auteur mais dans la mesure où cette revue a (hélas) disparu depuis fin 73 - comme François, curieusement -, j'ignore quels ayants droit pourraient se manifester.
12 octobre : La rubrique "Caisse à outil" a changé de nom et de vocation. Elle est devenue "Votre courrier" et sert désormais de lien direct entre nous. Etant donné que nombre de nos amis envoient des docs ou des infos en réaction à un événement passé ou une discussion en cours, et que je ne sais qu'en faire à cause de la structure du blog, peu souple, cette rubrique est reformatée à cette intention.
8 octobre : Reçu le mail d'un monsieur qui me dit avoir lui aussi pénétré sur le routier de Montlhéry lors des journées Rosalie. Son témoignage est émouvant dans la mesure où il s'agit d'un voyage initiatique qu'il a voulu offrir à son fils de neuf ans. Il avoue avoir pris 150 photos, dont une très belle "Nature morte" digne d'être accrochée à la Galerie Vitesse. Je n'ai pas jugé adéquat de publier son témoignage, pour éviter d'enfler la polémique.
5 octobre : Recu un carton d'invitation au lancement du livre de Jean-François Bouzanquet sur les femmes pilotes. Ça se déroule à la Galerie Vitesse, décidément incontournable.
4 octobre : Grosse surprise ce matin en consultant les stats : on en était à quelque 900 visites vers 10 h, chiffre atteint en général en fin d'après-midi. Il s'agit d'un forum japonais qui apparemment s'intéresse aux Tyrrell et qui a cité une note de MdS. Si quelqu'un connait le japonais, il serait intéressant de connaître la teneur de la discussion. On a toujours l'impression, en présence d'un texte écrit dans un autre alphabet, qu'il s'y dit des choses très intéressantes. Or il s'agit peut-être que d'une version orientale de Bords de pistes. En tous cas, voilà la preuve électronique de la surpopulation japonaise ; actuellement une connection toutes les deux minutes. Relativisons en précisant que personne ne va au-delà de la page citée - barrière de la langue - si bien que cet afflux de population n'est que feu de paille.
2 octobre : Diner hier au "Volant", l'ex resto de George Houel, maintenant dédié au rugby et à la tauromachie, en compagnie de George himself que nous avions invité. A 95 ans passés, il porte encore beau, son oeil s'attarde encore sur un châssis qui aurait échappé à son attention en entrant. D'accord, de temps en temps il mouline les dates mais quand il parle, les autres s'arrêtent. Même Gianpaolo. En Afrique on dit que lorsqu'un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle. C'est un scandale que la parole de George n'ait pas été recueillie.
1er octobre : Se souvenant d'un passé de faussaire pas si lointain, notre photographe du dimanche Guy Royer a concocté plusieurs séries de cartes de visite aux couleurs de MdS, ce dégradé de bleu qui est notre marque de fabrique. Le plus dur, pour Guy, en fait le plus perturbant, ayant consisté à fléchir sa culture du faux en la simplifiant. Une vraie carte de visite est quand même plus facile à faire qu'un faux pass. Le résultat est à la hauteur des espérances.
30 septembre : Ca sent son 6 octobre. Jean-Louis Mathieu me fait parvenir des fichiers pdf contenant des scans d'un hommage rendu par Moteurs lors de la mort de François Cevert. Un beau travail d'ailleurs bien dans la ligne de cette revue dont c'était, curieusement, le dernier numéro, décembre 73. Par un drôle de hasard, il se trouve qu'une revue en recouvre d'autres sur ma table de travail actuellement, celle-ci.
26 septembre : Gros trafic en cette rentrée. Et d'abord ceci, encourageant. J'ai pu mettre un visage sur des noms qui me sont familiers depuis pas mal de temps, à Reims. Des visages avenants, en rapport avec ce qu'ils laissent percevoir de leur personnalité sur le blog. Francis Rainaut, la passion affleurant une enveloppe discrète ; Christian Magnanou, tout en délicatesse ; Jean-Claude Arnold dont la simplicité égale l'immense connaissance, et enfin Antoine Sire, peu côtoyé car assis au bout de la table, mais sympa en diable. Ce ne sont pas des cas isolés, l'avenir m'apportera la démonstration que MdS attire des personnalités que touche la tonalité du blog. Il n'y a pas de hasard, seulement les affinités électives chères à Goethe.
25 septembre : Un ami qui bosse au Crédit agricole m'envoie cette video (Brands Hatch.wmv) dont il suppose qu'elle intéresserait mes lecteurs. Ca se passe à Brands Hatch, mais un B'Hatch contemporain dont je n'ai rien retrouvé des souvenirs que j'y ai engrangés entre 72 et 78. Un gars dans une Clio (je crois) sort de la route pour une raison qui échappe au speaker, lequel repasse la bande pour tenter de comprendre. Une fois éclairci le mystère, on se dit que certaines sorties de route de Moss ou de Hawthorn ou de Hailwood trouveraient là une explication.
19 septembre : Le milieu de la voiture ancienne, je veux parler des collectionneurs, n'échappe pas à cette règle partout constatée dans les autres milieux structurés en chapelles qui veut qu'on ne vous considère pas en tant que tel ou tel individu mais en fonction de l'influence que vous avez, de ce que vous pouvez apporter à votre interlocuteur. Ne soyez par étonné si on vous invite aisément, si on cherche votre compagnie, etc, car c'est un peu de votre pouvoir qu'on veut.
10 septembe : Reçu de Jean-Marie Guivarc'h une superbe aquarelle représentant Philippe Maillard-Brune au Bol d'Or 1935, intégrée à la note le concernant.
8 septembre : Recevoir un courrier de l'auteur du livre qu'on est en train de lire est peu banal. Comme si Victor Hugo vous faisait parvenir un pli avant que ayez fini Les Misérables pour vous prévenir que tout ça finira mal. Gérard de Cortanze a été amusé par la façon dont j'ai évoqué son livre et surtout le lien, via Marcel Contet, qui nous lie - de loin. Il propose qu'on se voie. Directeur de la collection Folio chez Gallimard, s'il me propose un contrat, c'est oui.
6 septembre : Reçu de François Coeuret une fantaisie sur Jean-Pierre Jarier. Reçu de Christophe Bonnaud, un ancien d'Auto Hebdo, une promesse de service de presse concernant un livre qu'il rédige sur Gérard Welter, dont il aimerait qu'une critique soit faite. Reçu de David Bénard un courrier m'informant qu'il a cité le blog sur le sien, dont une note sur deux est consacrée à Nigel Mansell. Reçu de R. Copeman un avis selon lequel MdS est lié à Historicracing, un beau site anglo-saxon. Reçu un sms de... (censuré)
4 septembre : Le moins qu'on puisse dire c'est que ça bouge autour de la manifestation rémoise des 21 et 22 septembre. A croire que c'est la première fois qu'il se passe quelque chose à Gueux depuis la victoire de Cevert en 69. On oublie un peu le travail de défrichage entrepris par "Les Amis du circuit de Gueux" qui y ont organisé leurs "12 heures" ces dernières années. De tous les côtés surgissent les marques d'intérêt. Il semble que la presque totalité de l'équipe MdS y sera ; dernier à se manifester, Gianpaolo, qui sera flanqué pour l'occasion de la vicomtesse dont nous avons évoqué la sihouette çà et là
3 septembre : Ca bouge autour du blog. Wikio m'informe que MdS arrive en 60e position du top 100 des blogs "loisirs". Wikio est un agrégateur de blogs qui les classe en fonction du nombre et de la valeur des liens qui pointent sur chacun d'entre eux. Toutefois on se calme car MdS est classé 3297e au général, tous blogs confondus.
1er septembre : Votre serviteur a élu domicile pour la semaine à Deauville où il a réussi le petit exploit de se faire accréditer au Festival du cinéma américain, grâce à la section "Cinéma/télévision" du blog. A l'interrogation du service de presse du festival qui lui indiquait qu'aucun film de la sélection n'entrait dans la thématique de MdS, votre serviteur a répondu qu'il plaçait sa réflexion sous un angle symbolique, par exemple "l'automobile dans le cinéma américain contemporain en tant que vecteur de transgression". Un langage suffisamment abscons et pseudo branché pour convaincre le responsable presse de lui faire parvenir un formulaire d'accréditation. Ceci dit, il y a assez de traces d'automobiles à Deauville/ville et à Deauville/festival pour donner la matière à une chronique ou deux.
30 août : Le trafic "Cevert" est si dense que c'est comme si je gérais deux blogs ; l'un, pépère où se succèdent Gianpaolo, Pr Reimsparing, Montlhéry, Bébel, Remparts, un bouquin de temps en temps, voire un film quand le Carême est passé ; l'autre, complètement fou, autel brûlant d'une flamme dont on a le sentiment qu'elle ne s'éteindra qu'avec la planète. C'est sur celui-ci que je verse la pièce que m'a envoyée Jean-Loup, une Tyrrell 006 qui ne courut jamais.
28 août : Agrémenté la biographie de René Arnoux d'une photo que le Pr Reimsparing avait prise à Magny-Cours au cours du Volant Shell que remporta l'intéressé. Un belle image sur laquelle Arnoux ressemble à Gilles Villeneuve, c'est frappant. Le Professeur aimait assister aux Volants Shell, il s'en fallut de peu qu'il vécût la victoire de Guy Dhotel deux ans auparavant.
26 août : Parlons livres. A la suite de l'erreur du lecteur d'un livre de Patrice Vergès qui m'a pris pour lui en m'envoyant un mail qui lui était destiné (nous sommes deux patrice v), j'ai été remis en contact avec ce stakhanoviste de la plume qui écrit trois articles dans le même temps que vous faites votre liste de courses du samedi matin. J'avais vu à Auchan son dernier opus, Sale temps à Arcachon, en ignorant que le Patrice Vergès dont s'ornait la couverture fût celui qui voisinait avec moi sur l'ours d'Autohebdo dès les débuts du canard. Il m'avoue être un peu dépassé par le succès de son livre qui se vend sur le bassin d'Arcachon - sa région d'origine - aussi bien que les meilleurs polars nationaux. ll faut dire qu'il a eu une bonne presse dans l'ensemble et que son éditeur, une petite boîte qui s'appelle Souny, est loin d'être manchot. Il s'agit d'un polar mâtiné de nostalgie années 60. Voilà qui donne envie. Nous avons causé bouquins et il m'a renvoyé dans mes buts en rétorquant, à propos du bouquin de Johnny Rives que je trouve mauvais, Rives, ce n'est pas si mal et il faut beaucoup de métier pour en arriver là. Car si c'est assez facile de donner du tonus à un article de 5000 signes, ce n'est pas aussi évident de raconter une histoire longue de 550 000 signes, de faire un peu de psycho, d'alterner les scènes d'action, de réflexion, d'humour sans casser le rythme ni l'intrigue.
18 août : Reçu une demande de numéros de châssis de la part de Jean-Claude Seignolle. Il cherche ceux des Flèches d'argent d'avant et après-guerre, jusqu'à la W196. Publié son annonce dans les Avis de recherche.
17 août : Reçu un mail de Sylvie, vous savez, une de nos cevertistes les plus offensives. Elle m'y fait part de l'enthousiasme qui l'a étreinte (le mot est faible) à la lecture du livre de Johnny Servoz-Gavin, sur la plage de ses vacances. Nul doute qu'on a dû la remarquer, d'une part grâce à sa plastique dont elle ne fait pas mystère et surtout en raison de sa lecture ; peu de nanas sur les plages bouquinent autre chose que Marc Lévy ou Guillaume Musso, alors Servoz, vous pensez ! Le hic c'est qu'elle assortit son mail du texte en question, en fichier Word. Pour moi ce truc est un ovni. Oh, ses qualités littéraires ne sont pas en cause, loin de là, Sylvie sait manier son clavier dont elle extirpe ce qu'elle ressent dans sa couenne à la pensée du beau blond. C'est du groupisme absolu. Après tout pourquoi pas ?
12 août : Reçu le courrier d'une charmante jeune fille qui cherche une Traction avant pour son mariage en Côte-d'Or (21, précise-t-elle), que nous avons versé dans la note adéquate. Elle nous souçonne d'amitiés "chevronnées" sans doute car elle nous croit capable de lui fournir une telle auto, ce que nous n'avons pas, pas plus que d'amis qui en possèdent. Par ailleurs si nous aimons bien Citroën, ainsi que le prouve notre note cosnoise, l'inverse n'est pas vrai, ayant été débouté d'une demande d'accès au site de presse Citroën, d'une part, et n'ayant pas de réponse à notre demande d'invitation à l'inauguration du C42, le nouvel espace des Champs-Elysées. Bah, consolons-nous avec andre georges (sans majuscules ni tiret), lui au moins nous aime.
8 août : L'ami Jean-Pierre Aga m'envoie une photo qui devrait normalement plaire aux amateurs de trash, au vu de son appellation : "Crash F1". Ceux-ci seront finalement déçus car le sang est absent. Il s'agit d'un traumatisme interne qui n'en rend pas moins difficile la vision de cette image. Je la verse au dossier car certains de nos amis et collaborateurs peuvent se trouver confrontés à une telle horreur un jour ou l'autre.
6 août : Ajouté un site sur Carel Godin de Beaufort à la note éponyme, selon l'expression à la mode. Emanation de l'équipe 8W, Marcel Visbeen, Dennis Drenthe, Mattijs Diepraam, ce travail est une véritable réussite comme on en voit très peu sur le Net. La vie du géant batave y est décortiquée de a jusqu'à z, toutes ses courses sont passées en revue, ses autos aussi, ainsi que les lieux où il a mis son empreinte.
1er août : L'intérêt de la tenue d'un blog est de se payer sur la bête. Aussi talentueux soit-il, le teneur ne gagne d'argent que celui qui coule de ses lignes et arrive à attraper dans ses filets quelque personne qu'il eût du mal à connaître dans la vie vraie. Ainsi en est-il de cette grande dame, épouse d'un pilote, soeur d'un autre et mère de deux autres, dont le nom n'est pas cité pour déjouer Mr Google, et que j'aurais mis longtemps à rencontrer sur les quais du métro, mon principal biotope. L'ayant avertie de la diffusion de ce beau film de la télé suisse sur DailyMotion, elle m'a confié son émotion à la vue des derniers commentaires sur la note de son frère. Deux heures, elle est restée scotchée devant son écran, entre minuit et deux heures ! Oui c'est une nuiteuse. J'ai été très émue de revoir Monaco 72. François avait fait venir ma mère dans son avion privé, en lui disant : "Viens, tu vas me voir gagner !". Hélas pour elle et pour lui. Il a été très déçu. Mais le lendemain, tout a été oublié. Nous sommes tous partis 2 jours avec Stéphane Collaro (speaker de la course à l'époque et ami), et des amis proches, à St Tropez pour fêter la victoire de Jean-Pierre, et c'est là que tous les interviews au bord de l'eau ont été faits, ainsi que celui de Christina et François déambulant sur le port...(On était tous derrière, et on riait, car elle était tellement jalouse qu'il n'avait pas le droit de regarder une jolie fille. Mais devant les caméras.... elle s'est bien tenue !!)
je m'en souviens très bien. Il était content pour JPB et enfin décontracté de cette galère pour lui.
25 juillet : Au cours du déjeuner que nous eûmes à "La Frégate", le Pr Reimsparing m'a montré deux photos qu'il aurait aimé voir publiées sur la note consacrée à Chris Amon ; il s'agit de ce portrait, pris au GP de France 69 et de cette vue à Rosier, deux clichés dûs à notre historien-chef. Entre les anchois et le confit de canard servis par Monsieur Couderc, j'entretins le Pr d'un projet qui me travaille depuis un moment, raconter la saison 68. Cette année me fascine plus qu'une autre, à la jonction entre histoire ancienne et période contemporaine. Et puis j'étais jeune et j'avais pris des bombes lacrymo sur le boulevard St-Michel. Un projet entre fiction et réalité, l'idée serait d'injecter des personnages de fiction au sein du contexte sportif national de cette année. Aloysius Reimsparing s'est montré intéressé, d'autant que le scénario pourrait se nourrir de son vécu car il a connu à la fin des années soixante à Nancy une bande d'amis qui construisaient une monoplace. Entreprise qui avorta mais peut-être point de départ de notre histoire. A suivre.
23 juillet : Au cours de mes séjours à Cosne, j'ai repéré une Jaguar vieil or que j'ai prise pour une MK 10 alors que ce "n'est qu'une" 420, sa remplaçante. Je n'ai jamais pu échanger avec son propriétaire, toujours en mouvement. Cette auto est chère à mon coeur. En introduisant dans la famille, avec lui par la même occasion, une splendide MK 10 3,8 L gris métal, mon beau-père René Contet (descendant de Marcel Contet dont on parle de temps en temps ici) est à la naissance de mon intérêt pour l'auto. Je n'emploie pas le mot "passion" depuis que Guy Dhotel nous lit, le lui laissant. Bref, cette Jaguar hantant Cosne, de préférence au couchant, grand fauve glissant dans des rues trop étroites pour son histoire, je finissais par la croire imaginaire quand le bon Etienne Raynaud m'a détrompé en m'envo...
(début de la note effacé à la suite d'une mauvaise manip)
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